Organisé par le CPIE Rhône Pays d'Arles, le festival Dans les Bras du Rhône vient de clôturer son édition 2026. A cette occasion, la centrale nucléaire de Tricastin, partenaire de cette édition, a pu accompagner des visiteurs pour la deuxième année consécutive dans l'une de ses zones de compensation de Donzère : un laboratoire de la biodiversité à ciel ouvert.
En quoi consistait cette visite ?
Une boucle de 1,6 km sur l'ancienne carrière Joly-Lafarge, à Donzère : 17 ha d'une ancienne gravière, composée aujourd'hui de plans d'eau, de berges et de boisements, qu'EDF a renaturée pour compenser des travaux effectués pour la centrale du Tricastin. Cette zone abrite aujourd'hui une faune et une flore riches que le public a pu découvrir.
Pourquoi la centrale nucléaire de Tricastin gère-t-elle cette zone ?
Tout commence en décembre 1999 : lors d'une violente tempête, certains bâtiments de la centrale nucléaire du Blayais sont partiellement inondés. Toutes les centrales françaises tirent alors le retour d’expérience de cet événement. Au Tricastin, EDF a renforcé les digues sur la commune de Donzère, pour protéger le site contre les crues du Rhône.
Ces travaux de sécurité ont entraîné des conséquences sur la nature : 6,35 hectares d'habitats naturels impactés, comprenant 37 espèces animales : des amphibiens, des reptiles, des oiseaux et des mammifères. Ces conséquences ont alors été compensées.
Les travaux de la zone de compensation de Donzère se sont faits en deux temps à partir de 2015, car la gravière Lafarge était encore exploitée : d'abord la partie Joly, puis Lafarge. EDF a réutilisé des matériaux du chantier des digues pour adoucir les berges et créer des zones peu profondes, des mares et des annexes. Puis beaucoup d’arbres, dont les essences ont été sélectionnées avec l’aide de spécialistes externes à EDF, ont été plantés par vagues successives. Ensuite, la nature a fait son œuvre sous l'œil attentif du pôle d’ingénierie environnemental d’EDF, des équipes du Tricastin bien sûr et d'écologues externes indépendants missionnés sur ce projet. EDF maintient aujourd'hui des actions à la fois de suivi, et de gestion, notamment afin d’éviter que certaines espèces envahissantes ne se développent.
Le public présent le 9 octobre pour cette visite a pu constater ce qui était avéré dès 2018 dans les rapports d'expertise communiqués aux services de l’état : la diversité des milieux et la surveillance de leur équilibre permet le développement d'une biodiversité riche. Du castor aux cygnes, en passant par des libellules protégées dont d'ailleurs une espèce a été observé pour la première dans notre région en 2025.
Un plaisir pour les yeux et les oreilles de nos visiteurs.
Pour plus d'informations sur cette zone et les modalités de visite, contactez la centrale nucléaire du Tricastin par mail : tricastin-communication@edf.fr