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ÉVÉNEMENT SIGNIFICATIF ENVIRONNEMENT 

1er/02/2024 : Comme toutes les centrales nucléaires, la centrale de Saint-Alban Saint-Maurice a besoin d’eau pour le fonctionnement et le refroidissement de ses installations. Cette eau est prélevée dans le Rhône et intégralement restituée en aval. Ces prélèvements et rejets sont strictement encadrés par une décision de l’Autorité de sûreté nucléaire.  Ce texte réglementaire, propre à la centrale de Saint-Alban Saint-Maurice, fixe les limites et conditions de prélèvement et de rejet de l’eau du Rhône, ainsi que des effluents liquides produits dans le cadre de l’exploitation du site. Dans ce cadre, deux stations de mesure, positionnées à l’amont et à l’aval de la centrale, permettent de mesurer en continu le débit du cours d’eau.     
En janvier 2024, le service Technique et Environnement a mis en évidence que depuis 2016, le débit de référence pris en compte par la centrale dans la surveillance des rejets liquides, était mesuré par un capteur situé en aval de la centrale. Or, la décision ASN demande que soit pris en compte le débit mesuré en amont. Dès détection, le capteur de débit amont a été considéré comme le capteur de référence. 
L’analyse réalisée a posteriori sur les rejets liquides réalisés depuis 2016 a démontré que cette inversion du capteur de référence n’a pas eu d’impact réel sur l’environnement, le débit du Rhône étant, en moyenne journalière, similaire à l’amont et à l’aval du site. 
Cette situation, qui constitue un écart à la règlementation environnementale, a été déclarée à l’Autorité de sûreté nucléaire le 14 février 2024 comme un événement significatif environnement. 

ÉVÉNEMENTS SIGNIFICATIFS SÛRETÉ 

Janvier 2024 - Le risque séisme fait partie des agressions externes prises en compte par les centrales nucléaires, dès la conception des installations, au même titre que les inondations, les vents violents ou la foudre par exemple. En cas de séisme, des matériels (pompes, vannes …) doivent pouvoir continuer à assurer leur fonction pour garantir la sûreté de l’installation. Pour cela, ils ne doivent pas être percutés par des équipements situés à proximité (échelles, échafaudages, armoires électriques ….). Ces matériels non nécessaires à la sûreté, appelés « agresseurs », doivent selon les cas être fixés, arrimés, protégés ou suffisamment éloignés de leur « cible » potentielle. 

Lors d’une visite sur le terrain, le référent du domaine a constaté que le remplacement récent de 10 robinets d’incendie armés (RIA) n’avait pas pris en compte ce risque. En cas de séisme, certains robinets sont susceptibles d’endommager du matériel de sûreté situé à proximité. Cette situation constitue un écart aux règles d’exploitation. Dès détection, les RIA concernés ont été mis en conformité. Cet écart n’a eu aucun impact réel sur les installations, aucun séisme n’étant survenu depuis le remplacement de ces équipements. A titre préventif, un contrôle exhaustif de l’ensemble des robinets à incendie installés sur les deux unités a été engagé. 

Janvier 2024 – Dans le cadre de la visite partielle réalisée en 2023 sur l’unité de production n°1, les équipes de maintenance ont réalisé un contrôle visuel préventif de tous les composants d’une des pompes du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt (*). Ce contrôle a mis en évidence des défauts sur certains de ces composants. Dès détection, ils ont été remis en conformité et testés avec succès. L’analyse a posteriori de cet événement a conclu que les anomalies détectées sur ces matériels importants pour la sûreté constituent un écart aux règles d’exploitation et aux exigences de qualification associées. Cet écart n’a eu aucun impact réel sur l’installation car le matériel redondant est toujours resté disponible. 

(*) quand le réacteur est à l’arrêt, des pompes continuent d’assurer le refroidissement pour évacuer la puissance résiduelle générée par les assemblages combustible. 

16/02/2024 – Sur l’unité n°1 en puissance, un technicien d’exploitation s’apprête à débrancher l’alimentation électrique d’une pompe du circuit secondaire, en vue d’une opération de maintenance programmée. Une manœuvre inappropriée de l’intervenant conduit à débrancher l’alimentation électrique d’une des 4 pompes du circuit primaire, ce qui entraîne l’arrêt automatique du réacteur, conformément aux dispositifs de protection et de sûreté. La pompe a été aussitôt remis en service et l’installation a été redémarrée dans la journée et reconnectée au réseau électrique, en toute sûreté. La sollicitation d’une protection du réacteur constitue un écart aux règles d’exploitation. Celui-ci n’a eu aucun impact réel sur l’installation car la séquence d’arrêt automatique s’est déroulée conformément aux procédures.