Avec 4 nouveaux investissements et 2 cessions de start-up, l’année 2025 a été riche en temps forts pour le corporate venture du Groupe. Yann Coïc, directeur des investissements, dresse le bilan de 2025.

Yann Coic_Directeur EDF Pulse Ventures

2025 a été marquée par l’investissement d’EDF Pulse Ventures dans 4 start-up : pouvez-vous nous en dire plus ?

En 2025, EDF Pulse Ventures a confirmé son rôle de catalyseur d’innovation au service de la révolution électrique. Cette année, nous avons investi dans 4 start-up à fort impact : La Solive, qui forme les talents de demain aux métiers de la rénovation énergétique ; MX3D, pionnière de la fabrication additive métallique pour optimiser la performance industrielle ; Siteflow, qui numérise les opérations terrain grâce à une solution SaaS ; et Inicio , qui apporte une solution pour améliorer la compétitivité des projets de production solaire terrestre. 

Ces choix s’inscrivent dans une feuille de route directement alignée avec les priorités opérationnelles du groupe EDF, tout en apportant diversité et complémentarité au portefeuille.

En quoi ces investissements ont-ils eu un impact positif au sein du groupe EDF ?

Chaque investissement que nous faisons repose sur un rationnel de synergies précis avec une ou plusieurs business units : car au-delà de l’investissement, nous cherchons avant tout à créer des synergies concrètes avec le Groupe. 

Chacune de ces start-up a signé au moins un MoU ou un POC avec EDF (et certaines des contrats commerciaux), donnant tout son sens à la mission d’un corporate venture : bâtir des partenariats gagnant-gagnant. 

MX3D par exemple collabore déjà avec quatre entités du Groupe, dont Framatome, pour réduire les coûts et améliorer la performance industrielle grâce à la fabrication additive. La solution de Siteflow est également utilisée par plusieurs centrales nucléaires et hydrauliques du Groupe pour réduire le temps métal.

Au-delà de l’investissement, EDF Pulse Ventures est sorti du capital de 2 start-up : Ekoscan et Zenpark. Pouvez-vous nous en parler ?

Pour qu’un corporate venture reste pertinent, il est important que son portefeuille de start-up soit vivant. Cela passe par la cession de start-up, pour laisser entrer de nouvelles entreprises dans notre portefeuille. 

Nous pouvons avoir plusieurs raisons de sortir du capital d’une entreprise : parce que c’est le bon moment pour faire une plus-value financière, parce qu’on lui a apporté tout ce que nous pouvions lui apporter, ou pour qu’elle puisse se développer et aller plus loin grâce à de nouveaux partenaires. 

C’est dans ce cadre que nous avons cédé nos parts dans Ekoscan et Zenpark. Pour Ekoscan, cela nous a permis de faire une plus-value significative tout en continuant les synergies établies, notamment avec nos filières nucléaires. C’est la preuve que notre approche crée des relations durables et stratégiques. 

Pour Zenpark, nous avons cédé nos parts à Yespark, qui permettra à l’entreprise de continuer à se développer sur le marché des parkings collaboratifs en consolidant son positionnement auprès d’un acteur de premier plan du secteur.

Quels sont vos grands enjeux pour 2026 ?

À horizon 2026, EDF Pulse Ventures va concentrer ses nouveaux investissements autour de trois priorités. La première concerne l’électrification des usages, principalement dans les transports, le bâtiment et l’industrie. Le deuxième axe porte sur l’amélioration de la performance de la production décarbonée. Enfin, nous allons regarder toutes les innovations dans le champ de la santé et de la sécurité.

Enfin, nous allons continuer à développer un maximum de synergies entre les entités du groupe EDF et les start-up de notre portefeuille, pour créer toujours plus de valeur.