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Au printemps, la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire donne la parole à Nina Favier, cheffe de service déléguée automatismes et électricité.

Être une femme dans l’industrie

« Nous sommes malheureusement encore peu nombreuses, mais je n’ai jamais rencontré de difficulté particulière liée à cela. Comme dans de nombreux environnements professionnels, il faut savoir s’affirmer, trouver sa place et être légitime dans son poste tout en restant authentique.  
Je n’ai jamais regretté de travailler en centrale nucléaire : le côté concret de la production d’une électricité bas carbone, le fait de travailler dans un environnement où tout se joue en temps réel… Ca me procure toujours autant d’enthousiasme qu’au premier jour. »

Un message à la Nina de 10 ans

« Je lui dirais qu’il n’y a pas de raison d’avoir des appréhensions. L’industrie peut parfois impressionner, mais en réalité les freins sont bien moins nombreux que nous l’imaginons ! Il faut oser, parfois prouver, mais ne s’imposer aucune limite. Si on a l’envie et si on s’investit, c’est un domaine très riche qui offre de nombreuses opportunités et de parcours diversifiés. »

Que t’évoque la journée internationale du droit des femmes qui était le mois dernier ?

« Pour moi, c’est un rappel qu’il reste encore du chemin à parcourir pour faire évoluer certaines mentalités. Dans l’industrie, être une femme peut parfois être perçu comme une exception. Il faut dépasser certains clichés ou idées reçues. Cependant les choses évoluent. Progressivement, de plus en plus de femmes trouvent leur place et s’épanouissement dans l’industrie. »