Pendant un arrêt programmé pour maintenance, les opérations de chargement et déchargement du combustible mobilisent une vingtaine de professionnels autour d’un même objectif : réaliser ces activités en toute sûreté.
Au centre de ce dispositif, les chefs de chargement coordonnent l'ensemble des activités. Rencontre avec Jessica et Julien, chefs de chargement durant les opérations combustible de l’unité de production n°1, actuellement en visite partielle.
Coordonner, anticiper, sécuriser
Pendant l’arrêt programmé d’une unité de production, les opérations de manutention du combustible mobilisent près d’une vingtaine de salariés.
« Le chef de chargement est le chef d’orchestre de son équipe, mais le déchargement (ou le rechargement) du réacteur ne peut se faire sans les compétences de chacun. C’est un véritable travail d’équipe. » explique Jessica.
Toujours en binôme, les chefs de chargement s’appuient sur les pilotes des machines, le chef d’exploitation, l’ingénieur spécialiste du combustible… Chacun apporte son expertise pour maîtriser chaque étape.
« Chacun apporte son expérience, son regard et ses compétences pour que chaque étape des opérations se déroule en toute sûreté. » complète Julien.
Patience, précision, expertise
Lors de chaque arrêt, l’intégralité du cœur du réacteur est déchargée puis transférée, sous eau, du bâtiment réacteur vers la piscine d’entreposage du bâtiment combustible. Cette opération minutieuse consiste à transférer, sous eau, un à un, les 193 assemblages combustibles de la cuve du réacteur (située dans le bâtiment réacteur) vers la piscine d’entreposage du combustible (située dans le bâtiment combustible) à l’aide d’une machine de déchargement et de transfert dédiée.
« Chaque assemblage combustible mesure près de quatre mètres de hauteur. Pour autant, tout peut se jouer à quelques millimètres lors de leur manutention. Il faut savoir faire preuve de méthode, de rigueur et de sang-froid. » soulignent Jessica et Julien.
Une expérience humaine
Pour Julien, cette mission offre une expérience unique. « C’est une fierté de contribuer à la maîtrise de la sûreté durant ces opérations. »
« Quand nous exerçons cette mission, nous sortons du rythme quotidien du site. C’est enrichissant, car pendant plusieurs jours, nous nous relayons, nous sommes tous concentrés sur un seul et même objectif et cela permet de découvrir les équipes autrement. » conclut Jessica.
Il n’existe pas de parcours unique pour devenir chef de chargement. Les profils sont variés, mais tous suivent un parcours de formation interne.
Aujourd’hui, 13 chefs de chargement sont habilités et formés à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, garantissant ainsi la continuité des opérations. Ces opérations pouvant durer plusieurs heures sans interruption, les chefs de chargement et pilotes se relaient de jour, comme de nuit.