Réfrigérateur, four, mixeur,… quels sont les appareils électriques les plus présents dans les cuisines françaises ? Grâce à des enquêtes régulières menées par la R&D d’EDF, découvrez comment nos habitudes d’équipement évoluent et ce qu’elles révèlent de notre mode de vie. Un enjeu important pour mieux comprendre les consommations d'électricité et accompagner l'électrification des usages courants.

Mieux comprendre les usages électriques des ménages

D’après le CEREN (Centre d'Études et de Recherches Économiques sur l'Énergie), en 2024, la consommation électrique des résidences principales corrigée des aléas climatiques s’élève à 148 TWh, soit 33 %1 de la consommation électrique finale de la France métropolitaine. En retirant de cette consommation les usages chauffage et eau chaude sanitaire, il reste pour la cuisson et les autres usages électriques 77 TWh, soit plus de la moitié de la consommation électrique des résidences principales.

Si quelques postes de consommation sont majeurs et bien connus comme le froid domestique (réfrigérateurs, congélateurs, cave à vin), la télévision, le lavage, la cuisson traditionnelle (fours et plaques), une partie non négligeable de cette consommation est le résultat de la somme d’une multitude d’appareils électriques.

La R&D d’EDF, à la fois pour expliciter et pour expliquer les consommations actuelles, mais aussi pour construire des scénarios d’évolution de la demande en énergie et en puissance, travaille depuis plusieurs années à construire une connaissance fine sur l’ensemble des usages électriques du secteur résidentiel. Cette connaissance est notamment issue d’enquêtes et de campagnes de mesure réalisées auprès de ménages français sélectionnés sur des critères de représentativité.

Une étude de référence sur les équipements électriques des Français

En 2026 et pour la cinquième fois depuis 2013, la R&D d’EDF a conduit sa grande étude sur l’équipement des ménages français en appareils électriques. Cette étude s’est enrichie à chaque millésime et interroge la possession et l’utilisation de plus de deux cents appareils différents. Ce processus permet de dresser un panorama national des équipements présents au sein des ménages, de leurs caractéristiques techniques (par exemple le type de réfrigérateurs, leur volume, leur efficacité énergétique) mais aussi des pratiques énergétiques liées à ces appareils : à quels moments, combien de temps, à quelle fréquence sont-ils utilisés ?

La multiplication des appareils dédiés à la préparation culinaire

Avec la cuisson traditionnelle (fours et plaques), la préparation culinaire est un poste non négligeable de consommation énergétique. Une grande variété d’appareils existe : l'étude en recense quarante-huit. Cela recouvre l’ensemble de ce que nous pouvons trouver dans une cuisine. Sont ainsi apparus ces dernières années de nombreux appareils destinés à la cuisson des aliments en substitution ou en complément des fours et des plaques électriques. En effet, toutes sortes de cuiseurs (cuiseurs vapeur, à riz, robots chauffants…) sont disponibles. Pour remplir leur fonction, ces équipements doivent atteindre des températures relativement élevées mobilisant des puissances de quelques centaines à plusieurs milliers de Watts pendant des durées qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de minutes.

Les résultats du millésime précédent de l'étude ont été publiés par l’ADEME, l’Agence de la transition écologique2.

À titre d’illustration, voici les équipements de préparation culinaire possédés par plus de 10 % des trente et un millions de ménages français.

Les résultats de 2026, bientôt disponibles, s’enrichiront d’un nouvel équipement dont la vitesse de pénétration est très forte : le air fryer qui est déjà présent chez plus de 27 % des foyers.

De son côté, la cuisson traditionnelle qui comprend les fours, les plaques, les cuisinières et les gazinières est également concernée par l’électrification et la décarbonation des usages. Selon les études de la R&D, qui convergent avec celle du CEREN, plus de dix millions de ménages utilisent le gaz naturel de réseau ou le gaz en bouteilles pour cuisiner. L’électricité peut s’y substituer favorablement. La technologie induction, très efficace énergétiquement, permet un pilotage fin de la cuisson. De plus, en termes de sécurité, de qualité de l’air intérieur et d’émission de CO2, l’absence de combustion (flamme) confère aux solution électriques un réel avantage.

Pour explorer les bénéfices de la cuisson électrique, EDF a d’ailleurs signé un partenariat avec le CFIC3 (Centre Français d’Innovation Culinaire). Dans ce cadre, des mesures vont être supervisées par la R&D d’EDF sur des équipements de cuisson lors de préparations culinaires réalisées dans ce laboratoire.

1 https://www.edf.fr/groupe-edf/comprendre/electricite-au-quotidien/usages/consommation-electricite-en-chiffres
2 https://librairie.ademe.fr/energies/6931-l-equipement-des-menages-francais-en-appareils-electrodomestiques.html
3 https://raphaelhaumont.wordpress.com/cfic-orsay/ et https://www.onor-thierrymarx.com/le-cfic/