Connaissez-vous vraiment la biodiversité qui nous entoure, sur terre comme en mer, de jour comme de nuit ? La R&D d’EDF s’attache à mieux comprendre et préserver ce vivant multiple, en s’appuyant sur des approches innovantes comme l’ADN environnemental ou encore la trame noire. Des écosystèmes marins aux pollinisateurs terrestres, en passant par la vie nocturne ou aquatique, chaque milieu révèle ses fragilités… et ses capacités d’adaptation. Mais comment étudie-t-on cette biodiversité foisonnante ? Et de quelle manière mieux la préserver ?
Biodiversité marine

L'ADN environnemental est une technologie de pointe qui permet de surveiller la biodiversité côtière en France métropolitaine.
Depuis 2023, la R&D d’EDF est partenaire du programme Aires Marines Sentinelles (AMS), une initiative scientifique ambitieuse visant à surveiller la biodiversité côtière. Cette méthode non-destructive permet de détecter une grande variété d’espèces, y compris celles difficiles à observer par les méthodes classiques, les espèces rares, menacées ou plus discrètes.
Biodiversité nocturne

La pollution lumineuse, dans les villes tout comme sur les sites industriels, est une réalité qui nuit à des milliers d’animaux nocturnes et entravent leurs déplacements.
Face à ce constat, le concept de « trame noire » émerge comme une solution prometteuse pour y remédier. À l'image des trames vertes et bleues qui protègent les corridors terrestres et aquatiques, la trame noire vise à préserver des réseaux d'obscurité connectés, véritables autoroutes nocturnes indispensables à la survie de nombreuses espèces.
Comment atténuer les effets de nuisances telles que lumière, bruit, vibrations ou poussières générées par les chantiers et installations industrielles vis à vis de la biodiversité ?
Depuis plus de 10 ans, le groupe EDF travaille sur ce sujet. En complément de travaux menés depuis 2014, sous commandite de la R&D, en partenariat avec le MNHN, pour mieux caractériser ces nuisances, le service environnement de la DIPDE a initié plusieurs démarches pour évaluer, comprendre et limiter les impacts potentiels des chantiers et de l’exploitation industrielle de nos installations sur les écosystèmes.
Biodiversité aquatique

Avec 41 % des espèces mondiales menacées d'extinction, les amphibiens font partie des groupes d'animaux les plus vulnérables de la planète.
Leur cycle de vie est biphasique, c’est-à-dire que lors de la période de reproduction, ils vivent en milieu aquatique et le reste du temps, dans un milieu terrestre. Cela les rend particulièrement sensibles aux modifications de leur environnement. La destruction massive des zones humides, ces dernières décennies, les contraint à trouver des sites alternatifs pour se reproduire.
La conception des ouvrages de franchissement, tels que les passes à poissons, permettent aux poissons migrateurs comme le saumon de réaliser son cycle de vie en franchissant des barrages.
Au sein du projet BIODIV’, la R&D d'EDF étudie les problématiques de biodiversité aquatique et terrestre. Deux exemples emblématiques : les passes à poissons nécessaires aux poissons migrateurs et la gestion des niveaux d’eau dans les rivières, qui permet d’assurer des zones de vie suffisantes à différentes espèces.
Biodiversité terrestre

Saviez-vous que les abeilles sont responsables de 75 % de notre alimentation végétale ?
En butinant, elles assurent la survie des plantes… et la nôtre. Découvrez comment EDF Lab agit pour les protéger, et comment vous pouvez, vous aussi, goûter à leur précieux travail.
Les abeilles jouent un rôle fondamental dans notre écosystème. En butinant de fleur en fleur, elles transportent du pollen qu’elles accrochent à leurs pattes, formant de petites boules. Ce processus de pollinisation est essentiel à la reproduction des plantes, permettant à certaines fleurs de se transformer en fruits.
D'après les experts apicoles de l'ONU, on estime que 75 % de la production de nourriture végétale dépend directement des abeilles. Sans elles, notre alimentation serait considérablement appauvrie. C’est pourquoi leur préservation est cruciale : elles sont indispensables à la biodiversité, à la survie des plantes, des animaux… et de l’Homme.
Dans cette optique de préservation, les sites EDF Lab Chatou et EDF Lab Paris-Saclay ont installé des ruches pour soutenir l’activité apicole locale et sensibiliser à l’importance des pollinisateurs.
Des partenariats pour préserver la biodiversité

Comprendre et maitriser les impacts des aménagements de production d’électricité sur les écosystèmes aquatiques est une mission qu’on ne fait pas seul. A la R&D d’EDF, nos chercheurs sont convaincus que la collaboration avec des partenaires scientifiques est essentielle pour avancer. Cela permet d’accéder à des expertises de pointe, d’accélérer l’innovation et de renforcer la crédibilité scientifique des travaux menés. Coup de projecteur sur l’équipe HYNES et le partenariat avec l’INRAE, des coopérations scientifiques gagnantes pour préserver la biodiversité.