En février 2026, la Direction de la centrale nucléaire de Golfech a déclaré 3 événements significatifs à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR). Ces événements n’ont pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ni l’environnement.
Sûreté :
- Evénement déclaré le 05 février (niveau INES 0) – Réalisation d’un essai en dehors du cadre réglementaire
Le 1er février, un essai périodique sur le système de ventilation générale du bâtiment des auxiliaires nucléaires (DVN) de l’unité de production n°2 est lancé. Celui-ci est interrompu en raison de l’absence sur place d’une partie du personnel nécessaire à sa réalisation. L’essai reprend plus tard et les critères sont satisfaits ; le débit d’air à la cheminée du bâtiment des auxiliaires nucléaires est conforme aux spécifications techniques d’exploitation. Pour autant, conformément au cadre réglementaire, l’essai périodique aurait dû être réalisé en une seule fois.
Cet évènement n’a eu aucun impact réel sur la sécurité du personnel et la sureté des installations. Il a toutefois été déclaré le jeudi 5 février 2026 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR), au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.
- Evénement déclaré le 12 février (niveau INES 0) – Défaut fugitif d’une mesure d’une chaine puissance réacteur
Le 8 février 2026, un essai est réalisé après des travaux de rénovation sur des systèmes de mesure de puissance du réacteur n°2. Les vérifications sont effectuées sur l’ensemble des chaînes de mesure et les résultats sont conformes.
Quelques minutes après la remise en conformité de l’installation, un intervenant remet en place un cache métallique sur un connecteur de test. À ce moment précis, une alarme se déclenche et une baisse fugitive de la puissance du réacteur sur l’une des 4 chaines de mesure de puissance est observée. Ce défaut est dû à un faux contact électrique provoqué involontairement lors de la manipulation du connecteur. Ce contact parasite a perturbé le signal électrique transmis par un capteur, ce qui a généré une fausse information de baisse de puissance et le déclenchement automatique d’alarmes.
Cet événement n’a eu aucun impact sur la sécurité du personnel et la sûreté des installations. Toutefois, il a été déclaré le mercredi 11 février 2026 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR), au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7.
- Evénement déclaré le 17 février (niveau INES 0) – Indisponibilité temporaire d’un dispositif de surveillance
Le 11 février, le réacteur n°2 est en fonctionnement, connecté au réseau électrique national. Sa puissance a atteint 100% ce qui nécessite la mise à jour des paramètres (KH, KB) dans 4 unités identiques d'acquisition et de traitement pour la protection du réacteur (UATP). Lors de ces opérations, une défaillance a conduit à l’inhibition d’une UATP. La mise à jour des paramètres a pour autant été poursuivie. C’est alors qu’une alarme apparait concernant un défaut de surveillance des distributions de puissance (ESDP). La conduite à tenir dès l’apparition de cette alarme a été respectée.
Cet événement n’a eu aucun impact sur la sécurité du personnel et la sûreté des installations. En cas de besoin, les protections du réacteur étaient toutes disponibles. Toutefois, il a été déclaré le mardi 17 février 2026 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR), au niveau 0 de l’échelle INES, qui en compte 7.
- Evénement déclaré le 23 février (niveau INES 1) – Anomalie de conception identifiée lors d’un contrôle de maintenance préventive
EDF réalise sur l’ensemble des réacteurs des contrôles réguliers dans l’objectif de vérifier le maintien en bon état des équipements. Les équipements sont fixés au sol ou aux murs par des dispositifs appelés ancrages (chevilles et dispositif de fixation).
Les « Programmes de Base de maintenance Préventive Ancrages » (PBMP) définissent les contrôles de maintenance à réaliser de manière préventive sur les ancrages de matériels identifiés comme étant importants pour la sûreté. Ces contrôles consistent à vérifier visuellement l’absence d’anomalies sur l’ancrage ou le dispositif de fixation. Les contrôles des « PBMP ancrages » du réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin et du réacteur 2 de la centrale nucléaire du Bugey sont terminés.
