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En 2026, la centrale nucléaire du Bugey mènera un programme industriel particulièrement structurant, avec un arrêt pour « simple rechargement » et deux « visites partielles », répartis sur les unités de production 5, 2 et 3. 

Ces opérations programmées de maintenance, indispensables à un fonctionnement en toute sûreté des installations, mobiliseront des centaines de professionnels du site et de ses entreprises partenaires.

Premier rendez-vous dès le 28 février : l’arrêt de l’unité de production n° 5

L’unité de production n° 5 est la première à s’être arrêtée, le 28 février, pour un arrêt programmé dit de « simple rechargement ». Cet arrêt prévoit notamment :

  • l’ouverture de la cuve du réacteur pour renouveler une partie du combustible ;
  • des examens approfondis sur les générateurs de vapeur ;
  • la vérification d’équipements du circuit primaire ;
  • des contrôles non destructifs permettant d’assurer la bonne tenue des soudures et composants.

Printemps : une Visite Partielle pour l’unité de production n° 2

À compter du 2 mai, l’unité de production n° 2 entrera en « Visite Partielle », un arrêt plus conséquent qu’un simple rechargement et visant à inspecter en profondeur un grand nombre de matériels. Le programme comprend :

  • une inspection spécifique de la cuve du réacteur ;
  • des contrôles renforcés sur le circuit primaire ;
  • des travaux de maintenance sur les soupapes des tuyauteries vapeur ;
  • une épreuve hydraulique du système de sauvegarde « EAS‑Ultime », un équipement conçu pour renforcer les capacités de refroidissement du bâtiment réacteur en situation exceptionnelle ;
  • des examens télévisuels des générateurs de vapeur.

Fin d’année : une Visite Partielle « Phase B » sur l’unité de production n° 3

L’unité de production n° 3 s’arrêtera à partir du 7 novembre, également pour une Visite Partielle, mais intégrera un volume important de modifications de sûreté de la Phase B du 4ème réexamen périodique. Au programme :

  • renforcement de matériels dits « noyau dur », capables de résister à des événements extrêmes comme un séisme majeur ;
  • création d’un nouveau système d’alimentation de secours pour les générateurs de vapeur ;
  • épreuves hydrauliques de plusieurs systèmes ;
  • examens vidéo internes des générateurs de vapeur ;
  • travaux de robinetterie sur le circuit primaire.

Une mobilisation humaine d’envergure

Ces trois arrêts successifs feront appel à plusieurs milliers d’heures de travail et mobiliseront les équipes EDF, mais aussi des centaines de salariés d’entreprises partenaires, implantées dans la région et en France.
Chaque intervention fait l’objet d’une préparation minutieuse, intégrant exigences de sûreté et de radioprotection.