La biodiversité, élément central de notre démarche environnementale

Acteur énergétique responsable, EDF s’est fixé pour priorité de favoriser la biodiversité en intégrant au mieux ses ouvrages dans leur environnement. Dans l'hydroélectricité, cette politique se traduit par des programmes ambitieux de protection de la faune et de la flore aquatiques, en concertation avec les acteurs locaux.

Protéger la biodiversité : une obligation légale devenue une ambition

Mise en place en 2006, la politique de biodiversité d'EDF illustre la volonté du Groupe de réduire au maximum les incidences de son activité sur l'environnement, en protégeant et en restaurant les espaces naturels.

Dans l'hydroélectricité, elle est conditionnée par la loi LEMA (Loi sur l’Eau et la protection des Milieux Aquatiques). Ce texte oblige les exploitants à maintenir en aval des centrales hydroélectriques un « débit minimum », garantissant le développement de la vie et des espèces.

EDF réalise également des « ouvrages de franchissement » pour les espèces piscicoles sur les barrages, afin que ceux-ci ne soient pas un obstacle aux déplacements de la faune aquatique.

EDF prête une attention particulière à la qualité environnementale de ses chantiers et de ses exploitations, en travaillant en concertation étroite avec les associations et les acteurs locaux dès la conception d’un ouvrage (avec des études d’impact environnemental). Les solutions visant à maitriser les impacts des chantiers sont proposées à l’administration pour validation, quel que soit le projet. 

La R&D d'EDF cherche à concilier les enjeux environnementaux avec l'optimisation de la production hydroélectrique avec notamment le projet européen D-Hydroflex.

250 ouvrages de franchissement des barrages ont été aménagés par EDF pour favoriser la reproduction des poissons migrateurs.

La nouvelle centrale hydroélectrique de Romanche-Gavet (Isère), mise en service en 2020 après 10 ans de travaux est un exemple d’ambition environnementale. Sa  puissance de 97 mégawatts permet d’augmenter de 40% la production d’hydroélectricité sur le même tronçon de rivière (La Romanche). Ce projet intègre un volet important d'amélioration des milieux naturels, des milieux aquatiques, des paysages et du cadre de vie, via la déconstruction de 5 barrages et 6 centrales et la renaturation de près de 12 hectares. Des actions de compensation ont été pensées dès le début du projet, en amont des travaux, notamment la mise en gestion conservatoire de la biodiversité de 57 hectares de terrain pour une durée de 15 ans.

A Kembs, en pleine Réserve Naturelle de la Petite Camargue Alsacienne, sur 100 hectares anciennement dédiés à la culture du maïs, EDF a réalisé en 2015 une opération de renaturation écologique de grande ampleur : la restauration d’un bras de rivière sur plus de 7 kilomètres, donnant ainsi naissance à une nouvelle rivière en Alsace (« le Petit-Rhin ») et la reconstitution d’un ensemble de milieux naturels, humides et secs, qui permettent le maintien ou le retour de certaines espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères.

La reconfiguration du barrage de Poutès (Haute-Loire) est au cœur de discussions engagées depuis les années 1980 pour concilier le maintien de production d’énergie avec la circulation des poissons et des sédiments, et plus particulièrement la migration du saumon sur l’axe Loire Allier. Le nouveau barrage transparent est le fruit d'une coconstruction avec le territoire et une relation de confiance entre les différents acteurs.

Plus de 80% des installations hydrauliques sont en zone protégée Natura 2000, ou à moins d'un km

C’est-à-dire sur des sites naturels reconnus par l’Union Européenne comme ayant une grande valeur patrimoniale, avec une faune et une flore exceptionnelles.

Partenaire des Parcs Nationaux ou Régionaux et des acteurs locaux

Sur le terrain, EDF signe régulièrement des conventions de partenariat avec les différents acteurs de la biodiversité issus du monde institutionnel et de la société civile : parcs naturels, Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), Office National des Forêts (ONF), mais aussi milieux scientifiques et associations locales.

EDF contribue à la conservation de plusieurs espèces faisant l’objet de Plans nationaux et régionaux d’action : chauves-souris, gypaète barbu, desman des Pyrénées, etc. en contribuant à des actions de connaissance et de préservation de leurs habitats.

Le Groupe travaille ainsi depuis trente ans avec le Parc National des Pyrénées. Les conventions signées en 2014 renforcent la concertation existante. L'ouverture de chaque chantier est soumise à autorisation du directeur du parc, qui valide les héliportages programmés sur les barrages. Le recensement exhaustif des vestiges existants a été effectué dans toutes les vallées, afin de les sauvegarder en cas de travaux. Des mesures de réintroduction du bouquetin ibérique ont été réalisées.

En Ariège, EDF soutient le programme de protection du gypaète barbu de la LPO. Cette espèce de rapace est la plus menacée d’Europe : seuls subsistent 130 couples dans les Pyrénées, dont 30 en France. Des conventions ont été signées avec les centrales hydrauliques d'Auzat et du Biros afin d’atténuer leur activité pendant la période d’accouplement du gypaète, particulièrement sensible au dérangement. Les oiseaux continuent depuis à nicher sur ces sites.

Enfin, comme la loi le prévoit, EDF mène à bien avec les acteurs locaux des projets de compensation écologique sur les sites lui appartenant. Dans le vallon de Combe-Madame, en Isère, les ouvrages hydroélectriques exploités par EDF se situent sur le territoire naturel du Tétras Lyre, oiseau sédentaire en voie de disparition. Un éco-système favorisant son retour et celui d'autres gallinacés va être recréé sur 130 hectares dans le cadre d’un projet piloté par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

EDF vient de renouveler ses engagements volontaires en faveur de la Nature pour la période 2023-2025. EDF Hydro y contribue activement.

 

En savoir plus