En 2026, la centrale met en œuvre un programme de maintenance particulièrement soutenu, avec un arrêt programmé sur chacune de ses quatre unités de production.
Après les unités 1, 2 et 4, c’est l’unité n°3 qui fait l’objet désormais d’un arrêt programmé de type Visite Partielle. Près de 12 000 activités sont planifiées durant ce rendez-vous classique dans la vie de la centrale.

Ces contrôles approfondis et ces opérations techniques majeures visent à garantir durablement un haut niveau de performance et de sûreté des installations.

 

Les 7 étapes clés d’un arrêt pour maintenance

Quel que soit le type d’arrêt programmé, sept grandes étapes incontournables jalonnent cette période particulière :

1/ La mise à l’arrêt du réacteur : après l’arrêt du réacteur, cette phase consiste à refroidir et à baisser la pression des circuits. La production de vapeur s’arrête, entraînant l’arrêt de la turbine et de l’alternateur.

2/  L’ouverture de la cuve : pour accéder au combustible situé dans le bâtiment réacteur, il faut ouvrir et enlever le couvercle de la cuve à l’aide d’une machine spécifique. 

3/ Le déchargement du combustible : une fois sorti de la cuve, le combustible transite via un « tunnel immergé » vers une piscine réservée à cet effet dans le bâtiment combustible.

4/  Le réacteur est complètement déchargé : dans le bâtiment réacteur, il n’y a plus de combustible ; les opérations de maintenance et de contrôle peuvent commencer au sein du bâtiment. Les activités sont par ailleurs déjà lancées dans les autres bâtiments.

5/  Le rechargement du combustible : le combustible est transféré de la piscine du bâtiment combustible vers la piscine du bâtiment réacteur. 

6/  La fermeture du circuit primaire et la mise sous vide : la cuve est refermée. La mise sous vide du circuit primaire permet d’extraire l’air emprisonné dans les tubes des générateurs vapeurs et de remplir complètement l’ensemble du circuit primaire avant chauffage.

7/  Le redémarrage du réacteur : après avoir effectué les nombreux essais de fonctionnement et obtenu l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire et radioprotection, le réacteur peut être redémarré puis sa puissance augmentée jusqu’à 100%.