Si les deux unités de production de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire sont actuellement en fonctionnement, un arrêt programmé pour maintenance est prévu sur l’unité de production n°1 à partir de début août. Les équipes sont d’ores et déjà mobilisées pour sa préparation, notamment avec la réception de combustible neuf qui sera rechargé dans la cuve du réacteur à la fin de l’arrêt. On vous explique ! 


Depuis plusieurs mois, les équipes de la centrale de Belleville-sur-Loire sont pleinement mobilisées pour la préparation de l’arrêt programmé pour maintenance, appelé « visite partielle » de l’unité de production n°1, qui débutera en août. Cet arrêt permettra de renouveler un tiers du combustible contenu dans la cuve du réacteur, et de réaliser plus de 10 000 opérations de contrôle et de maintenance.

À la centrale de Belleville, le cœur de chacun des réacteurs, où se produit la réaction en chaîne, contient 193 assemblages combustible. A chaque arrêt programmé pour maintenance, un tiers du combustible contenu dans la cuve du réacteur est renouvelé. C’est pourquoi, quelques mois avant l’arrêt, les équipes de la centrale réceptionnent les assemblages combustible neufs, qui seront rechargés dans la cuve du réacteur à la fin de l’arrêt. 

Concrètement, comment ça se passe ?

Durant plusieurs semaines, les équipes en charge du combustible reçoivent les assemblages combustibles neufs. Le transport des assemblages combustibles se fait par la route ou le train. Peu radioactifs avant utilisation, ils peuvent être manutentionnés sans protection radiologique particulière. Chaque étape respecte des procédures strictes : les emballages contenants le combustible sont minutieusement contrôlés avant d’être rangés, un à un, dans la piscine d’entreposage du combustible (située dans le bâtiment combustible).

À la fin de l’arrêt pour maintenance, lors du rechargement de la cuve du réacteur, les assemblages combustibles neufs seront transférés dans le bâtiment réacteur, avant de procéder aux opérations de redémarrage.