Lors de contrôles de maintenance préventive sur le circuit primaire du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), programmés dans le cadre de sa visite décennale, des défauts ont été détectés à proximité de soudures des tuyauteries du circuit d’injection de sécurité (RIS[1>). L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée dès leur détection.

Des contrôles initiés sur les mêmes matériels du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Civaux ont fait apparaître des défauts similaires.
 
Aujourd’hui, le remplacement des pièces concernées a été décidé sur les deux réacteurs de Civaux, dans le cadre d’une instruction technique en lien avec l’ASN, ce qui conduit à prolonger les arrêts des deux réacteurs.

Les quatre réacteurs des centrales de Chooz (Ardennes) et de Civaux sont de même technologie et constituent le palier N4 du parc nucléaire français. En tant qu’industriel responsable et par mesure de précaution, EDF a donc pris la décision d’arrêter les deux réacteurs de la centrale de Chooz afin de procéder à titre préventif à ces mêmes contrôles sur le circuit RIS, ces contrôles ne pouvant être réalisés que lorsque les réacteurs sont à l’arrêt. Le réacteur n°2 de la centrale de Chooz sera mis à l’arrêt le jeudi 16 décembre et le réacteur n°1 de la centrale de Chooz sera mis à l’arrêt le samedi 18 décembre.

Ces contrôles, ainsi que le déploiement de la solution technique sont réalisés en lien étroit avec l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

La prolongation de l’arrêt des réacteurs de Civaux et la mise à l’arrêt des réacteurs de Chooz entraînent une perte d’environ 1 TWh sur la fin de l’année 2021 et amènent EDF à revoir son estimation d’EBITDA, aux prix de marché actuels, dans une fourchette comprise entre 17,5 et 18 milliards d’euros, contre un objectif d’EBITDA supérieur à 17,7 milliards précédemment. EDF confirme l’objectif EFN/EBITDA inférieur à 2,8x.

 
[1> Le circuit d’injection de sécurité (RIS) est un circuit de sauvegarde qui permet d’assurer le refroidissement du réacteur en cas d’accident. Il permet d’injecter de l’eau borée dans le cœur du réacteur afin de stopper la réaction nucléaire et de maintenir le volume d’eau dans le circuit primaire en cas d’accident de perte de réfrigérant primaire.