La R&D d’EDF au service de la biodiversité

Tout comme la prise de conscience du changement climatique, la prise de conscience de l’érosion de la biodiversité est plus que jamais d’actualité. Si EDF s’est saisie du sujet depuis plusieurs décennies, l’entreprise renforce aujourd’hui ses efforts en faveur du vivant et a pris pour cela des engagements importants, au cœur de sa raison d’être, aux côtés de l’État. La R&D d’EDF participe à ce programme ambitieux. Explications.

Conscient que ses ouvrages de production d’électricité peuvent être situés dans des espaces naturels sensibles et que la préservation de la nature et de ses ressources constitue un enjeu fort pour la pérennité de nos activités industrielles, le Groupe fait de la biodiversité un thème majeur de son pôle de recherche et développement. Ces travaux scientifiques couvrent l’ensemble de la production d’EDF : nucléaire, hydraulique, thermique, éolien et photovoltaïque. Ils traitent de sujets extrêmement variés, des écosystèmes terrestres aux écosystèmes aquatiques (continentaux, lacustres, estuariens ou marins).

Récolter des données pour évaluer l’impact de nos installations…

Grâce à une électricité produite en France à 95 % sans émission de CO2, le groupe EDF, en limitant ses rejets de gaz à effet de serre, contribue à la préservation de la biodiversité. Le changement climatique est l’un des cinq facteurs de changement direct identifiés par l’IPBES (1) pour expliquer l’érosion actuelle de la biodiversité. Les travaux de la R&D sur l’électrification des usages y contribuent également.

Pour exploiter nos installations et préserver la faune et la flore, il convient de connaître l’impact écologique des différents moyens de production d’EDF. La mesure et l’observation du milieu naturel sont essentielles pour alimenter nos travaux de compréhension et de modélisation de notre environnement. À EDF Lab Chatou, l’équipe Mesure en Milieu Naturel est dédiée à la collecte de données environnementales. Leur mission ? Observer, mesurer, collecter des données pour permettre à la R&D de comprendre et préserver notre environnement et la biodiversité.

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Un exemple : à l’aide d’un simple prélèvement d’eau, la R&D d’EDF et ses partenaires sont capables désormais d'extraire de l’ADN et détecter les espèces présentes dans un fleuve situé aux abords d’un ouvrage de production. Elle observe aussi le comportement des poissons migrateurs et notamment l’efficacité des passes destinées à permettre leur passage aux abords des centrales hydrauliques. Le comptage vidéo ou encore l’utilisation de l’hydroacoustique permettent également d’observer de nombreuses espèces de poissons et de comprendre leur comportement sans les perturber.

… et développer des technologies innovantes …

Dans les domaines de la production d’électricité d’origine photovoltaïque ou éolienne, la R&D d’EDF expérimente également des technologies innovantes. L’agri-photovoltaïque permet par exemple de cultiver sous des panneaux photovoltaïques situés à 5 mètres de hauteur et ainsi de ne pas empiéter sur les terres agricoles pour implanter des fermes photovoltaïques. La R&D d’EDF mène également des analyses poussées des systèmes d’effarouchement sur les éoliennes, afin de tenir à distance et de protéger les oiseaux et les chauves-souris.

… pour réduire et compenser ces impacts

Une fois les données collectées, la R&D d’EDF les analyse pour accompagner les développeurs et exploitants à réduire voire compenser les impacts des ouvrages de production.

