Sur les centrales nucléaires, des contrôles périodiques sont régulièrement réalisés afin de vérifier le bon fonctionnement des différents systèmes et matériels. Des contrôles visuels sont donc ainsi menés pour vérifier l’état des batteries. Le rôle des batteries est d’assurer une alimentation permanente et sans coupure pendant 1 heure des tableaux électriques nécessaires au fonctionnement des matériels importants pour la sûreté.

A la suite des contrôles, il est apparu que plusieurs d’entre elles, de la marque FIAMM, n’étaient pas conformes à l’attendu et présentaient un vieillissement accéléré. Il a donc été demandé dans le cadre d’une task-force de faire un état des lieux exhaustif des batteries concernées. Par la suite, la task-force a défini une stratégie de surveillance renforcée de ces batteries et, de traitement, si besoin, des défauts observés.Dans le cas d’une perte potentielle de batterie, il resterait toujours a minima une voie électrique disponible pour assurer le repli et maintenir le réacteur dans un état sûr. 

En raison du vieillissement accéléré de ce type de batterie et ce, sur plusieurs sites, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, le 26 mars 2026, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7, pour les réacteurs des centrales nucléaire de Belleville, Blayais, Bugey, Cattenom, Chinon, Cruas, Dampierre, Golfech, Nogent, Paluel, Saint Laurent des eaux et Tricastin.