Face à l’évolution croissante de la modulation1 de son parc de production d’électricité, EDF, en tant qu’exploitant responsable, a réalisé une étude 360° afin d’en évaluer les impacts industriels, organisationnels et sociaux. Cette étude vise à documenter les effets concrets de cette pratique sur l’exploitation de ses moyens de production.

Le parc de production d’EDF contribue à l’équilibre du système électrique notamment grâce à sa capacité de modulation, intégrée dès la conception de ses ouvrages, en particulier nucléaires, afin de permettre une exploitation flexible.

Cette flexibilité a fortement évolué ces dernières années :

  • Entre 2019 et 2024, les volumes de modulation nucléaire ont doublé, passant d’environ 15 TWh à plus de 30 TWh. En 2025, le parc nucléaire a modulé à hauteur de 33 TWh.
  • Historiquement, les baisses de puissance des réacteurs nucléaires intervenaient principalement la nuit et le week-end. Aujourd’hui, elles surviennent également au cours de la journée, lors des périodes de forte production solaire.  
  • De manière plus fréquente, la modulation peut amener à l’arrêt des réacteurs nucléaires.
  • Le temps de fonctionnement cumulé des stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), installations hydrauliques, a été nettement plus élevé en 2025 que sur les années précédentes.
  • Le nombre d’arrêts et redémarrages des cycles combiné gaz (CCG) du parc thermique a doublé sur la même période. 
  • La flexibilité accrue demandée aux moyens de production d’EDF conduit notamment à un renchérissement des coûts de maintenance de tous ces équipements.

Cette évolution de la modulation résulte principalement du développement des moyens de production renouvelables, solaires et éoliens, en France et en Europe, dans un contexte de consommation atone.

Dans le cadre de la PPE 3, un travail a été engagé afin d’établir une approche consolidée et un chiffrage global des coûts du système électrique. EDF y contribue en s’appuyant sur les analyses et enseignements issus du rapport sur la modulation.

Pour réduire la surcapacité de production et maîtriser les impacts industriels, économiques et sociaux liés à une modulation croissante, une priorité se dégage, celle de l’accélération de l’électrification des usages. Le Groupe s’y engage pleinement.

Pour consulter le rapport, cliquez ici.

1 On parle de modulation lorsqu’un réacteur fonctionne à une puissance inférieure à sa puissance maximale ou est arrêté (à l’exception des arrêts pour rechargement du combustible, maintenance, fortuit ou encore des limitations liées aux contraintes environnementales ou réglementaires).