Tendances et marché de l'énergie

Programmation pluriannuelle de l’énergie : les collectivités proposent un plan d’action pour accélérer la transition énergétique des territoires

Le 12 octobre 2023, plusieurs associations de collectivités territoriales, telles qu'Amorce, ANPP-Territoires de projet ou France urbaine, ont présenté leur vision de la future Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) à Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. Voulant mettre en place un plan d’action clair et progressif pour atteindre la neutralité carbone, ces territoires privilégient d'abord la sobriété, puis l'efficacité, avant de se tourner vers les énergies renouvelables, les énergies décarbonées et les énergies fossiles. Ils visent à réduire de 30% la consommation d'énergie d'ici 2035, tout en atteignant une part de 45% d'énergies renouvelables et de récupération dans la consommation finale brute d'énergie. Leur plan met l'accent sur l'utilisation de la chaleur et de la biomasse « plutôt qu’un recours excessif, et donc risqué sur le plan économique et écologique, à l’électrification des usages dans le bâtiment et la mobilité décarbonée, mais non renouvelable et non locale ». Ces représentants de collectivités demandent des financements stables pour soutenir la transition énergétique au niveau local. « En s'appuyant sur les différents travaux existants et sur nos propres estimations, le besoin d'investissements supplémentaires annuels par rapport au montant actuel est estimé à 67 milliards par an (Md€/an), dont 25 à 34 Mds€/an qui devront être financés par les acteurs publics (État et collectivités) », soulignent-ils. Ils identifient et proposent plusieurs sources de financement, telles que l'arrêt des subventions aux combustibles fossiles qui permettrait d’étoffer les aides à la transition des territoires, mais aussi l'affectation d'une partie de la fiscalité énergétique aux collectivités locales, ainsi que la création d'un mécanisme pour atténuer les impacts sociaux et environnementaux de la hausse des prix des énergies fossiles. Leur proposition inclut également des demandes d'investissement dans les réseaux de chaleur et de froid, la rénovation des bâtiments et le développement du transport ferroviaire.

actu-environnement.com - Publié le 19/10/0023

Copropriétés : les futures exigences réglementaires liées à la rénovation énergétique

Introduite en août 2021, la loi Climat et résilience impose progressivement aux propriétaires français d’effectuer la réfection de leurs biens immobiliers afin qu’ils répondent aux nouvelles exigences de rénovation énergétique. Ces exigences s’appliquent également aux copropriétés qui représentent 10 millions de logements en France. Selon la loi, les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots devront avoir réalisé un diagnostic de performance énergétique (DPE) collectif d’ici le 1er janvier 2024. A cette même date, l'établissement d'un plan pluriannuel de travaux (PPT) dédié à la rénovation énergétique deviendra obligatoire pour les immeubles de 50 à 200 lots. Les logements obtenant un DPE G et F seront considérés comme indécents et seront respectivement interdits à la location en 2025 et 2028. Pourtant, une enquête révèle que près de 60% des copropriétaires n'envisagent pas de travaux de rénovation en 2023, lesquels déplorent un coût de travaux trop important. Face à ce constat, l’Etat a mis en place des aides telles que Ma PrimeRénov’ Copropriété qui assure une partie du financement des travaux de rénovation énergétique dans les parties communes. Selon Simon Corteville, responsable rénovation énergétique à l'Agence nationale de l'habitat (Anah), « il faut qu'on incite maintenant toutes les copropriétés à y aller avec MaprimeRénov' Copropriétés allouée aux syndics de copropriétés. Tous les ans, on a doublé nos résultats ; on était à 7 000 logements aidés en 2021, puis on est passé à 12 000 et à 26 000 l'année dernière ». Les copropriétaires peuvent également bénéficier d’un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) pour financer les travaux, auquel la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a proposé d'appliquer un taux d'usure affilié au crédit à la consommation afin d'éviter les refus de crédits. Elle demande par ailleurs à l'État de suspendre le calendrier d'interdiction des passoires louées afin de laisser le temps aux copropriétaires d’effectuer les travaux nécessaires.

actu-environnement.com - Publié le 18/10/0023

Challenges CUBE : lancement en 2024 du CUBE Ville pour encourager la rénovation des bâtiments publics

Depuis son lancement en 2013, le championnat national de sobriété des bâtiments publics, appelé « challenges CUBE », gagne en popularité en France. Ce concours vise à réduire la consommation d'énergie dans les écoles, les bâtiments de l'État, et bientôt les collectivités locales. Mettant en compétition les gestionnaires de bâtiments et leurs occupants pour qu'ils réalisent des économies d'énergie grâce à des changements de comportement, le concours « CUBE » a permis de réduire la consommation d’énergie des bâtiments publics de 11% dès la première édition. En parallèle, une nouvelle compétition appelée « CUBE Ville » débutera en 2024 pour encourager la sobriété énergétique au niveau des collectivités. Une centaine de communes s’affronteront en ayant pour mission de revoir le fonctionnement d’au moins 10 de leurs bâtiments, dont l’hôtel de ville. Elles bénéficieront d’un financement de 40 000 euros chacune pour mener à bien les rénovations. Les organisateurs, dont le Cerema, l'Ifpeb et le programme Actee, prévoient par ailleurs de doubler les objectifs du concours d'ici 2026, avec un budget de 10 millions d'euros, contre 1,5 million d'euros pour la dernière édition.

acteurspublics.fr - Publié le 19/10/0023

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