À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et de la semaine des métiers du nucléaire, la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire donne la parole à Laurine Marchand, jeune embauchée et préparatrice référente au sein du service chimie environnement.
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« J’ai toujours connu la centrale, mais je ne me suis autorisée à envisager travailler dans l’industrie que tardivement au cours de mes études, partagée entre mes convictions personnelles et ma méconnaissance du milieu nucléaire. Aujourd’hui, c’est sans regret et avec fierté que j’occupe un poste qui correspond pleinement à mes attentes. J’apprécie particulièrement le fait d’apprendre en continu dans mon métier, chaque jour est l’occasion de découvrir de nouvelles choses et de progresser. Depuis mon arrivée à la centrale de Belleville-sur-Loire, je me sens aussi très bien accompagnée. Mon manager, ma section et mes collègues sont présents et disponibles, et c’est important quand on débute. Cela m’aide à prendre confiance. »
Être une femme dans l’industrie
« Je dirais qu’il faut parfois faire ses preuves et montrer qu’on a sa place. Même si le secteur reste encore très masculin, je ne trouve pas que ce soit forcément plus difficile. Il y a aujourd’hui de plus en plus de femmes dans l’industrie. »
Un message à la Laurine de 10 ans
« Je lui dirais simplement : « Tu as bien fait de persister. » Je n’ai aujourd’hui aucun regret sur mon parcours. Au contraire, les perspectives d’évolution me motivent et me donnent envie de continuer à avancer. »
Et demain ?
« Je me vois évoluer plus tard vers des postes avec davantage d’enjeux et de responsabilités, comme ingénieure environnement ou ingénieure sûreté nucléaire. Ce sont des fonctions essentielles pour le fonctionnement et la performance d’une centrale, et j’aimerais justement pouvoir jouer un rôle clé dans ce domaine.
Et pourquoi pas un jour, devenir Directrice de centrale nucléaire… Tout est envisageable ! 😉»
Le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes, ça t’évoque quoi ?
« À mon sens, le plus important est que les femmes croient en elles et ne se dévalorisent pas.
Le 8 mars m’évoque un sentiment un peu partagé. Je trouve que c’est dommage qu’on ait encore besoin de rappeler cette journée, même si elle reste importante. Dans l’industrie, certaines peuvent parfois se brider elles-mêmes, alors qu’elles n’ont aucune raison de le faire. Au contraire, il faut oser et prendre sa place !
Nous sommes capables, compétentes, et nous pouvons occuper les mêmes postes que les hommes. »