L'eau entre usages, partage et valeur. Au cœur des enjeux de préservation, la R&D d’EDF œuvre pour mieux comprendre, suivre et partager cette ressource précieuse. Entre observations de terrain, thermie-hydrobiologie et expertises déployées au plus près des milieux naturels, chaque action contribue à concilier usages et équilibre du vivant. Mais comment mieux connaître, partager et protéger cette ressource ?

La gestion de l'eau

Face au changement climatique, la gestion de l'eau devient un enjeu capital. Les défis à relever dans les prochaines décennies incluent : l’adaptation des moyens de production au changement climatique, le développement de dispositifs visant la protection des écosystèmes et la participation active au partage territorial de la ressource en eau. Grâce à ses chercheurs, la R&D d'EDF apporte des solutions concrètes pour répondre à ces enjeux.

La R&D étudie le réchauffement des cours d'eau et son impact sur la biodiversité aquatique

Mieux comprendre le rôle de la température de l’eau dans le fonctionnement des écosystèmes aquatiques est primordial dans un contexte d’évolution climatique.

C'est l'objectif du programme Thermie-Hydrobiologie* mené depuis plusieurs années par la R&D d'EDF, avec comme partenaires, entre autres, le CNRS, Ifremer, INRAE, les DREAL, etc. Porté par la R&D d’EDF, ce programme prioritaire mobilise près de 5 millions d’euros sur la période 2023-2027 pour développer des connaissances, anticiper les évolutions et apporter des solutions concrètes en faveur de la préservation des milieux naturels.

Les recherches en thermie-hydrobiologie à EDF ont débuté dans les années 1970, en réponse aux préoccupations concernant les rejets thermiques des premières centrales thermiques de production d’électricité. Ces études ont pris une nouvelle dimension avec la canicule de 2003, qui a mis en lumière les effets combinés du réchauffement climatique et des rejets thermiques sur les cours d'eau. Depuis, les recherches n'ont cessé de prendre de l'ampleur. En exemple, l'étude thermique du Rhône (1999-2014) et les 3 programmes de recherche thermie-hydrobiologie successifs.

*thermie-hydrobiologie : incidence de l’augmentation de la température de l'eau sur les écosystèmes aquatiques
*hydrobiologie : science qui étudie la faune aquatique des rivières et des cours d'eau.

Zoom sur les projets de recherche

Voici un aperçu des problématiques auxquelles les chercheurs de la R&D tentent d'apporter des réponses :

  • Les fleuves, estuaires et milieux côtiers observés changent. Comment caractériser quantitativement ces changements concernant les communautés aquatiques en lien avec les changements environnementaux globaux et locaux ?
  • Quelles réponses et adaptations physiologiques et comportementales proposent les organismes aquatiques à l’augmentation de la température de l’eau ?
  • Comment évaluer les modifications des fonctions assurées par les communautés microbiennes des fleuves associées à l’augmentation de la température de l’eau ?
  • Quelles sont les interactions entre la température de l’eau et les autres paramètres de l’environnement (débit, qualité d’eau, habitats, connectivité, …) dans l’analyse des évolutions biologiques observées ?
  • Quelles sont les stratégies d’adaptation des effets du dérèglement climatique sur les écosystèmes aquatiques, en particulier à travers la revégétalisation des berges des cours d’eau ?

Les études menées jusqu'à présent montrent que les rejets thermiques ont un impact faible sur la vie biologique comparé aux effets beaucoup plus importants du changement climatique.

Paru dans la presse

La température enregistrée dans la Loire, le Rhône, la Seine et la Meuse a augmenté en moyenne de 1,5 °C entre 1980 et 2020. Ce phénomène s'explique par l'inertie thermique des rivières et la diminution des débits, qui rend les eaux plus vulnérables à la chaleur ambiante. En France, des projets de restauration écologique permettent de faire baisser la température des cours d’eau. Anthony Maire interviewé sur les travaux de la R&D pour répondre à cet enjeu.

En milieu naturel, quand la R&D fait des mesures

Parce que l’environnement est difficile à reproduire en laboratoire et que la donnée environnementale n’est pas simple à collecter, l’équipe Mesure en Milieu Naturel est dotée de moyens d’intervention et de mesures uniques dimensionnés pour répondre aux enjeux et à la diversité des missions. Composée de quatre membres, elle travaille en binôme ou en groupe selon la complexité des missions. Elle dispose de moyens d'intervention variés, permettant d'accéder sur tout type de terrain.