Chaque mois, dans le cadre de la transparence, la centrale nucléaire de Gravelines publie les évènements significatifs déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Ci-dessous, les derniers évènements déclarés.
Évènements de sûreté de niveau 1
La centrale de Gravelines a déclaré un événement significatif pour la sûreté de niveau 1, le 5 février 2026. Il a été mis en ligne à disposition du public sur le site internet edf/Gravelines.
La centrale de Gravelines a déclaré un événement significatif pour la sûreté de niveau 1, le 26février 2026. Il a été mis en ligne à disposition du public sur le site internet edf/Gravelines.
Évènements de sûreté de niveau 0
- Le 1er décembre 2025, l'unité de production n°2 est en fonctionnement. Un premier groupe climatiseur est détecté indisponible.
Le 9 décembre 2025, un 2eme groupe climatiseur est mis à l’arrêt pour une maintenance annuelle. Le délai de réparation incompatible avec la conduite à tenir nécessite d’adapter l’exploitation le temps des réparations.
Une Modification Temporaire des Règles Générales d’Exploitation est alors élaborée puis validée le 31 décembre 2025. Elle prévoit la réalisation d’aucune activité liée à la fonction chauffage sur le 2eme groupe climatiseur restant et un suivi renforcé des températures des locaux concernés.
Ces mesures compensatoires empêchant la réalisation de contrôles règlementaires sur le 2eme groupe climatiseur, le 16 janvier 2026, ce climatiseur est mis à l’arrêt et un régime de consignation est posé permettant de sécuriser l’équipement avec une date d’effet rétroactive au 14 janvier 2026 correspondant au dépassement de la limite réglementaire de l’équipement sous pression associé à ce 2eme groupe climatiseur.
L’arrêt du 2eme groupe climatiseur constitue un non-respect des mesures compensatoires de la MT RGE, un indiçage de la MT RGE est amorcé afin de se remettre en conformité.
Cet événement n’a pas eu d’impact sur la sûreté des installations. Cependant, en raison d’un non-respect des STE il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 21 janvier, au niveau 0 de l’échelle INES.
- Le 19 janvier 2026, l'unité de production n°3 est en fonctionnement. Lors d’un essai périodique, une équipe détecte à 20h30 qu’un module de mesure du circuit primaire ne respecte plus un critère attendu.
À 22h02, l’astreinte choisit de ne pas modifier la configuration du circuit, sans identifier l’impact sur une alarme associée.
Le 20 janvier à 10h00, un autre essai programmé est réalisé et clôturé à 13h18.
À 14h00, les équipes constatent que l’alarme liée au module est indisponible, créant deux événements catégorisés en simultané, situation non autorisée par les règles d’exploitation. La remise en conformité, imposée sous 24 h, est immédiatement engagée et l’alarme est rétablie.
Le 21 janvier à 11h00, le module est réétalonné : les critères redeviennent conformes et le système retrouve sa configuration normale.
Cet écart n'a pas eu d'impact sur la sûreté de l'installation, la sécurité du personnel ou l'environnement. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 23 janvier, au niveau 0, en dessous de l’échelle INES.
- Le 13 janvier 2026, l’unité de production n°1 est à l’arrêt pour maintenance programmée. Une chaîne de mesure servant à surveiller le niveau neutronique du réacteur est confirmée indisponible depuis la veille, ce qui déclenche un événement imposant sa réparation dans un délai déterminé.
Dans la nuit du 14 au 15 janvier, l'élément est remplacé et les premiers contrôles sont concluants. L’événement en cours est levé.
Le 26 janvier, une réévaluation interne met en évidence que la requalification réalisée quelques jours plus tôt n’a pas été menée selon l’intégralité des prescriptions techniques applicables. L’événement est de nouveau posé.
Le 27 janvier, la chaîne est entièrement requalifiée, confirmant son bon fonctionnement. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté, l’environnement ou la santé du personnel. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 2 février, au niveau 0 de l’échelle INES.
