Adrien a toujours travaillé dans la chaudronnerie, son domaine de prédilection. Originaire de la région et curieux de découvrir l’univers du nucléaire, il nourrissait depuis longtemps l’ambition d’exercer son métier en centrale. Il a donc naturellement postulé lorsqu’une offre d’emploi dans sa spécialité s’est présentée. Il a rejoint la centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice en mars 2025 en tant que Chargé de Préparation Méthodes à la section Chaudronnerie du service Travaux, fort de ses expériences passées. Il nous retrace aujourd’hui son parcours, son arrivée sur site et nous partage également ses passions.

Adrien, peux-tu nous donner les grandes lignes de ton parcours professionnel ?

Fils d’un papa bricoleur, j’ai réalisé mes premières soudures sur mon propre vélo. A l’adolescence, mon orientation vers la chaudronnerie s’est donc imposée naturellement. J’ai obtenu un bac professionnel Chaudronnerie au Lycée Galilée de Vienne, puis un BTS Chaudronnerie. 

J’ai débuté ma carrière comme soudeur au service d’inspection reconnue d’ARKEMA Pierre-Bénite. Cette première expérience m’a permis de décrocher l’examen IWT (International Welding Technologist), une certification mondialement reconnue dans le domaine du soudage. 

J’ai ensuite poursuivi mon chemin au CERN (laboratoire européen pour la physique des particules), pour le compte de l’entreprise ALTEAD, toujours en tant que soudeur-tôlier. Après deux années passées à la frontière Suisse, j’ai souhaité revenir dans la région, près de ma famille. 
Cela s’est concrétisé par un poste à Saint-Clair-du-Rhône au sein de l’entreprise A.C.M où je suis devenu technicien méthodes. Mon rôle consistait à préparer les travaux en atelier : mise en plan, calcul des débits, gestion des normes de soudage…
J’ai exercé ce métier pendant six ans avant de rejoindre la centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice.

Qu’est-ce qui t’a attiré pour travailler sur site ? Quelles ont été tes premières impressions ?

Chez A.C.M, je travaillais sur la fabrication de pièces destinées aux centrales nucléaires (échangeurs RIS, RCV, tores de générateurs de Vapeur…). J’étais très intéressé de découvrir ce que devenaient ces pièces une fois livrées.

Et puis en habitant à proximité, la centrale est un lieu emblématique qui a toujours attisé ma curiosité. Je n’ai pas été déçu ! J’ai été assez impressionné par l’environnement, les accès et la dimension du site.

 

Quel est ton rôle aujourd’hui en tant que Chargé de Préparation Méthodes ?

Je prépare notamment les dossiers d’intervention pour les arrêts programmés pour maintenance (plans, analyses des risques…). C’est un travail qui me permet d’être en lien constant avec les chargés d’affaires, les techniciens, nos partenaires, mais aussi les logisticiens d’interface pour les demandes de matériel. 

En arrêt programmé pour maintenance, je travaille en poste avec une gestion du temps réel. En dehors de ces périodes, je me consacre davantage à l’intégration du prescriptif, la mise à jour des données, la prise en compte des retours d’expérience et bien sûr la préparation de l’arrêt programmé suivant. Cette complémentarité des activités me plaît beaucoup.

 

Merci Adrien !