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Evénements déclarés par la centrale de Dampierre

Déclaré le 06/11/2025 : Depuis le début de l'année, et particulièrement lors de l'arrêt pour maintenance de l’unité de production n°4, de  plusieurs écarts aux parades FME* ont été constatés sur le site de Dampierre.

Parmi les faits marquants figurent la détection d'un corps migrant dans l’un des générateurs de vapeurs de l’unité de production n°4 ainsi que des chutes   de matériels dans les piscines des bâtiments combustible et réacteur. 

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.

* FME  : "Foreign Material Exclusion" (FME) ou "Exclusion de Matériaux Étrangers" en français. Ensemble de pratiques et de procédures qui permettent de s’assurer qu’aucun élément étranger ne s’introduisent dans les circuits de la centrale. 


Déclaré le 06/11/2025 :  Le 31 octobre 2025, une vérification interne a montré que les mesures de vibrations prévues sur une pompe n’avaient pas encore été réalisées.

Ces contrôles, qui permettent de s’assurer du bon fonctionnement de l’équipement, sont normalement effectués en même temps qu’une autre opération de maintenance. Ils devaient impérativement être faits avant le 1er novembre 2025.

Après examen de la situation et validation des experts techniques, la pompe a été mise en marche à vide le 31 octobre 2025 afin de permettre la réalisation des mesures. Les contrôles vibratoires ont ainsi été effectués dans les délais réglementaires et se sont révélés conformes.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.


Déclaré le 18/11/2025 :  Le 14 novembre 2025, le réacteur n°4 est en phase de redémarrage et maintenu en “arrêt à chaud”, une étape où l’installation reste chauffée mais sans production d’électricité.

À ce moment-là, une vérification est en cours afin de s’assurer que les sondes de température du circuit primaire fonctionnent correctement.

À 14h44, l’équipe de conduite est informée que trois modules de mesure — liés aux dispositifs de protection du réacteur — ne respectent pas les critères techniques attendus.

Cette situation peut correspondre à deux types d’événements techniques, chacun avec une conduite à tenir différente : 

  • Soit un événement plus contraignant nécessitant de commencer à abaisser l’état du réacteur sous une heure ;
  • Soit un événement moins contraignant laissant un délai de 24 heures.

Pour trancher entre ces deux hypothèses, deux analyses indépendantes sont immédiatement lancées par les spécialistes techniques. À 15h40, les deux analyses ne permettent pas encore de conclure. Par précaution, les équipes décident donc d’engager la procédure la plus stricte, c’estàdire de commencer à ramener le réacteur vers un état conforme aux spécifications techniques d’exploitation.

Vers 16h10, les analyses finalisées convergent : il ne s’agit finalement pas de l’événement le plus contraignant. La situation correspond en réalité à la seconde hypothèse, moins sévère.

À 16h19, la procédure de repli en cours est donc interrompue, avant que des seuils règlementaires ne soient franchis, et le réacteur est replacé dans son état initial d’arrêt à chaud.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.


Déclaré le 21/11/2025 :  Le 18 août 2025, l’unité de production n°1 de la centrale est arrêtée pour maintenance et le réacteur est entièrement déchargé de son combustible. Lors d’une intervention, un agent doit ouvrir un robinet situé dans une zone difficile d’accès en raison de la présence d’échafaudages.

Après la manœuvre, il pense avoir ouvert complètement ce robinet, et un contrôle technique confirme alors qu’il est bien en position ouverte. Sur cette base, une condamnation administrative est mise en place : c’est un dispositif qui garantit la sécurité en interdisant toute manipulation non autorisée sur cet équipement.

Le 11 novembre 2025, lors d’une nouvelle intervention sur l’unité de production n°1, un autre agent a des doutes sur la réelle position du même robinet. L’indicateur de position présent sur place ne permet pas de vérifier avec certitude qu’il est totalement ouvert.

La condamnation administrative est donc levée temporairement afin de pouvoir manipuler le robinet et s’assurer de son ouverture complète, comme l’exige la procédure.

Ce robinet joue un rôle important : son ouverture permet d’éviter un risque de surpression dans une autre partie du circuit. Même s’il n’était pas entièrement ouvert, il assurait tout de même la fonction de protection attendue.

À la suite de cette anomalie, il a été décidé de vérifier tous les équipements concernés par la même condamnation administrative sur les quatre unités de production du site, situés à l’extérieur du bâtiment réacteur.

Entre le 18 et le 20 novembre 2025, les équipes techniques réalisent ce contrôle complet.

Lors de ces vérifications, un autre robinet est trouvé en position fermée alors qu’il aurait dû être ouvert.

La condamnation administrative correspondante a été corrigée le 18 novembre dans l’après-midi pour remettre la situation en conformité. 

