Solène, alternante au service Mesure chimie et environnement, à la centrale nucléaire EDF du Tricastin, a été récompensée par le Prix des Apprentis de la Société des membres de la Légion d’honneur.


Bonjour Solène, peux-tu nous raconter ton parcours ?

Bonjour, je m’appelle Solène, j’ai vingt ans et je suis en BTS Métiers de la Mesure au lycée Les Catalins à Montélimar. J’effectue ma deuxième année d’alternance à la centrale nucléaire du Tricastin. Je travaille aux côtés de Pierre-Alexandre, en tant qu'apprentie technicienne d’essai.  Avant cela, j’ai fait un baccalauréat général, puis une licence Mathématiques avant de me réorienter vers ce BTS, plus tourné vers la pratique et qui me permet de donner du sens à ce que j’étudie en classe.

Lundi 21 septembre, tu as reçu le Prix des apprentis 2026, remis par la Société des membres de la Légion d’honneur. Que signifie-t-il pour toi ?

C’est une bonne démarche pour mettre en avant l’alternance, qui, selon moi, est un dispositif gagnant-gagnant pour l’apprenti et l’entreprise. Par ailleurs, je suis très reconnaissante que mes professeurs aient valorisé mon travail me permettant d’obtenir ce prix.

Pourquoi as-tu souhaité effectuer ton alternance au sein de la centrale du Tricastin ?

J’ai voulu rejoindre le site du Tricastin puisque je suis originaire de la région, puis mes proches m’ont beaucoup parlé du nucléaire donc cela m’a davantage poussé à postuler pour le groupe EDF.

En quoi consiste ton travail ?

Avec mon équipe, on réalise tous types de mesures sur la centrale : de la température dans les circuits industriels, au débit en passant par la pression. On prépare toute l’instrumentation (les capteurs qui sont en local) et on effectue aussi des poses et des déposes de matériels de mesure. On va vérifier que nos instruments soient justes dans nos mesures, puis réaliser des échelles de mesures jusqu’au signal, qu’on va récupérer sur un enregistreur.

Quel aspect de ton travail te passionne le plus ?

J’aime beaucoup être sur le terrain et analyser des mesures avec un œil critique dans l'interprétation de celles-ci. Le travail en binôme me plaît.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui débute dans ton domaine aujourd’hui ?

Je dirais qu’il faut être minutieux et à l’écoute. Au début, on peut se sentir « perdus », avec beaucoup de connaissances à acquérir, avec notamment des mots, des « trigrammes » spécifiques au nucléaire à connaître, mais les mois aidant, c’est beaucoup plus facile qu’on ne le pense !


Que veux-tu faire plus tard ? 

J’aimerais continuer à travailler dans le nucléaire car cela me plaît vraiment. Je m’interroge aujourd’hui à poursuivre mes études en école d’ingénieurs en alternance, me permettant ainsi de conserver un apprentissage de mes compétences sur le terrain.


Quel sport pratiques-tu à côté de tes études ?

Je fais du handball depuis douze ans et je joue aujourd’hui en National 2. J’ai donc des matchs prévus tous les week-ends. C’est une activité prenante mais qui me plaît beaucoup ! Cohésion d'équipe, dépassement, challenge, ce sont des orientations qui m'animent au quotidien.

Y a-t-il une cause ou un sujet qui te tient particulièrement à cœur ?

Oui, un sujet d’actualité, celui du sport féminin. Je trouve important de le mettre en avant. Le sport, et notamment à haut niveau, demande un niveau d'exigence et de dépassement important, qu'on soit une femme ou un homme. Les performances sont le résultat de nombreuses années de préparation, de rigueur. Cela est remarquable et mérite d'être valorisé, et d'être plus mis en lumière dans le cas du sport féminin, encore parfois trop "confidentiel" dans les médias.


Merci Solène, bonne continuation !