Le 2 janvier 2026, l’unité de production n°1 a été déconnectée du réseau afin de débuter sa 4ème visite décennale.
Le 12 janvier, lors d’une manœuvre d’exploitation, une équipe en charge du pilotage du réacteur constate que 2 vannes du circuit d’injection de sécurité (RIS)* ne répondent pas comme à l’attendu : le déclenchement à distance depuis la salle de commande est en effet indisponible.
Les investigations mettent en évidence que c’est une activité de consignation** réalisée le 9 janvier qui a rendu ces deux vannes indisponibles.
Bien que leur manœuvre restait possible manuellement directement depuis leur armoire électrique en cas de besoin, les spécifications techniques d’exploitation (STE), qui recueillent l’ensemble des règles à respecter pour le pilotage de l’installation, précisent que ces deux vannes devaient être disponibles et commandables depuis la salle de commande, compte tenu de la configuration du réacteur au moment de l’événement.
La consignation est aussitôt levée et les vannes sont de nouveau rendues disponibles.
Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ou l’environnement.
La direction de la centrale a néanmoins déclaré à l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection cet événement significatif sûreté au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7, en raison de la détection tardive du non-respect des STE (Délais de détection et de remise en état supérieur aux 24h imposées par les STE).
*Le circuit d’injection de sécurité (RIS) qui permet d’injecter de l’eau borée dans le cœur du réacteur afin de stopper la réaction nucléaire et de maintenir le volume d’eau dans le circuit primaire en cas d’accident de perte de réfrigérant primaire.
** La consignation consiste à mettre en sécurité l’installation afin de permettre la réalisation des interventions de maintenance en toute sécurité (hors électricité et hors fluide).