15 avr 2014

Eco-mobilité, le bus propre roule pour l’entreprise

A l’heure où les navettes mutualisées inter-entreprises se développent, B.E. Green a pris le virage vert en proposant à ses clients de substituer des navettes électriques aux bus thermiques. A la tête d’une flotte de plus de 20 bus, Patrick Mignucci, son président explique les ressorts d’une progression sensible.

Comment est née l’idée de proposer des bus électriques aux entreprises ?

Dans le cadre de notre maison mère Autocars Dominique, nous assurons le transport de salariés d’entreprises privées. Progressivement depuis 4 ans, nous avons commencé à proposer à nos clients de transformer l’exploitation de leur ligne régulière diesel par de l’électrique. C’est ainsi que nous avons créé notre filiale B.E. Green. Aujourd’hui, une dizaine d’entreprises privées et publiques ont mutualisé ce service de transport de leurs salariés. En transport public, nous avons inauguré la traverse Brancion-Commerce dans le 15e arrondissement de Paris.
Nous assurons également de nombreuses dessertes privées comme celle qui relie l’arrivée du T3 pont de Garigliano à la station RER Val de Seine et au bâtiment EOS d’Issy-les-Moulineaux. Parmi les entreprises qui ont décidé de mutualiser ce service, l’entreprise Safran s’est associée au projet, dès l’installation de son nouveau site à Issy-les-Moulineaux.

Quel est le bénéfice pour les entreprises et notamment pour Safran ?

Aujourd’hui les transports publics ne sont pas suffisamment maillés pour arriver aux portes des entreprises. Celles-ci sont obligées de financer des relais et sont également très soucieuses de réduire leurs émissions de CO2. Pour Safran qui finance entièrement une des trois navettes mutualisées avec quatre autres entreprises, cette initiative s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale. Ce service, qui améliore le quotidien des salariés, permet à lui seul d’économiser 36 tonnes de CO2 par an. Le bilan CO2 de Safran entre donc en résonnance avec ses activités industrielles qui accordent une part de plus en plus importante à l’électrique.

Comment la mobilité électrique s’intègre-t-elle de plus en plus en amont des projets ?

La gestion du dernier kilomètre intervient désormais dans tous les grands projets de construction de sites destinés à héberger des entreprises car le foncier aux abords des transports en commun s’avère de plus en plus rare. La plupart des nouveaux pôles d’activités se situent entre 2 et 4 km des points de desserte publique. Le transport électrique des salariés figure donc de plus en plus comme un argument commercial pour les futurs locataires au point que les constructeurs limitent les places de parking qui couvrent désormais 15% du nombre des collaborateurs seulement.

Quels types de partenariats avez-vous avec EDF ?

Sur le plan technologique, nous avons signé une convention dès la mise en place de notre 1er bus Zeus qui tourne pour un grand ministère depuis 2010. Fort de ses études sur les technologies de batteries, EDF nous a proposé d’installer un logiciel embarqué pour analyser le comportement du véhicule et notamment les paramètres du pack batterie (niveau d’autonomie, kWh consommés, etc). Nous travaillons également avec le pôle EDF Montagne pour recenser les besoins des stations de haute et moyenne montagne en matière de transport public propre. EDF participe activement à certaines expérimentations comme par exemple les navettes électriques de Font Romeu. Sur des régions électromobiles comme l’Ile de Ré où nous avons 9 navettes B.E. Green, EDF et ERDF assurent un accompagnement et un suivi techniques en vérifiant notamment les installations de recharge, les niveaux d’approvisionnement, etc.
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