Toutes les anomalies relevées ont été traitées (nombre de chevilles, diamètre d’une cheville, implantation des chevilles, …).
Les contrôles des « PBMP Ancrages » se poursuivent sur les autres réacteurs du Parc. EDF considère que ces contrôles ne remettent pas en cause la fonctionnalité des équipements.
A ce stade, EDF considère toutefois que les différences identifiées par rapport au plan sur ces ancrages et la justification du fait que cette différence est acceptable, n’ont pas fait l’objet d’une traçabilité adéquate au moment de la réception des équipements lors de la construction.
Pour cette raison et à titre conservatif, EDF a déclaré le 21 septembre 2021, à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif pour la sureté à caractère générique pour les centrales nucléaires du Tricastin et du Bugey au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7.
Cet événement est mis à jour au premier trimestre de chaque année depuis 2022, afin d’intégrer les réacteurs ayant terminé les contrôles des « PBMP Ancrages » et cela jusqu’au solde de la réalisation de ces contrôles pour l’ensemble des réacteurs du parc nucléaire.
Ainsi, au premier trimestre 2024, en plus des centrales du Tricastin et du Bugey, les centrales de Gravelines, Dampierre, Blayais, Chinon, Cruas, Belleville et Civaux sont également concernées par cet évènement.
Au 31 décembre 2025, en plus des centrales du Tricastin, du Bugey, de Gravelines, Dampierre, Blayais, Chinon, Cruas, Belleville et Civaux, les centrales nucléaires de Saint-Laurent, Cattenom, Flamanville (hors Flamanville 3), Golfech, Nogent, Paluel, Penly, Saint-Alban et Chooz sont également concernées par cet événement.
Mise à jour du 11/04/2022 :
Au premier trimestre 2022, les contrôles d’ancrage ont été réalisés pour les réacteurs n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin et n°4 de la centrale nucléaire du Bugey. Toutes les anomalies relevées ont été traitées.
Mise à jour du 19/05/2023 :
Au premier trimestre 2023, les contrôles d’ancrage ont été réalisés pour les réacteurs n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin, n°5 de la centrale nucléaire du Bugey et n°1 des centrales de Gravelines et Dampierre. Toutes les anomalies relevées ont été traitées. Ces contrôles se poursuivent sur les autres réacteurs du parc.
Mise à jour du 13/05/2024 :
Au premier trimestre 2024, les contrôles d’ancrage ont été réalisés pour les réacteurs n°1, n°2 et n°4 de la centrale nucléaire du Blayais, n°2, n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Chinon, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Cruas, n°2 et n°3 de la centrale nucléaire de Dampierre, n°2, n°3 et n°6 de la centrale nucléaire de Gravelines, n°4 de la centrale nucléaire du Tricastin, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Belleville et n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Civaux. Toutes les anomalies relevées ont été traitées. Les contrôles et traitements associés se poursuivent sur les autres réacteurs du parc nucléaire.
Mise à jour du 27/01/2026 :
Au 31 décembre 2025, les contrôles d’ancrage ont été réalisés pour les réacteurs n°2 et 3 de la centrale nucléaire du Bugey, n°3 de la centrale nucléaire du Blayais, n°1 de la centrale nucléaire de Chinon, n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Cruas, n°4 de la centrale nucléaire de Dampierre, n°4 et n°5 de la centrale nucléaire de Gravelines, n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent, n°1, n°2, n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Cattenom, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Flamanville, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Golfech, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Nogent, n°1, n°2, n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Paluel, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Penly, n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Alban et n°1 et n°2 de la centrale nucléaire de Chooz. Toutes les anomalies relevées ont été traitées. Les contrôles et traitements associés sont terminés pour l’ensemble des réacteurs du parc nucléaire (le réacteur n°3 de Flamanville n’est pas concerné par cet événement).
Radioprotection :
- Aucun événement déclaré
Environnement :
- Aucun événement déclaré
Transport :
- Aucun événement déclaré