Thierry Brincourt, à fond pour l'électrique !

Thierry Brincourt, à fond pour l'électrique !

Thierry Brincourt accompagne l’incroyable émergence des véhicules électriques depuis plus de dix ans. Témoin et acteur de cette révolution, cet ingénieur profondément passionné par son métier, est prêt à relever les nombreux nouveaux défis qui l’attendent !

Quel est votre parcours ?

Je suis entré à EDF - R&D en 1993. Après avoir travaillé pendant 5 ans sur l’enfouissement des câbles souterrains, et 4 ans sur les piles à combustible, j’ai intégré en 2003 l’équipe « stockage d’énergie » du site des Renardières. La principale thématique de l’époque était celle des nouvelles technologies de batterie. Les progrès étaient tels en la matière qu’EDF a décidé de se replonger dans le sujet du véhicule électrique. Dans les années 90, près de 15 000 voitures électriques avaient déjà été mises en circulation en France, mais leur diffusion était limitée en raison des faibles performances des batteries nickel-cadmium. Pendant une dizaine d’années, nous avons donc accompagné le renouveau du véhicule électrique grâce notamment à des partenariats avec Toyota, Renault ou BMW initié par la Direction Mobilité Electrique d’EDF. Nous avons été très impliqués pour le développement des infrastructures de charge communicantes qui n’existaient pas avant 2010 et avons testés de nombreux véhicules. C’était une période de maturation technologique passionnante durant laquelle les progrès des batteries ont été fulgurants. C’est également à cette époque que nous avons développé ou testé les premières infrastructures de charge supervisées. Il devenait possible de connaître les identifiants des véhicules ou des utilisateurs pour autoriser les charges, et de suivre à distance l’état de fonctionnement et les consommations. Cette activité très innovante a permis à notre filiale SODETREL, désormais IZIVIA, d’être le leader français dans le déploiement de services d’infrastructures de charge supervisées.

Et aujourd’hui ?

Depuis 2013, le véhicule électrique est entré dans une phase plus commerciale. Nous nous sommes par conséquent orientés vers des sujets nouveaux. Nous avons notamment contribué à l’émergence de Corri-Door, un réseau de 200 charges rapides qui a été déployé par EDF et SODETREL en France. Il maille les grands axes routiers et périurbains et permet de se recharger à 50 kilowatts. Nous contribuons d’ailleurs toujours à faire le retour d’expérience de ce réseau. De multiples thématiques font notre quotidien comme par exemple la recharge en copropriété. C’est un sujet important pour EDF parce que de nombreux habitants vivent dans des propriétés qui ont des parkings souterrains où il est compliqué d’y charger son véhicule. Il y a donc toujours des défis aussi bien en termes de solutions que d’offres techniques et commerciales. Enfin, nous nous attelons à des sujets plus futuristes tels que celui de la recharge ultra-rapide. Car bientôt, nous chargerons nos véhicules non plus à 50 kilowatts mais à 150 voire à 350 kilowatts !

Votre métier, une passion ?

Oui ! Mon père était un physicien et mon grand-père me ventait le métier d’ingénieur. On échangeait très souvent sur les sciences et les technologies, et cela m’a donné envie. J’ai en quelque sorte réalisé mon rêve d’enfant ! Je suis un technicien dans l’âme. Si je suis resté toutes ces années chez EDF – R&D, c’est justement que j’ai pu y conserver une activité très technique. Nos activités sont extrêmement variées et il y a largement de quoi satisfaire un ingénieur généraliste et maintenir la curiosité et l’envie d’innover. Dans le même temps et grâce à mes collègues, j’ai intégré dans les projets que je pilotais d’autres champs disciplinaires, comme l’analyse environnementale ou la sociologie. Cette approche combinée est d’ailleurs très appréciée par nos clients.

"Une période de maturation technologique passionnante durant laquelle les progrès des batteries ont été fulgurants"