28 sep 2017

Un lycée qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme

Au cœur des Pays-de-la-Loire, le lycée des Mauges est un bel exemple de bâtiment à énergie positive. Le choix de privilégier l’autoconsommation a influencé la conduite de ce projet neuf à tous les stades, depuis la conception jusqu’à la maintenance des équipements de production.
 
Des performances conformes au label HQE – haute qualité environnementale –, un recours optimisé à l’énergie produite sur place, une intégration architecturale poussée du dispositif énergétique… : depuis son ouverture en septembre 2015, le lycée public des Mauges (49) fait figure de précurseur.
« L’ambition de la région était de favoriser au maximum les énergies renouvelables, explique Frédérique Chézeau, gestionnaire de l’établissement. Pour y parvenir, des exigences élevées ont été appliquées à la conception des bâtiments. » La mise en place d’une isolation efficace, la création d’un puits canadien pour ventiler les locaux de manière naturelle, l’implantation de brise-soleil afin de limiter l’élévation de la température intérieure figurent au nombre des options retenues.
En plus de consommer modérément, le lycée des Mauges produit de l’électricité, grâce à ses 387 modules photovoltaïques. « Avant notre intervention sur le projet, le client avait déjà identifié, avec l’appui d’un bureau d’études, la quantité d’énergie nécessaire à la vie du lycée, indique Sylvain Viellepeau, directeur opérationnel Ouest pour EDF ENR Solaire. Sur cette base, nous avons proposé une solution reposant sur deux générateurs : l’un pour alimenter l’établissement, l’autre raccordé au réseau de distribution, valorisant 100 % de son énergie sur le réseau public d’électricité. »
 
Suivi des indicateurs en temps réel
Au fonctionnement du générateur est associée une garantie de performance. « Nous nous sommes engagés sur un ratio de performance de l’installation, c’est-à-dire le ratio entre l’énergie reçue du soleil et celle produite par les centrales », précise Sylvain Viellepeau. En cas de non-respect des objectifs cibles, des pénalités devraient être versées au client. Pour le moment, cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour. Dès la première année d’exploitation de la solution énergétique, le lycée a en effet enregistré un gain de 16 % sur ses consommations d’électricité – par rapport aux résultats envisagés dans le cadre d’une configuration n’incluant pas l’autoconsommation. Avec, à la clé, 13 000 euros d’économies.
Grâce à un outil de gestion technique centralisée, Frédérique Chézeau peut suivre l’évolution de la production et de la consommation d’énergie, toutes deux actualisées en temps réel. « J’ai également accès à une analyse chiffrée annuelle sur la production : c’est un indicateur important au plan financier et je le fais remonter jusqu’au conseil d’administration du lycée. » Avec un taux d’autoconsommation proche de 100 % et pas moins de 25 tonnes de CO2 évitées chaque année, la satisfaction est de mise !
 
C’est une des premières en France, qui ne devrait pas rester longtemps sans suite… AD Majoris, une société spécialisée dans la transformation des matières plastiques, a décidé de se lancer dans l’autoconsommation. La volonté affichée par cette PME installée à Cublize (Rhône) est de tordre le cou à l’image négative qui entoure ses activités : celle d’une industrie polluante qui génère un gros volume de déchets. L’entrée d’AD Majoris dans le giron d’un groupe international finlandais a aussi compté dans sa conversion à des pratiques éco-responsables.
Pour mener à bien son projet, l’entreprise s’est tournée vers EDF ENR Solaire. La filiale du Groupe l’a accompagnée dans l’élaboration d’une réponse à la première session des appels d’offres en autoconsommation initiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Et le dossier déposé s’est classé parmi les lauréats !
 
Une facture allégée de l’ordre de 15 %
Au second semestre 2018, AD Majoris – qui emploie 36 salariés pour un chiffre d’affaires de 12 à 13 millions d’euros – va faire poser 2 200 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture de son usine. Un investissement estimé entre 400 000 et 450 000 euros. L’installation, d’une puissance de 373 kW et mise en service par EDF ENR Solaire, pourra produire l’équivalent de la consommation d’électricité d’un village de 1 500 habitants. « D’après les estimations réalisées, la démarche devrait se traduire par une économie de 15 % sur la facture énergétique, et ce d’autant plus que EDF a conclu avec cette entreprise un contrat de fourniture du complément d’électricité spécialement adapté à son nouveau profil d’autoconsommateur – il s’agit ici encore d’une première ! » En outre, l’entreprise limitera son exposition aux fluctuations des prix de marché de l’électricité.
Avec l’évolution à la baisse du prix des panneaux photovoltaïques (qui a fait l’objet d’une diminution par dix au cours des dix dernières années), les sociétés sont de plus en plus nombreuses à vouloir miser sur l’autoconsommation.
En quête de solutions économiques pour alimenter leurs équipements de réfrigération, la grande distribution et l’agroalimentaire devraient animer le marché dans les mois à venir.  

Pour en savoir plus sur la transition énergétique :

 
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