Au cœur de la centrale nucléaire EDF de Golfech, les femmes et les hommes du service conduite veillent chaque jour sur les installations. Rencontre avec Maxime Val, technicien d’exploitation, dont le parcours et les missions de terrain illustrent l'exigence et la polyvalence des métiers du nucléaire.
De la prévention des risques à l'exploitation
Entré à la centrale de Golfech en 2012, Maxime Val a d'abord passé dix années au sein du Service Prévention des Risques. Une première expérience professionnelle qui lui a permis d'acquérir une solide culture de la sécurité des intervenants et de l'analyse des risques sur le terrain. Désireux d'évoluer et de relever de nouveaux défis, il a choisi de s'orienter vers les métiers de la production en rejoignant le service conduite en tant que technicien d’exploitation.
La surveillance et le pilotage des installations au cœur des missions
Pour Maxime, aucune journée ne se ressemble, mais toutes débutent par le même rituel indispensable à la sûreté nucléaire : la ronde d'observation.
« On passe partout pour vérifier que le matériel fonctionne comme il faut. »
Sur le terrain, ses missions opérationnelles s'articulent autour de la performance et de la disponibilité des matériels :
- La préparation des interventions : Maxime réalise la mise en service ou le retrait de matériels afin de permettre aux équipes de maintenance de travailler sur les installations dans des conditions de sécurité optimales.
- Les contrôles périodiques : il procède régulièrement à des essais sur les matériels et les systèmes, normalement à l'arrêt, pour s'assurer de leur parfaite conformité et de leur fonctionnement en cas de besoin.
- Le pilotage des circuits : à travers des opérations de lignage, il modifie la configuration des circuits pour adapter en continu l'état des installations aux nécessités de la production d'électricité.
Équipier d'intervention : un engagement pour la sécurité de tous
En parallèle de ses missions courantes de technicien d'exploitation, Maxime intègre également l’équipe d’intervention de la centrale. Qu’il s’agisse d’un secours à personne, d’un départ de feu ou d’un risque environnemental, il est formé pour intervenir immédiatement en renfort.
Cette double casquette exige une grande réactivité, du sang-froid et un respect absolu des procédures d'urgence pour protéger le personnel, l'environnement et l'outil industriel. « On peut changer de casquette assez facilement et plusieurs fois dans la journée », souligne-t-il.
Tous les sens en éveil pour anticiper
Le métier de technicien d’exploitation demande une attention de chaque instant et une forte capacité d'analyse. Sur le terrain, l'évaluation de l'état des installations passe par l'utilisation de tous les sens : observer les paramètres, vérifier les composants au toucher ou détecter un bruit anormal à l'oreille. Chaque action est mesurée et pesée, car elle a un impact direct sur le comportement des installations et la sûreté du site.
Pour Maxime, se sont ces défis techniques, associés à la collaboration avec tous les autres spécialistes et métiers de la centrale, qui font la richesse de son quotidien.
« Si vous êtes curieux et que vous avez envie de progresser dans plein de domaines différents, je vous recommande de venir à la centrale, voir ce qu’il se passe. »
À travers le témoignage de Maxime, la centrale nucléaire EDF de Golfech réaffirme sa mission : s'appuyer sur le professionnalisme et la rigueur de ses équipes pour produire, en toute sûreté, une électricité bas carbone.