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Le 22 mars c'était la journée mondiale de l'eau ! 

Le saviez-vous ? L’eau est une ressource nécessaire au fonctionnement des centrales nucléaires et partagée avec de nombreux acteurs : optimiser sa gestion et concilier les usages sont donc des préoccupations importantes pour EDF. A la centrale de Gravelines, cette eau prélevée dans la mer pour son refroidissement et dans le canal de Bourbourg pour sa production. Lumière sur ces usages. 

Quel est le rôle de l’eau pour l’installation ?

L’eau est indispensable à la production d’électricité nucléaire puisqu'elle est utilisée pour chacun de ces 3 circuits distincts que sont le circuit primaire, le circuit secondaire et le circuit de refroidissement. En effet, une centrale en fonctionnement utilise trois circuits d’eau indépendants : 

Le circuit primaire pour extraire la chaleur : c’est un circuit fermé parcouru par de l’eau sous pression (155 bars) et à une température de 300°C. L’eau passe dans la cuve du réacteur, capte la chaleur produite par la réaction de fission du combustible nucléaire et transporte cette énergie thermique vers le circuit secondaire au travers des générateurs de vapeur. 

Le circuit secondaire pour produire la vapeur : c’est lui qui contient l’eau qui, transformée en vapeur, va entraîner la turbine de l’alternateur et produire de l’électricité.

L’eau utilisée dans les circuits primaire et secondaire est une eau dite "industrielle", non potable, qui provient du canal de Bourbourg et qui est fournie par la société Suez Eau France SAS.

Un troisième circuit, appelé "circuit de refroidissement" : il sert à évacuer la chaleur et peut être de deux types : ouvert ou fermé. La centrale de Gravelines est équipée d’un circuit de refroidissement de type ouvert, alimenté par l'eau de la Mer du Nord. Cette eau est directement pompée en mer via un canal d’amenée, elle est filtrée, puis elle circule dans les tubes du condenseur où elle est légèrement réchauffée, avant d’être intégralement restituée à la mer via un canal de rejet.

Quelle quantité d’eau de mer est utilisée ?

Annuellement, en moyenne, le volume d’eau nécessaire au fonctionnement du circuit de refroidissement d'un réacteur est d’1 milliard de mètres cubes soit respectivement un besoin de 6 à 160 litres d’eau prélevés pour produire 1 kWh. Que les tranches de la centrale soient en fonctionnement ou à l’arrêt, la grande majorité de l’eau prélevée (quasiment 100%) est restituée à sa source, c’est-à-dire au milieu naturel à proximité du point de prélèvement.

A titre d’exemple, en 2024, la centrale de Gravelines a utilisé près de 6,3 milliards de md’eau de mer pour le refroidissement de ses 6 réacteurs et plus de 99,9 % de cette eau a ensuite été restituée dans son milieu aquatique. 

Comment est assurée la surveillance de l’eau et de l’environnement en général ?

À la centrale de Gravelines, 60 personnes travaillent à la maîtrise des impacts de l’exploitation et à la surveillance de l’environnement autour du site. Ainsi ce sont plus de 3 700 prélèvements et près de 12 900 analyses qui sont réalisés chaque année. Chaque jour lors de la tournée environnement, des prélèvements d’eau de pluie, d’eau de mer et d’air sont réalisés et analysés au sein des laboratoires de la centrale. 

Cette surveillance est complétée par des laboratoires externes tels que l’IFREMER dans le cadre de la surveillance du milieu marin et l’IRSN dans le cadre de la surveillance radio-écologique des milieux terrestres et marins.

Nous mettons à disposition chaque mois ces résultats sur le site internet d’EDF, ils sont également disponibles dans le rapport environnement annuel du site et sur le site du Réseau National de Mesure de la radioactivité de l’Environnement.

Le saviez vous ?

A la centrale de Gravelines, quelques mde l’eau de mer que nous utilisons sont fournis à la ferme Aquacole voisine : légèrement réchauffée dans nos installations, celle-ci convient parfaitement à l’élevage de poissons. Également, une autre partie de cette eau est acheminée par voie sous-marine jusqu’au terminal méthanier de Dunkerque LNG et permet de gazéifier le gaz naturel liquéfié. Une économie de 500 000 tonnes de CO2 est ainsi réalisée !