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.     


Déclaré le 26/11/2025 : le 24 novembre 2025, l’unité de production n°4 de la centrale est en cours de redémarrage après son arrêt programmé. Elle fonctionne alors à environ 48 % de sa puissance.

Lors d’un essai périodique, une petite fuite de liquide de refroidissement est repérée sur un raccord d’un turbocompresseur. Cette fuite, très faible, correspond à environ une goutte toutes les trois secondes.
Malgré son faible débit, cette situation signifie que le moteur diesel concerné ne peut plus garantir pleinement sa fonction de secours en cas de besoin. 

Or, un autre équipement important, le groupe d’alimentation de secours (GUS), était déjà indisponible pour une intervention programmée. La combinaison des deux indisponibilités simultanées impose, selon les règles de sûreté, de déclarer un événement spécifique qui va être déclaré le 24 novembre à 20h38. La conduite à suivre dans ce cas oblige à amorcer la baisse de puissance du réacteur pour le placer, dans un délai maximum de 24 heures, à l’arrêt. 

Comme la réparation de la fuite ne peut pas être réalisée dans les délais, la baisse de puissance débute le 25 novembre à 00h25. 
La mise à l’arrêt est effective le 25 novembre à 16h21, ce qui permet de respecter les spécifications techniques d’exploitation. 
Dans cet état, seules trois sources électriques sont nécessaires parmi la source externe principale, la source externe auxiliaire et les deux sources internes, ce qui permet l’indisponibilité du moteur diesel.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.


Déclaré le 04/12/2025 :  Le 2 juillet 2025, l’unité de production n°4 de la centrale est en fonctionnement. Ce matinlà, une opération de maintenance est en cours sur une partie du système de refroidissement.

À 9h19, une étape technique préalable au nettoyage est terminée et l’échangeur concerné est remis en configuration normale par un agent sur le terrain.

Avant de pouvoir commencer le nettoyage du second échangeur, une vérification intermédiaire est obligatoire :

  • Les opérateurs en salle de commande doivent confirmer que les débits et pressions sont corrects,
  • Et l’agent sur le terrain doit vérifier l’absence de fuite.

Cette étape de requalification n’est pas encore réalisée, mais une confusion survient dans les échanges entre la salle de commande et l’agent de terrain.

Lorsque le responsable sécurité exploitation demande si la validation a bien été faite, l’agent pense à tort que c’est le cas et lui répond positivement.

Le DSE, croyant que tout est conforme, autorise alors la suite des opérations : le début du nettoyage du second échangeur à 9h52.

Vers 10h30, les opérateurs, qui attendaient toujours l’autorisation pour effectuer la requalification intermédiaire, signalent au DSE que l’échangeur semble déjà avoir été basculé vers l’étape suivante.

L’équipe de quart réalise alors qu’il y a eu un malentendu :

  • Le premier échangeur a bien été nettoyé,
  • Mais il n’a pas été requalifié,
  • Et le second a déjà été isolé pour nettoyage.

Le chef d’exploitation est prévenu. Après analyse, il considère que le système de refroidissement est indisponible depuis 9h52, ce qui impose de déclarer un événement de sûreté.

À 11h20, il est décidé d’interrompre rapidement le nettoyage en cours pour rétablir le plus vite possible la disponibilité du système.

L’intervention sur le second échangeur est terminée à 12h06, puis toutes les opérations nécessaires (remise en configuration, réalignement hydraulique, et requalification) sont finalisées à 12h25.

Cet évènement a été analysé une seconde fois le 03/12/2025 et a conduit la centrale de Dampierre à déclarer un écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.


Déclaré le 05/12/2025 : En 2016, un courrier rappelle aux centrales nucléaires quelles vérifications doivent être faites sur certains équipements de sécurité appelés « tandems SEBIM ». Ces contrôles doivent notamment être réalisés par un organisme spécialisé (l’OH).

En 2019, lors d’une intervention sur un de ces tandems, les contrôles internes et externes prévus n’ont pas été réalisés par l’OH, alors que c’était obligatoire selon le courrier. L’OH n’était présent que pour d’autres essais (réglages et manœuvres) faits au redémarrage.

En 2025, en préparant une nouvelle requalification d’un équipement lié à ce tandem, l’équipe constate que le procès-verbal des contrôles manquants en 2019 n’existe pas.
La requalification est donc reportée pour rester conforme à la réglementation, et il est décidé de refaire complètement la visite du tandem durant l’arrêt suivant.

Lors de cette nouvelle visite, l’OH effectue bien les contrôles internes et externes. En revanche, il n’a pas été convoqué pour assister à un essai de fonctionnement, alors que le courrier de 2016 l’exige.
Tous les autres contrôles prévus sont faits correctement.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.