Saint Nazaire, 28 août 2021. Ce jour, le Premier ministre, M. Jean Castex, accompagné de la ministre de la Transition écologique, Mme Barbara Pompili, et de la ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, Mme Agnès Pannier-Runacher, ont visité le premier chantier éolien en mer lancé en France, à Saint-Nazaire en région Pays de la Loire. Cette visite s’est déroulée en présence de M. Jean-Bernard Lévy, Président-directeur général du groupe EDF, de M. Bruno Bensasson, Directeur exécutif d’EDF en charge du pôle énergies renouvelables et Président-directeur général d’EDF Renouvelables, et de M. Jérôme Pécresse, Président-directeur général de GE Renewable Energy.

D’une capacité de 480 MW, le parc éolien en mer de Saint-Nazaire, codétenu par EDF Re-nouvelables, filiale à 100% du groupe EDF et EIH S.à r.l., coentreprise entre Enbridge Inc. (TSX:ENB) (NYSE:ENB) et Canada Pension Plan Investment Board  (via sa filiale à 100% CPP Investment Board Europe S.à r.l.), est composé de 80 éoliennes localisées sur le plateau rocheux du banc de Guérande, à plus de 12 km au large des côtes de la presqu’île.

Deux ans après le démarrage du chantier, la fabrication des différents composants du futur parc a fortement progressé. Ainsi :

  • Les fondations sont fabriquées par Eiffage Metal et sont livrées au fil de l’eau à La Rochelle, d’où elles partent pour être installées
  • Les éoliennes : les nacelles et génératrices des 80 turbines éoliennes de 6 MW chacune sont en cours d’assemblage dans l’usine de GE Renewable Energy à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Les dernières sont entrées sur la chaîne de montage alors que la moitié est déjà stockée sur le port de Saint-Nazaire avant son installation en mer. Les sections de mâts et les pales sont progressivement entreposées sur ce même site.
  • Les câbles sous-marins inter-éoliennes reliant les éoliennes à la sous-station électrique, ont été fabriqués par Prysmian Group dans les usines de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) et de Gron (Yonne), et sont actuellement stockés au port de Saint-Nazaire.
  • La sous-station électrique construite par Chantiers de l’Atlantique et GE Grid a été achevée en juillet 2021.
  • Les travaux de raccordement réalisés par RTE ont été finalisés entre Prinquiau et la Plage de la Courance.
  • La construction de la base de maintenance, située à La Turballe (Loire-Atlantique), est en cours de finalisation.

Par ailleurs, les opérations d’installation en mer avant mise en service ont d’ores et déjà débuté :

  • Les 21 premières fondations monopieux (tubes d’acier enfoncés dans les fonds marins entre 12 et 25 m de profondeur), ont été installées par un navire de SDI (Groupe DEME).
  • Une première partie des câbles inter-éoliennes vient de commencer à être dé-ployée sur les fonds marins entre les fondations par Louis Dreyfus TravOcean.
  • Le 21 août dernier, la sous-station électrique a été positionnée sur sa fondation jacket par SDI.
  • Les câbles en mer de RTE ont été déployés et sont prêts à être tirés sur la sous-station électrique en mer.

A compter du printemps 2022, les éoliennes seront installées en mer, puis progressivement mises en service. Une fois mis en service, le parc produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 700  000 personnes, soit l’équivalent de 20 % de la consommation électrique de la Loire-Atlantique.

D’une durée de plus de trois ans, le chantier mobilise actuellement plus de 1 200 emplois di-rects en Pays de la Loire. Il participe à la création d’une filière industrielle nationale, pour-voyeuse d’emplois et de nouvelles compétences. Les entreprises françaises du territoire en-gagées dans la construction du parc se forgent une expérience dans ce secteur en pleine croissance leur permettant de se positionner sur d’autres projets en France et à l’international. Les parcs éoliens en mer de Fécamp et du Calvados (Courseulles-sur-Mer), remportés éga-lement par EDF Renouvelables et EIH S.à r.l, sont aussi en construction en Normandie et renforcent ainsi la constitution de la filière industrielle. Les trois projets mobilisent ensemble plus de 7 000 emplois directs et indirects dans l’Hexagone.

Pendant toute la durée de vie du parc, soit environ 25 ans, une équipe d’une centaine de personnes travaillera depuis la base de maintenance de La Turballe pour y mener les opérations d’exploitation et de maintenance préventive et corrective des éoliennes, la surveillance et l’optimisation de la production du parc, le suivi des conditions météorologiques et la planification des interventions en mer, et bien sûr assurer la sécurité de l’ensemble.

Par ailleurs, depuis le début du projet, un dialogue continu s’est instauré avec les acteurs locaux (élus et collectivités, comités des pêches, associations de protection de l’environnement, habitants, services de l’État, etc.). Une étude d’impact environnemental approfondie a été réalisée et le projet a été adapté afin de l’intégrer aux milieux naturels. Le parc éolien en mer de Saint-Nazaire répond ainsi à l’ensemble des enjeux du territoire: transition énergétique, dynamique économique, insertion paysagère, protection de l’environnement et compatibilité des activités maritimes. La concertation étroite et continue avec les pêcheurs et leurs représentants se poursuit pour permettre aux deux activités d’opérer conjointement sur le site.

Jean-Bernard Lévy, Président-directeur général du groupe EDF, a déclaré : « C’est une immense fierté pour le groupe EDF de construire le tout premier parc éolien en mer en France au côté de notre partenaire Enbridge. Je tiens à saluer le professionnalisme des équipes du groupe EDF et de nos partenaires industriels, ainsi que la mobilisation des acteurs locaux et nationaux pour la création de cette installation emblématique de la transition énergétique française. Avec trois parcs éoliens en mer en cours de construction, un projet en développe-ment et un projet pilote d’éolien flottant, le groupe EDF est aujourd’hui leader du secteur en France. Tous ces projets contribuent à la constitution d’une véritable filière industrielle française d’excellence qui crée déjà de la valeur et des emplois pour les territoires et notamment pour la région Pays de la Loire. Ils s’inscrivent pleinement dans la stratégie CAP 2030 du groupe EDF qui vise à doubler ses capacités renouvelables dans le monde entre 2015 et 2030 pour les porter à 60 GW nets. Ils contribueront à la programmation pluriannuelle de l’énergie et à l’objectif de neutralité carbone adoptés par la France, qui appellent à réduire drastiquement la part des énergies fossiles dans notre mix énergétique, représentant aujourd’hui 67 % de la consommation d’énergie finale française, en leur substituant une production d’électricité d’origine nucléaire et renouvelable ».

Jérôme Pécresse, Président & CEO, GE Renewable Energy a ajouté : « GE Renewable Energy a été le premier industriel à investir dans une usine d’assemblage de nacelles d’éoliennes en mer en France, puis dans une usine de fabrication de pales à Cherbourg. Nous sommes fiers de constater le chemin parcouru dans la structuration de cette filière industrielle de pointe ainsi que dans la réalisation du premier champ éolien en mer français, et ce aux côtés de nos partenaires et fournisseurs. Nous continuons à être tournés vers l’avenir de cette filière stratégique et la pérennisation des compétences développées dans nos usines pour un bel avenir de l’éolien en mer en France et à l’étranger. »

Service de Presse

+33 (1) 40 42 46 37

service-de-presse@edf.fr