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Les événements déclarés à l'ASNR en décembre 2025

Chaque mois, dans un objectif de transparence, la centrale nucléaire de Saint-Laurent publie les événements significatifs (sûreté, radioprotection, environnement, transport) déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Les événements sûreté et radioprotection sont classés selon l'échelle INES de 0 à 7. 
 
Sûreté

2 décembre 2025 (niveau 0)
La centrale a déclaré un événement sûreté à l'ASNR en raison d'une indisponibilité de 45 secondes du refroidissement d'un circuit de réfrigération* de l'unité n°1. Une erreur de manipulation lors d'un essai périodique a engendré ce défaut sans conséquence sur la sûreté des installations. L'essai a été repris et aucune élévation de la température de l'eau du circuit a été constatée au cours de ces 45 secondes. 
* Le circuit de refroidissement intermédiaire (RRI) d’une centrale nucléaire permet de refroidir, en fonctionnement normal comme en situation accidentelle, l'ensemble des matériels et fluides des systèmes auxiliaires et de sauvegarde du réacteur. Le circuit RRI, composé de deux voies redondantes (voie A et B), est situé principalement à l'extérieur de l'enceinte de confinement. 

9 décembre 2025 (niveau 0 et commun à plusieurs centrales EDF)
Au sein d’EDF, la maîtrise du risque incendie fait appel à un ensemble de dispositions prises à la conception des centrales nucléaires ainsi qu’en exploitation. Ces dispositions sont complémentaires : la prévention à la conception, la prévention en exploitation et l’intervention. La prévention à la conception est notamment assurée par la sectorisation des locaux, qui vise à contenir la propagation du feu et à limiter les rejets de matières radioactives ou dangereuses. En 2020, des anomalies ont été observées à la centrale nucléaire de Belleville au niveau du calfeutrement de traversées concourant à la sectorisation incendie. A la suite de la détection de ces anomalies, il a été décidé de réaliser des expertises sur ces mêmes matériels sur l’ensemble du parc nucléaire d’EDF (hors Flamanville 3), afin de vérifier leur capacité de résistance au feu. A ce stade, entre 130 et 230 traversées par unité de production ont été expertisées sur les sites de Belleville, du Blayais, de Cruas-Meysse, de Golfech, de Dampierre et de Saint-Laurent (B1). S’il a été estimé que beaucoup d’entre elles présentent une ou plusieurs anomalies, la majorité des anomalies n’a pas d’impact sur la résistance au feu. Les anomalies à impact potentiel (en faible nombre) ont fait l’objet de maintenance. Cet événement n’a pas eu d’impact sur la sûreté des installations, aucun incendie ayant affecté la sectorisation n'étant survenu ces dix dernières années. Il a cependant donné lieu à la déclaration à l’ASNR d’un événement significatif de sûreté, au niveau 0 de l’échelle INES pour les réacteurs concernés des centrales nucléaires de Belleville, Dampierre et Cruas-Meysse (le 5 septembre 2024). A la suite des expertises réalisées sur les sites de Blayais, Golfech et Saint-Laurent, cette déclaration d’événement a été réindicée le 9 décembre 2025.

31 décembre 2025 (niveau 1 et commun à plusieurs centrales EDF)
EDF réalise sur l’ensemble des réacteurs des contrôles réguliers dans l’objectif de vérifier le maintien en bon état des équipements.
Les équipements sont fixés au sol ou aux murs par des dispositifs appelés ancrages (chevilles et dispositif de fixation). Les « Programmes de Base de maintenance Préventive Ancrages » (PBMP) définissent les contrôles de maintenance à réaliser de manière préventive sur les ancrages de matériels identifiés comme étant importants pour la sûreté. Ces contrôles consistent à vérifier visuellement d’anomalies sur l’ancrage ou le dispositif de fixation. Les contrôles des « PBMP ancrages » du réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin et du réacteur 2 de la centrale nucléaire du Bugey sont terminés. Toutes les anomalies relevées ont été traitées (nombre de chevilles, diamètre d’une cheville, implantation des chevilles, …). Les contrôles des « PBMP Ancrages » se poursuivent sur les autres réacteurs du Parc. EDF considère que ces contrôles ne remettent pas en cause la fonctionnalité des équipements. A ce stade, EDF considère toutefois que les différences identifiées par rapport au plan sur ces ancrages et la justification du fait que cette différence est acceptable, n’ont pas fait l’objet d’une traçabilité adéquate au moment de la réception des équipements lors de la construction. Pour cette raison et à titre conservatif, EDF a déclaré le 21 septembre 2021, à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif pour la sureté à caractère générique pour les centrales nucléaires du Tricastin et du Bugey au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7. Cet événement est mis à jour au premier trimestre de chaque année depuis 2022, afin d’intégrer les réacteurs ayant terminé les contrôles des « PBMP Ancrages » et cela jusqu’au solde de la réalisation de ces contrôles pour l’ensemble des réacteurs du parc nucléaire. Ainsi, au premier trimestre 2024, en plus des centrales du Tricastin et du Bugey, les centrales de Gravelines, Dampierre, Blayais, Chinon, Cruas, Belleville et Civaux sont également concernées par cet évènement. Au 31 décembre 2025, en plus des centrales du Tricastin, du Bugey, de Gravelines, Dampierre, Blayais, Chinon, Cruas, Belleville et Civaux, les centrales nucléaires de Saint-Laurent, Cattenom, Flamanville (hors Flamanville 3), Golfech, Nogent, Paluel, Penly, Saint-Alban et Chooz sont également concernées par cet événement. 


Environnement

30 décembre 2025 (niveau 0)
La centrale de Saint-Laurent dispose d’un circuit qui a pour fonction de collecter et d’évacuer les eaux pluviales, ainsi que des effluents issus de la production d’eau déminéralisée nécessaire au bon fonctionnement de l’installation. Le 23 décembre 2025, les équipes d’exploitation présentes en salle de commande ont constaté le non démarrage de deux pompes de ce circuit situé hors zone nucléaire. Ce dysfonctionnement a entraîné le débordement des réservoirs de collecte des eaux du circuit, ainsi que le noyage de deux autres pompes, avec la présence de traces d’huile dans l’eau. Conformément aux procédures, des opérations de pompage et de vidange ont immédiatement été engagées, tout comme la mise en place d’un obturateur destiné à contenir l’écoulement d’eau vers l’extérieur. En parallèle, des prélèvements d’eau ont été réalisés au niveau de la station de rejet et envoyés à un organisme extérieur pour analyse. Les résultats des analyses ont mis en évidence un dépassement ponctuel de la limite réglementaire en hydrocarbures au niveau de la station de rejet, avec concentration maximale de 16 mg/L sur une durée d’environ une heure, pour une valeur limite réglementaire fixée à 10 mg/L. Cet événement n’engendre pas de risque pour les personnes et l’environnement car l’huile en question n’est pas classée dans la catégorie des substances dangereuses mais il a été déclaré à l’ASNR en raison de ce dépassement ponctuel du seuil autorisé.