Retour à l'accueil de la centrale

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars, trois femmes de la centrale exerçant des métiers techniques à la centrale EDF de Saint-Alban Saint-Maurice ont accepté de partager leur parcours, les activités quotidiennes et leur fierté d’être à ces postes.


La centrale de Saint-Alban Saint-Maurice compte 853 salariés EDF et près de 18 % de femmes. Parmi elles, Célia, technicienne, Fanny, responsable sous-projet, et Aurélie, préparatrice : chacune dans son domaine, contribue quotidiennement à produire de l’énergie bas carbone, 365 jours par an et en toute sûreté. L’engagement professionnel de ces femmes illustre la diversité des parcours et des compétences qui font la richesse de la filière nucléaire.


Rencontre avec Célia, technicienne Essais, à la centrale depuis 2025. « Ce que j’aime dans mon métier, c’est de savoir que ce que je fais sert vraiment : nos mesures participent directement à la sûreté et au bon fonctionnement de la centrale. C’est concret, utile, et ça donne du sens à mes journées. »
« Après un bac scientifique avec une spécialisation en physique-chimie, je savais que je voulais faire un métier concret et technique, alors je me suis naturellement tournée vers un DUT Mesures Physiques. C’est là que j’ai vraiment commencé à comprendre tout ce qu’il était possible de faire avec la métrologie, l’instrumentation ou l’analyse de données. Mon alternance dans un grand groupe industriel m’a permis d’appliquer concrètement mes compétences en mesure et essais industriels. Cette expérience m’a donné envie d’aller encore plus loin. Ensuite, j’ai passé trois ans dans un laboratoire où je travaillais sur des projets liés aux radiateurs et à la domotique.
Aujourd’hui, je suis technicienne Essais à la centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice, un métier où je paramètre des capteurs, réalise des relevés, analyse les résultats et vérifie que tout est conforme. Je travaille en lien direct avec les équipes d’exploitation, ce qui rend le travail très vivant et très varié. On dit qu’il faut environ deux ans pour devenir totalement autonome, et je comprends pourquoi : aucune installation ne se ressemble vraiment ! C’est justement ce que j’aime : chaque journée apporte un défi différent. Et puis il y a aussi la dimension utile de ce qu’on fait. Nos interventions contribuent directement à la sûreté et au bon fonctionnement de la centrale. C’est concret, c’est important, et ça donne vraiment du sens à mes journées ».
 

Rencontre avec Aurélie, préparatrice référente dans le domaine de l’électricité, à la centrale depuis 2000 : « Je suis fière de participer à la production de l’électricité des Français, en toute sûreté ».
J’ai intégré la centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice en 2000 lors de mon alternance en BTS électrotechnique, avant d’être embauchée en 2002 comme technicienne électricité. Pendant dix ans, j’ai travaillé sur le terrain, puis j’ai évolué vers la préparation de dossiers pour les arrêts de maintenance. J’ai occupé un poste de manager quelques années puis je suis revenue vers un métier plus « terrain », en tant que préparatrice référente. Aujourd’hui, mon poste consiste notamment à intégrer les modifications électriques liées aux 4èmes Visites Décennales prévues
en 2027 et 2028 et à faire réaliser les contrôles réglementaires qui garantissent la mise sous tension et le maintien de nos matériels en toute conformité.
Ce qui me rend fière, c’est de contribuer directement à la production d’électricité des Français, avec un haut niveau de sûreté et de sécurité. Mon métier est riche, varié, impressionnant techniquement. Il est accessible à toutes et tous : il ne faut pas se mettre de barrières. Nous sommes très bien formés, accompagnés, et c’est un métier compatible avec une vie de famille – je suis maman de deux enfants. »
 

Rencontre avec Fanny, responsable sous-projet, à la centrale depuis 2024 : « Je suis fière, chaque jour, de faire partie de cette aventure. »
« Quand j’ai commencé mes études, je n’imaginais pas un jour travailler dans le nucléaire. Et pourtant… c’est en poussant les portes de l’usine du Creusot (Framatome, spécialisée dans la fabrication de certains composants primaires d’une centrale nucléaire) lors de mon alternance pour un Master maîtrise des risques industriels et audit que j’ai eu un déclic. L’ampleur du site, l’énergie qui s’en dégageait, la technicité des missions : tout m’a tout de suite fascinée.
Cette première expérience a été un véritable tremplin : j’ai rejoint EDF à Belleville, où j’ai passé dix années passionnantes, comme consultante facteurs humains puis ingénieure en gestion de crise. En 2024, j’ai choisi de découvrir un autre métier, c’est pourquoi j’ai quitté Belleville pour rejoindre la centrale de Saint-Alban Saint-Maurice. J’accompagne les salariés dans l’utilisation de nouveaux outils numériques dans le domaine de la maintenance et de l’exploitation avec l’objectif d’optimiser les processus associés. C’est un métier transverse et en proximité immédiate des métiers, qui concoure à la préparation des activités incontournables d’une centrale.
Si je peux transmettre un message aux femmes, c’est celui-ci : osez. Le nucléaire est un secteur où l’on apprend tous les jours, où l’on est formé et bien accompagné. On n’a pas besoin de tout savoir pour commencer : la curiosité, l’envie, et la détermination ouvrent toutes les portes. C’est un milieu où l’on peut évoluer, s’affirmer, trouver du sens. Et je suis fière, chaque jour, de faire partie de cette aventure. »