- Le 17 janvier, l’unité de production N°1 est à l’arrêt pour maintenance. L’équipe conduite, dans le cadre de la surveillance en salle de commande, constate l’inétanchéité d’une ou plusieurs vannes sur un tronçon du circuit RCV (systeme assurant le contrôle chimique et volumétrique du circuit primaire). Après une première intervention sur cette vanne le 22 janvier, l’inétanchéité persiste et nécessite un diagnostic plus approfondi. Dans l’objectif d’identifier la vanne inétanche, l'équipe de conduite décide de fermer une nouvelle vanne le 29 janvier à 8h39. Mais cette dernière rend indisponible le dispositif d’appoint automatique du circuit primaire. A 9h29, le chef d’exploitation constate la fermeture de la vanne et demande sa réouverture immédiate. Cette Indisponibilité du dispositif d'appoint automatique pendant 50 minutes constitue un écart qui n’a pas eu d’impact sur la sureté des installations mais qui a été déclaré le 3 février 2026 à l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection au niveau 0, soit en dessous du seuil de l’échelle INES.
- Le 29 janvier 2026, l’unité de production n°2 est en fonctionnement. Des techniciens travaillent sur une partie du système électrique qui alimente différents équipements de la centrale.
Pendant cette intervention, un disjoncteur s’est ouvert automatiquement ce qui a eu pour conséquences immédiates la mise hors service de certains équipements, le changement de statut de quelques événements techniques déjà suivis par l’équipe du service conduite de la centrale et l’impossibilité d’utiliser quelques vannes automatiques, car elles n’étaient plus alimentées.
Dès que la coupure a été constatée, les techniciens ont stoppé leur intervention.
Quelques minutes plus tard, après analyse, le service conduite a réenclenché le disjoncteur, ce qui a permis de remettre le tout sous tension.
Afin d’identifier si la coupure venait d’une panne matérielle ou d’une mauvaise manipulation, l’activité a été de nouveau réalisée le 3 février février (tout en inhibant le relais de déclenchement pour se prémunir du risque de déclenchement du disjoncteur 9LGI001JA ) et a permis d’écarter la piste de l’anomalie matériel à l’origine du déclenchement.
Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l’environnement, mais il a été déclaré le 10 février à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.
Évènements de radioprotection de niveau 0
- Le 15 janvier 2025, un ingénieur en radioprotection équipé d’un radiamètre réalise sa visite terrain hebdomadaire. En circulant sur la voirie, l’appareil déclenche une alarme, signalant une élévation de l’ambiance radiologique. Le service de prévention des risques intervient alors pour établir une cartographie de la zone, identifie un point de contamination et procède à son retrait. Le même jour, une cartographie élargie est réalisée. Elle met en évidence un second point de contamination, également situé de manière très localisée sur la voirie. Bien que ces contaminations n’entraînent aucune conséquence pour la santé des salariés ni pour l’environnement de la centrale, elles constituent un écart à nos règles de radioprotection en raison d’une activité mesurée supérieure à 1 méga-becquerel. Conformément aux exigences réglementaires, cet écart a été déclaré le 19 janvier 2026 à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection au niveau 0, soit en dessous du seuil de l’échelle INES.
Évènements environnement
- La centrale nucléaire de Gravelines dispose de plusieurs installations dédiées au traitement des effluents sanitaires, appelées MiniBlocs. Après traitement et vérification de leur conformité chimique, ces effluents sont orientés vers les filières adaptées : réseau d’eaux usées et/ou station d’épuration.
Le 16 février 2026, une analyse radiologique des eaux traitées provenant de l’un des MiniBlocs a mis en évidence la présence de traces minimes de Cobalt 60, mesurées à 3,2 Bq/L. Cette concentration correspond à une dose radiologique environ 10 000 fois inférieure à la limite annuelle réglementaire applicable au public. Ce résultat conduit à considérer que certaines évacuations d’effluents réalisées début février ont pu contenir des traces de ce radionucléide artificiel.
Bien que cet écart n’ait eu aucun impact sur l’environnement, il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conformément aux exigences réglementaires applicables aux événements relevant du domaine environnemental.