Chaque mois, dans le cadre de son souci de transparence, la centrale nucléaire de Gravelines publie les évènements significatifs déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Ci-dessous, les derniers évènements déclarés.

Évènements de sûreté de niveau 0

  •  Le 21 mars 2026, l'unité de production n°1 est en fonctionnement. Dans ce cadre, un essai périodique du système de protection du réacteur est réalisé. Au cours de cet essai, un dégagement de vapeur apparaît lors du démarrage d’un équipement, entraînant l’activation de la détection incendie et la fermeture automatique d’un clapet coupe‑feu. Cette situation conduit à une indisponibilité temporaire d’une partie du système d’alimentation de secours des générateurs de vapeur (ASG*). Les équipes appliquent les règles de conduite prévues et la situation est rapidement rétablie après réouverture du clapet.
    Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations. Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.
    *système ASG : circuit d’alimentation de secours des générateurs de vapeur qui intervient en cas de défaillance du circuit d’alimentation normale des générateurs de vapeur pour évacuer la puissance résiduelle du cœur du réacteur et refroidir le circuit primaire. Ce circuit est équipé de plusieurs systèmes de pompes redondantes.

 

  • Le 12 mars 2026, l’unité de production n°6 est à l’arrêt afin de procéder à une opération de maintenance sur une tuyauterie du circuit d'injection de sécurité. Un essai périodique de sûreté de ce système d’injection est réalisé, conformément aux conditions requises et aux exigences calendaires. Le 19 mars 2026, un second essai est néanmoins effectué alors qu’il n’était pas requis, le premier essai ayant déjà couvert les exigences réglementaires. Cet écart aux règles générales d’exploitation n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations. Il a été déclaré le 31 mars 2026 à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.

 

  • le 5 avril à 18h59, l'unité de production n°2 est couplée au réseau électrique national. Les opérateurs débutent la montée en puissance pour passer au-delà des 40% à 20h50, alors que le contournement Global Turbine au Condenseur* est resté en mode manuel. Les vannes ne peuvent ainsi pas manœuvrer de manière automatique. Elles sont alors considérées comme indisponibles, ce qui constitue un écart à nos règles d'exploitation. Même s'il n'a pas eu de conséquence sur la sureté des installations, il a été déclaré le 8 avril 2026 à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.
    *le système de contournement de la turbine au condenseur (GCT-c) a pour rôle d’évacuer la vapeur produite par les générateurs de vapeur vers le condenseur, dans certaines phases d’exploitation normales ou dégradées du réacteur, notamment en cas d’indisponibilité de la turbine. Ce système permet alors de limiter la température et la pression du circuit secondaire.

 

  • Le 4 avril 2026, l’unité de production n°4 est à l’arrêt programmé pour rechargement. Un essai périodique visant à vérifier le bon fonctionnement du basculement automatique des alimentations électriques internes est engagé. Lors cet essai, les équipes constatent que certaines informations attendues ne sont pas correctement transmises au système de contrôle. L’essai est alors interrompu. Le diagnostic met en évidence une inversion de câblage sur des entrées de mesure, issue d’une préparation incomplète.
    Les équipes procèdent immédiatement à la remise en conformité du câblage. L’essai est ensuite réalisé à nouveau et se déroule conformément aux exigences techniques.
    Cet événement, détecté et corrigé rapidement, constitue un écart qui n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement ou la santé du personnel. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 8 avril 2026, au niveau 0 de l’échelle INES.

 

Évènement environnement

  • Dans le cadre du suivi environnemental réglementaire, un prélèvement a été réalisé le 18 mars 2026 sur un émissaire* et analysé par un laboratoire extérieur. Ce prélèvement a mis en évidence un dépassement de la valeur autorisée en hydrocarbures, avec une concentration mesurée à 15 mg/L, pour une valeur réglementaire fixée à 5 mg/L.
    Des contrôles ont immédiatement été effectués, comprenant la vérification du filtre oléophile situé à proximité de l’émissaire ainsi qu’une inspection terrain. Aucune anomalie, ni trace de pollution ou de déversement, n’a été constatée.
    Un second prélèvement, réalisé le 1er avril 2026, a également mis en évidence un dépassement sur l’émissaire, avec une concentration mesurée à 13 mg/L. L’événement déclencheur à l’origine de ces écarts est actuellement en cours d’analyse.
    Bien que cet écart n’ait eu aucun impact sur l’environnement, il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conformément aux exigences réglementaires applicables aux événements relevant du domaine environnemental.
    *Un émissaire est un ouvrage par lequel un effluent est évacué vers le milieu extérieur.