En 2008, elle a lancé un programme d’envergure intitulé « thermie-hydrobiologie », destiné à mesurer l’impact des rejets thermiques des centrales EDF sur le milieu aquatique. Il s’agit d’un programme de recherche prioritaire pour EDF dont le budget sur la période 2023-2027 s’élève à près de 5 millions d’euros. Il s’inscrit dans une longue tradition d’études initiées dès les années 1970, en réponse aux préoccupations liées aux impacts des rejets thermiques des centrales électriques sur l’environnement. Il a connu un tournant majeur après la canicule de 2003, révélant l’urgence de mieux comprendre les effets conjugués du réchauffement climatique et des rejets thermiques sur les milieux aquatiques. Les résultats ont montré qu’ils n’avaient pas eu d’influence significative à long terme sur les populations de poissons autour des centrales, comparée à celle du changement climatique. EDF continue d’observer les différentes espèces étudiées avec l’idée de comprendre l’évolution des écosystèmes afin d’adapter la gestion de nos ouvrages si nécessaire. Et lorsque la réduction des impacts n’est pas suffisante, des mesures concrètes dites compensatoires sont mises en place.

Le programme, reconduit pour 2023-2028 a pour objectif :

  1. de caractériser quantitativement les effets de la modification de la température de l’eau sur les organismes et écosystèmes fluviaux, et de plus en plus également sur les milieux estuariens et côtiers ;
  2. évaluer la contribution respective du changement climatique sur les modifications biologiques observées par rapport à celle induite par les rejets thermiques des CNPE ;
  3. alimenter scientifiquement et de manière objective les réflexions en cas de situation climatique exceptionnelle ;
  4. réaliser des travaux de restauration des berges et de la végétation aux abords des rivières pour atténuer les effets du changement climatique.

Parmi les dispositifs les plus connus, la R&D d’EDF accompagne EDF Hydro dans la conception et la mise en œuvre de régimes d’exploitation ou de dispositifs de contournement (passes à poissons) afin de restaurer la continuité écologique des cours d’eau au droit de ses ouvrages. Mais ce ne sont pas les seuls programmes de recherche !

Pour le milieu terrestre, la R&D d’EDF et ses partenaires ont aussi développé un outil d’aide à la décision baptisé ECOVAL, testé à ce jour sur 14 sites. Objectif : déterminer de manière objective et scientifique les impacts sur la biodiversité, mais aussi les gains obtenus par des mesures compensatoires.

Pour structurer ses efforts, la R&D d’EDF a lancé en 2018 le projet BIODIV’ qui a donné encore plus d’ampleur à ses travaux. Divisé en deux branches (aquatique et terrestre), BIODIV’ favorise les actions de recherches souvent réalisées en partenariat sur des compétences rares et précieuses sur la biodiversité. Basés en France mais aussi en Allemagne, les chercheurs d’EDF contribuant au programme travaillent dans des champs de recherche aussi divers que l’hydrobiologie et l’écologie terrestre, l’économie de l’environnement et les services écosystémiques, mais également la sociologie ou même les sciences politiques.

BIODIV’, un projet d’envergure

La protection de la biodiversité est un enjeu majeur pour la R&D d’EDF. Elle mène depuis 2018 le projet BIODIV’, qui a pour mission d’évaluer et de réduire les impacts des ouvrages de production d’EDF sur la biodiversité. Dans le cadre de ce projet d’envergure, la R&D réalise notamment des études sur la continuité écologique aquatique. Eric de Oliveira, Ingénieur-Chercheur au sein du Laboratoire National d’Hydraulique et Environnement (LNHE) nous en parle en images.

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Une coopération avec les partenaires scientifiques

Renouvelée en 2024, près de deux décennies après sa formation, l’équipe commune HYNES va continuer à observer et analyser l’évolution de la biodiversité autour des sites de production d’EDF. Mieux, son champ d’action va s’élargir ! Trois questions à deux chercheuses qui accompagnent le programme depuis ses débuts.

Les enjeux de la biodiversité

La biodiversité est un enjeu clé pour le groupe EDF, qui a pris des engagements forts aux côté de l’État. Elle est également au cœur des études de la R&D du groupe, qui a mis en place des dispositifs innovants pour évaluer, maîtriser, diminuer et compenser l'impact écologique des ouvrages de production d'EDF.

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(1) IPBES : Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.