Retour à l'accueil de la centrale

Chaque jour, une équipe de techniciens du laboratoire environnement de la centrale de Belleville sur Loire veille rigoureusement à un enjeu essentiel : s’assurer de l'absence d'impact des activités de la centrale sur l'environnement. Une mission de fond, menée 365 jours par an, que Hugo, technicien environnement, nous fait découvrir de l’intérieur.
 

Un principe rythme les journées : contrôler en continu l’environnement afin de garantir l’absence d’impact des activités de la centrale. Concrètement, cela se traduit par des prélèvements réguliers dans différents milieux : air, eau et sols, suivis d’analyses approfondies. C'est ce qu'on appelle la "tournée environnement".
Ces contrôles s’effectuent à des rythmes variés : certains sont quotidiens, d’autres hebdomadaires ou mensuels. Ils sont encadrés par des autorisations strictes délivrées par l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection) et peuvent faire l’objet d’inspections, programmées ou inopinées.

8h00 : Surveillance de l’air, une vigilance quotidienne

Première étape de la tournée : le contrôle de l’air. Chaque jour, les techniciens récupèrent des filtres ayant capté, pendant 24 heures, les poussières atmosphériques situées autour de la centrale.
Une fois collectés, ces filtres sont envoyés au laboratoire d’analyse de la centrale, situé à Neuvy sur Loire. Particularité du processus : l’analyse est réalisée six jours plus tard. Ce délai permet de limiter la présence des radioéléments naturels, liés à leur faible période radioactive, rendant ainsi plus représentative la potentielle présence de radioéléments artificiels.
L’ASNR dispose également de ses propres stations de prélèvement, garantissant un double contrôle.

10h00 : Surveillance de l’eau, suivre le fil de la Loire

La tournée se poursuit au fil de la Loire. Grâce à des hydrocollecteurs, des prélèvements d’eau sont effectués en amont et au point de rejet dans la Loire. L’objectif : analyser la présence éventuelle et la quantité de certains éléments, comme le cuivre et le zinc, provenant des circuits métallique de la centrale, dans lesquels l'eau circule. Leur suivi se fait via des registres réglementaires mensuels.
Une station de prélèvement située à Châtillon sur Loire permet également de suivre la présence de tritium dans l’eau. Ici, le protocole est particulièrement précis : 24 bidons sont remplacés chaque jour, puis conservés pendant 15 jours dans une armoire réfrigérée sous surveillance constante.
Chaque mois, des analyses complémentaires sont réalisées sur des boues prélevées, puis envoyées à un laboratoire prestataire agréé.
En parallèle, un radar installé sous un pont mesure en continu le niveau de la Loire. Cette donnée est vérifiée à l’aide d’une échelle limnimétrique, permettant de contrôler avec précision le débit du fleuve.

Surveillance du milieu terrestre : une vision globale

Au delà de l’air et de l’eau, la surveillance s’étend également au milieu terrestre. Chaque mois, des prélèvements d’herbe sont réalisés dans un rayon de 10 kilomètres autour de la centrale. Du lait est également collecté dans une ferme voisine.
Ces échantillons sont analysés par des laboratoires agréés, afin d’obtenir une vision complète de l’environnement.
La tournée environnement se conclut par la vérification de la radioactivité ambiante autour de la centrale. À ce jour, plus de 28 balises surveillent en continu cette donnée. Ces balises sont situées à différentes distances (clôture du site, 1 km, 5 km et 10 km).

Fin de matinée : Fin de la tournée environnement

Cette pluralité d’analyses garantit la fiabilité des résultats et une surveillance globale de l'environnement, dont la transparence du dispositif d'EDF est conforté par des contrôles et analyses de l'ASNR.