11 jan. 2022

Clap de fin sur EPIFLEX - saison 1

La phase 1 d’études du projet d’écologie industrielle et territoriale EPIFLEX sur la zone industrialo-portuaire de Dunkerque, s’est achevée. Les résultats des études technico-économiques et les solutions préconisées valorisant les ressources des industriels (chaleur fatale, eaux usées,…) ont été présentés aux acteurs du Dunkerquois courant octobre. Les symbioses proposées permettraient de fortement décarboner le territoire, le plus émetteur de France, avec 43kt de CO2 évités dans le secteur industriel.
 

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Retour sur la démarche EPIFLEX

Débuté en 2019, le projet, subventionné par l’ADEME et piloté par la R&D, vise à appliquer la démarche innovante d’économie circulaire et d’échanges de flux matière- énergie développée par la R&D et les Mines ParisTech capitalisant 10 ans de recherches. Cette démarche s’appuie sur la méthodologie d’étude mise en place à travers un ensemble d’outils dont le logiciel innovant PHOENIX.
 

Phase 1 – Les études d’aide à la décision et partenariats

La première étape de ce projet a consisté à réaliser un ensemble d’études technico-économiques valorisant les ressources des industriels de la zone industrialo-portuaire de Dunkerque, principalement les eaux usées et la chaleur fatale.

Ces études n’auraient pas pu se faire sans l’adhésion de grands acteurs du territoire. Un partenariat s’est donc noué pour le projet entre la Communauté Urbaine de Dunkerque, le Grand Port Maritime de Dunkerque, Euraénergie, Polénergie, la CCI, l’AGUR, le Syndicat de l’eau du Dunkerquois et ECOPAL.

    « L’intérêt majeur d’EPIFLEX c’est sa capacité de conjuguer intérêt particulier, la rentabilité d’une entreprise, et intérêt général, la diminution des GES via la décarbonation et l’efficacité énergétique. »
Jean Gravellier, Directeur de Pôlénergie

 

L’identification de symbioses industrielles pour décarboner le territoire
Une vingtaine de grands sites industriels du territoire ont été modélisés et des solutions ont été identifiées permettant de valoriser jusqu’à 1,3 TWh/an de chaleur fatale via des réseaux et des technologies innovantes (machines à absorption, distillation membranaire) couvrant les besoins locaux de chaleur, de froid et d’eau distillée, afin d’économiser plus de 1,5 millions de m3 d’eau/an et à fortement décarboner le territoire avec 43kt de CO2 évités.

 
Place maintenant à la phase 2
Cette étude d’aide à la décision va maintenant laisser place à la phase 2 des travaux contribuant à lever les barrières technologiques et non technologiques des symbioses, adosser un modèle d’affaire pertinent aux solutions et de les mettre en œuvre sur le territoire. Pour ce faire, des recherches de financement sont en cours.

 

Pour toute information complémentaire, contactez solene.le-bourdiec@edf.fr