Le 25 janvier 2026, l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse est en production. Un essai périodique est réalisé sur un moteur diesel de secours. Lors de cet essai, deux signaux brefs de tension basse sur une batterie sont apparus sans être détectés en salle de commande.
Le 7 février 2026, un essai de basculement du transformateur principal* vers le transformateur auxiliaire ** met en évidence un temps de transfert anormalement long sur un tableau électrique, entraînant le démarrage automatique du diesel de secours comme prévu par les règles générales d’exploitation. Les investigations techniques réalisées ensuite révèlent la défaillance d’une batterie, qui n’a pas assuré le maintien de l’alimentation du tableau électrique associé, ce qui a empêché le fonctionnement attendu de certains disjoncteurs. Les analyses permettent de dater sa défaillance au 25 janvier, mais celle‑ci n’a été détectée que le 7 février, au‑delà du délai prescrit pour ce type d’indisponibilité par les spécifications techniques d’exploitation.
L’événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté, l’environnement ou le personnel. Les autres moyens d’alimentation de secours sont restés disponibles en permanence. En raison de sa détection tardive, cet évènement été déclaré, le 24 février 2026, à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.
* Transformateur principal : transformateur qui permet d’évacuer la production électrique d’une unité de production. Quand celle-ci est arrêtée, il permet d’alimenter ses systèmes de sauvegarde avec l’énergie fournie par le réseau électrique à haute tension 400 000 V.
** Transformateur auxiliaire : fournit de l’énergie depuis une ligne à haute tension de secours (225 000 V) en cas d’indisponibilité du transformateur principal pour alimenter les systèmes de sauvegarde de l’unité de production pendant son arrêt.