Contournement des voies normales de rejet

Suite à une consommation inhabituelle d’eau constatée au premier trimestre 2026, une recherche d’étanchéité des robinets a été entreprise. En mars, une augmentation plus marquée est observée ; des tests complémentaires sont alors effectués et l’inétanchéité d’un réfrigérant secondaire non radioactif de l’unité de production n°4 de la centrale de Dampierre‑en‑Burly est détectée le 10 avril 2026.

Le matériel concerné a été immédiatement isolé et la fuite stoppée. 

Cet événement a entraîné l’écoulement d’eau conditionnée au phosphate, produit utilisé dans le milieu industriel pour limiter la corrosion dans les circuits ainsi que dans la vie quotidienne (électroménager) vers les eaux pluviales du site.

L’étude d’impact de la centrale nucléaire de Dampierre définit précisément les effets sanitaires et environnementaux associés aux produits nécessaires à l’exploitation en toute sûreté des unités de production. Elle établit que les rejets en phosphate demeurent très largement en dessous des seuils susceptibles d’entraîner un impact sanitaire ou environnemental. De plus, aucune limite réglementaire fixée par la Décision ASNR n°2022‑DC‑0732 n’a été dépassée. Sur le premier trimestre, nous avons rejeté environ 70 kg de phosphates hors voies normales et 53 kg en voies normales pour une limite règlementaire quotidienne fixée à 175 kg.

Conformément aux procédures, la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) le 14 avril 2026 un événement significatif pour l’environnement en raison du contournement des voies normales de rejet.