Chaque mois, dans le cadre de son souci de transparence, la centrale nucléaire de Gravelines publie les évènements significatifs déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Ci-dessous, les derniers évènements déclarés.
Évènements de sûreté de niveau 0
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Dans la nuit du 23 au 24 avril 2026, l’unité n° 3 de la centrale de Gravelines est en fonctionnement. L’équipe de conduite réalise un essai périodique programmé pour contrôler le comportement d’un groupe électrogène de secours. Lors de cet essai, une action est effectuée avec un décalage de quelques secondes dans le temps par rapport à ce qui était prévu. Ce décalage n’a pas remis en cause le fonctionnement des équipements, mais il n’a pas permis de valider complètement les résultats du test. Par mesure de sûreté et en conformité avec les procédures réglementaires, les équipes de conduite ont procédé à la réalisation d’un nouvel essai périodique le 24 avril après midi. Ce second essai a permis de confirmer que les équipements testés étaient opérationnels et conforme aux exigences de sûreté. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l’environnement. Il a néanmoins été déclaré le 28 avril à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.
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Le 20 mars 2026, l’unité de production n°3 est en production. Dans le cadre d’un essai périodique du système de protection du réacteur, la vanne d'alimentation en vapeur de la turbopompe du système d'alimentation de secours des générateurs de vapeur se ferme de manière fortuite peu après son démarrage. Cette fermeture entraîne l’indisponibilité temporaire de cette turbo pompe. Les équipes procèdent rapidement au réarmement de la vanne, permettant ainsi de retrouver a disponibilité de la turbo pompe. L’analyse réalisée a posteriori conclut que cet événement est redevable d’un écart aux règles générales d’exploitation, bien que la conduite à tenir ait été respectée durant l’essai. Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement ou la santé du personnel. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 4 mai 2026, au niveau 0 de l’échelle INES, , soit en dessous du seuil de classement.
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Le 28 avril 2026, l’unité de production n°3 est en fonctionnement. Le 10 mai 2026, dans le cadre d’une intervention de maintenance sur des équipements électriques, une erreur de manipulation sur l’installation entraîne la perte de l’alimentation d’un des deux transformateurs auxiliaires de l’unité. Cette perte d’alimentation électrique est redevable de la pose d’un événement conformément à nos règles d’exploitation.
Après réalisation de contrôles préventifs et analyse des résultats, le transformateur auxiliaire est remis sous tension le soir même et l’événement est levé. Sans conséquence sur la sûreté des installations, de l’environnement ou du personne, cet écart a fait l’objet d’une déclaration le 12 mai 2026 auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR), au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement. -
Le 18 août 2025, l’unité de production n°1 est à l’arrêt pour une visite partielle. Durant cet arrêt programmé de maintenance, l’échange standard d’un moteur d’un groupe motopompe primaire (GMPP) est réalisé.
Le 15 février 2026, une fuite est détectée sur le GMPP concerné. Après diagnostic, celle-ci est liée à un défaut de serrage d’une bride, dû à l’utilisation d’une visserie inadaptée.
Le 16 février 2026, la visserie est remplacée et les contrôles de conformité sont effectués, avec des résultats conformes.
Ce défaut de serrage n’a eu aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, mais constitue un écart. Il a été déclaré le 15 mai 2026 à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.
Évènements génériques de sûreté de niveau 0
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Lors du fonctionnement de la turbo pompe ASG (Système d'alimentation de secours des générateurs de vapeur), un dégagement de vapeur (tout à fait normal) se produit. Cette vapeur est alors évacuée dans des endroits différents selon les configurations des sites. Pour certains d’entre eux, cette présence de vapeur déclenche la détection incendie des locaux. Le déclenchement de cette détection implique la vérification visuelle par des agents de terrain pour confirmer l’absence de feu. Sur les unités de production impaires, cette détection génère également la fermeture automatique d’un clapet coupe-feu. Lorsque les équipes réalisent des essais périodiques pendant lesquels la turbo pompe de sous tirage ASG est sollicitée, les capteurs sont inhibés pour éviter le déclenchement de l’alarme.
Cette situation de fermeture intempestive du clapet coupe-feu, a conduit EDF à déclarer à l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, le 2 avril 2026, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7, pour les réacteurs des centrales nucléaires de Blayais, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint Laurent des eaux et Tricastin. -
Les Règles générales d’exploitation sont les règles qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite du réacteur associées. Elles encadrent notamment les interventions réalisées sur les équipements contribuant à la sûreté et prescrivent, au travers du chapitre dédié aux Spécifications Techniques d’Exploitation (STE), la conduite à tenir en cas d’indisponibilité de matériels.
En septembre 2023, suite au changement de référentiel VD4 900, une anomalie d’étude a été découverte concernant la non prise en compte de débits de pompes maximums requis lors de certaines situations sur des pompes ASG (Système d'alimentation de secours des générateurs de vapeur).
Entre septembre 2023 et fin 2025 de nouveaux réglages sur les vannes de débit ont alors été réalisés sur les unités concernées pour respecter ce critère de débit maximum. En février 2026, lors d’un essai périodique il est apparu que le réglage des butées de vannes réglantes ASG n’étaient que partiellement conformes et ne répondaient pas en tout point aux exigences prescrites par les RGE.
Bien que les pompes aient toujours été disponibles, EDF a déclaré à l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, le 25 mars 2026, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7, pour les réacteurs des centrales nucléaires de Blayais, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint Laurent des eaux et Tricastin. -
Les Règles Générales d’Exploitation (RGE) sont les règles qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite du réacteur associées. Elles encadrent notamment les interventions réalisées sur les équipements contribuant à la sûreté et prescrivent, au travers du chapitre dédié aux Spécifications Techniques d’Exploitation (STE), la conduite à tenir en cas d’indisponibilité de matériels.
Lors d’un essai périodique sur ASG (Système d'alimentation de secours des générateurs de vapeur) à Saint laurent des eaux, l’exploitant constate que l’essai omet la vérification de l’apparition des alarmes ASG par débit seuil haut contrairement à ce que prescrivent les RGE. Après vérification, cette omission concerne plusieurs unités du parc.
Cet évènement a conduit EDF à déclarer à l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, le 26 mars 2026, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7, pour les réacteurs des centrales nucléaires de Blayais, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint Laurent des eaux et Tricastin.
Évènements radioprotection de niveau 0
- Le 9 septembre 2025, un échafaudage sur 2 niveaux est en place dans un local du bâtiment combustible de l’unité N°5. Une tuyauterie irradiante au niveau 2 génère une zone orange partielle. Un balisage « Zone orange » est placé aux 2 accès à l’échafaudage. A plusieurs reprises, l’échafaudage fait l’objet de modifications notamment en février 2026 où l'un des 2 accès au niveau 2 est supprimé. Le balisage ZO est alors enlevé sur cet accès. Le 29 avril, l’accès est rétabli mais le balisage ZO n’est pas replacé. Lors d’une intervention le 14 mai, les équipes détectent l’absence de balisage et corrigent l’écart. S’il n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations et la santé des travailleurs, cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection le 19 mai, au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.