Les villes moyennes font aujourd’hui l’objet d’une politique territoriale spécifique. En témoigne le plan gouvernemental Action cœur de ville lancé au premier trimestre 2018 pour contribuer à leur revitalisation. Du fait de la densité de son maillage territorial et de son expertise technique en matière d’accompagnement des projets de transition écologique et sociale, le groupe EDF est un acteur de premier plan dans le regain d’attractivité attendu des villes moyennes.

Elles comptent entre 20 000 et 100 000 habitants (nomenclature INSEE), rayonnent sur un bassin de vie et fournissent aux citoyens des services et des équipements rarement à disposition dans les communes de plus petite taille, à l’image des centres hospitaliers. Depuis les années 1970 et le déploiement d’une politique d’aménagement spécifique, elles sont dénommées « villes moyennes » – ou parfois « villes intermédiaires ». Le territoire national en compte aujourd’hui plus de 200 réunissant environ un quart de la population française.

Si la dénomination est unique, elle recouvre des réalités très diverses. Pour autant, il est possible d’identifier des difficultés communes : une relative désindustrialisation, un étalement urbain important couplé à un recul de la population, particulièrement frappant dans les coeurs de ville. Mécaniquement, le repli démographique engendre une hausse de la vacance des logements et des commerces conduisant à une baisse de l’activité économique et donc de l’emploi. Ce phénomène n’est pas étranger à l’importance du taux de pauvreté dans les villes moyennes : en 2013, il se situait à 17,8 % – soit plus de 3 points de plus que la moyenne nationale.

Des projections démographiques favorables

Dans ce contexte, les élus des villes moyennes font face à trois défis : limiter le déficit démographique en accueillant de nouvelles populations, redynamiser l’activité économique, et promouvoir l’innovation en lien avec les entreprises du territoire. Pour répondre à ces enjeux, ils disposent de plusieurs leviers : par exemple, la rénovation du bâti pour l’adapter aux attentes actuelles en termes de logement ou d’accueil de services, la mise en lumière de leur patrimoine et centre historique pour doper le tourisme et ainsi revitaliser l’économie locale, ou encore la valorisation de leurs infrastructures de transport, la gare devenant l’épicentre d’un nouveau pôle d’activité. Le volontarisme de l’action en faveur des villes moyennes se justifie d’autant plus que les projections démographiques à moyen et long termes font envisager un renouveau démographique. À la tendance au déplacement des habitants du centre vers la périphérie et ses cités pavillonnaires devrait succéder un mouvement inverse.

La bonne santé des villes moyennes est un enjeu dont l’importance dépasse l’échelon local. En effet, elles constituent un maillon essentiel de l’armature urbaine du pays par les fonctions de centralité et de connexion territoriale qu’elles assument. Elles contribuent également au maintien des solidarités, particulièrement au coeur des territoires ruraux. Autant de raisons qui   expliquent l’attention dont elles font l’objet de la part des pouvoirs publics, qui les a érigées en priorités nationales.

Les villes moyennes, ce sont : 

  • 23 %

    de la population française

  • 26 %

    de l'emploi

5 milliards d’euros pour une cause nationale

Le Gouvernement a ainsi lancé, en mars 2018, le programme Action cœur de ville. Adossé à un budget de 5 milliards d’euros réparti sur cinq ans, il vise à apporter un surcroît d’attractivité et de dynamisme aux centres-villes de 222 villes moyennes – sont concernées des aires urbaines allant de 10 000 à 130 000 habitants. Concrètement, des conventions de revitalisation ont été signées entre l’État et ses partenaires – Agence nationale de l’habitat (Anah), Action Logement et la Banque des Territoires –, et les villes sélectionnées. Objectifs : favoriser le renouvellement urbain, réhabiliter le parc immobilier social et privé, maintenir et implanter des activités en coeur de ville, etc. Dans ce contexte de revitalisation des villes moyennes, le groupe EDF a mené une démarche de diagnostic destinée à établir une typologie des caractéristiques et des enjeux des villes moyennes, cela afin d’ajuster son savoir-faire aux besoins de ces territoires. Quatre grandes catégories en sont ressorties – ville éducative, attractive, durable et solidaire. 

Une expertise technique adaptée aux enjeux des villes moyennes

Pour soutenir les projets de reconversion et d’aménagement, le groupe EDF, s’appuyant sur sa présence territoriale, met au service de ces villes toute son expérience au travers de solutions innovantes et sur mesure. Donner une vision à 360 degrés en matière énergétique d’un territoire, aider une ville moyenne à passer de l’ambition à la réalisation de ses projets énergétiques : le groupe EDF répond à ces enjeux, qu’il s’agisse d’identifier les leviers de performance énergétique et de réduction de l’empreinte carbone d’un bâtiment, de modéliser la place des énergies renouvelables dans le mix global ou encore de travailler sur un schéma directeur de mobilité bas carbone. En résultent des solutions adaptées aux problématiques des élus. C’est ainsi que se positionne le groupe EDF pour embellir l’avenir des villes moyennes !

Retrouvez plus d'actualités dans Le Magazine #20

DOSSIER Les villes moyennes en route vers le renouveau P. 11 À 17
EN DIRECT DES TERRITOIRES Un territoire chauffé grâce à ses déchets – P. 06-07
EN PROJET Un réseau vertueux alimenté par les calories de l'eau de mer – P. 18-19