Vendredi 28 août 2026 à 23h30 , les équipes ont procédé à l’arrêt de l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin.
Cet arrêt programmé dit « visite partielle » va permettre de réaliser des opérations de contrôle et de maintenance et de renouveler un quart du combustible*.
Les salariés d’entreprises partenaires sont mobilisés aux côtés des équipes de la centrale pour réaliser toutes les activités prévues. 
Parmi les chantiers notables : le pont de manutention dans le bâtiment réacteur sera rénové, des travaux seront réalisés en salle des machines sur la turbine et de nombreux travaux de robinetterie auront lieux. 

Cet arrêt intègre 60 modifications dites de « phases B et B complémentaires » qui s’inscrivent dans le cadre du 4e examen périodique du réacteur.

Les unités de production n°1, 2 et 4 sont en fonctionnement et alimentent le réseau électrique national.

*Le cœur du réacteur contient 157 assemblages de combustible.


Encadré 

4e réexamen périodique de sûreté : un programme industriel en plusieurs phases.


Au vu du nombre et de leur importance, les modifications pour tendre vers le niveau de sûreté des réacteurs de troisième génération (type EPR) sont échelonnées dans le temps et scindées en plusieurs phases.

    · La phase A s’est déroulée en 2022 sur l’unité de production n°3. Elle intègre la réalisation de la 4e visite décennale (VD4) de l’unité de production n°3. Elle comprend les principales modifications liées à la sûreté, avec une prédominance des travaux dans les domaines électriques et contrôle-commande (par exemple la création d’une alimentation électrique de secours supplémentaire via les Diesels d’Ultime Secours – DUS) mais surtout trois modifications notables : l’installation d’un récupérateur de corium, le dispositif ultime d’aspersion de l’enceinte, et enfin un système conçu pour assurer le refroidissement des assemblages combustible en cas de perte du système de refroidissement principal des piscines du bâtiment combustible.

    · Les phases B et B complémentaires complètent les améliorations de sûreté de la phase A. Les modifications visent à renforcer encore plus la robustesse des installations face à des niveaux d’agressions externes d’origine naturelle: séisme, tornade, vent, foudre, inondation… La mise en œuvre de moyens de protection additionnels contre les risques climatiques et le renforcement des équipements à la tenue au séisme se poursuivront dans le cadre des « phases B et B complémentaires".  Par exemple, une protection contre le risque de tornade sera installée sur le réservoir d’eau qui sert à refroidir la piscine combustible.