À la centrale nucléaire de Cattenom, produire de l’électricité ne se résume pas à une performance technique : c’est avant tout une mission de service public, au cœur des enjeux de souveraineté énergétique de la France.
À travers cette vidéo, découvrez le portrait de Benoît, ingénieur source froide, et son engagement au quotidien.

 

Une vocation au service de l’intérêt général

Enfant, Benoît observait les grandes installations industrielles avec curiosité, imaginant les tours aéroréfrigérantes comme des « fabriques à nuages ». Aujourd’hui, cette fascination s’est transformée en vocation : contribuer à produire une énergie essentielle pour tous.
Car derrière chaque kilowattheure produit, il y a un enjeu collectif : alimenter les foyers, les hôpitaux, les écoles, les entreprises etc..

 

Contribuer à la souveraineté énergétique

À travers son métier, Benoît participe directement à un défi majeur : garantir à la France une électricité disponible, pilotable et bas carbone.
Dans un contexte où l’indépendance énergétique est plus que jamais stratégique, les centrales nucléaires jouent un rôle clé pour :

  • assurer une production d’électricitĂ© stable, quelles que soient les conditions climatiques
  • limiter la dĂ©pendance aux importations d’énergie
  • contribuer Ă  une Ă©lectricitĂ© majoritairement dĂ©carbonĂ©e


« Ce qui me motive, c’est de me dire qu’on participe à quelque chose qui dépasse notre quotidien. »

 

Un métier d’exigence au cœur des installations

Au quotidien, Benoît exerce un métier qui allie expertise technique et sens des responsabilités. En tant qu’ingénieur, il :

  • veille au bon fonctionnement des Ă©quipements
  • analyse les donnĂ©es et anticipe les Ă©volutions
  • contribue Ă  la sĂ»retĂ© des installations
  • travaille en lien avec de nombreux mĂ©tiers


Chaque action s’inscrit dans une exigence permanente : produire en toute sûreté une électricité indispensable à la vie quotidienne.

 

Donner du sens à son métier

À travers ce portrait, c’est aussi une certaine idée du travail qui se dessine : un métier technique, exigeant, mais profondément porteur de sens.
S’engager dans le nucléaire aujourd’hui, c’est :

  • participer Ă  un secteur stratĂ©gique pour le pays
  • contribuer Ă  la transition Ă©nergĂ©tique
  • exercer un mĂ©tier utile Ă  tous

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"C’est l’endroit qui me fascine depuis tout petit."

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Tu aimais construire quoi quand tu Ă©tais petit ? AussitĂ´t que je m'en souvienne, j'avais plein de jeux de construction. J'adorais assembler, construire, imaginer. Cette tour lĂ , elle fait 165 m. LĂ , on va au cĹ“ur du rĂ©acteur et j'ai le droit d'ĂŞtre lĂ  moi. C'est ici qu'on chauffe l'eau et que cette eau chaude permet de crĂ©er de la vapeur pour faire tourner la turbine. Je suis ingĂ©nieur Ă  la centrale nuclĂ©aire de Cattenom. J'ai la chance d'avoir cette passion et d'en vivre parce qu'en fait le terrain de jeu en centrale, il est immense pour ça. Ici, il y a un Ă©cho exceptionnel. Salut. Hello. Alors, ici on est au milieu de ma maison. C'est ma pièce Ă  vivre. LĂ , on est Ă  Argancy. J'ai un petit chat, il a que 4 mois. Je te prĂ©sente Osi Il est en train de coloniser mon salon. Il y a des jouets partout. Argancy, c'est juste entre Metz et Thionville, pas très loin de la centrale nuclĂ©aire de Cattenom quand mĂŞme, mais aussi assez proche de de Metz. Cette centrale nuclĂ©aire, elle commençait dĂ©jĂ  Ă  produire 12 ans avant que je naisse et aujourd'hui, j'ai la chance d'y travailler. Ça m'a toujours fascinĂ©. Je me suis toujours demandĂ© ce que c'Ă©tait. Je l'ai vu tout petit. Ça fait partie des lieux un peu emblĂ©matiques de la rĂ©gion. J'ai quelques photos qui sont lĂ  et j'ai quelques photos plus vieille. Celle-lĂ  est pas mal. Il y a mon papa Ă  peu près Ă  mon âge avec le casque bien blanc. Mon papa travaillait dans l'industrie. Il a fait chez moi rapidement cette passion. J'ai toujours aimĂ© bricoler Ă  la plage  des châteaux de sable. Le château Ă©tait presque anecdotique. Ce que j'aimais faire, c'Ă©tait la digue qui rĂ©siste Ă  la montĂ©e de la mer. J'ai pas encore rĂ©ussi Ă©videmment. Oh oui, c'est fatiguant une journĂ©e comme ça, une journĂ©e de char. VoilĂ , aujourd'hui, je suis ingĂ©nieur Ă  la centrale nuclĂ©aire de Cattenom et je m'occupe de tout ce qui est fiabilitĂ© et fonctionnement. Donc c'est s'assurer que toutes les grosses machines nĂ©cessaires au fonctionnement de la centrale vont bien fonctionner et qu'on va produire dans les bonnes condition l'Ă©lectricitĂ© dont on a besoin. Je suis hyper content de t'emmener demain visiter la centrale de Cattenom. Tous les gens qui voient ça de près, qui comprennent ce qu'on y fait, comment on travaille, en ressortent impressionnĂ©. Je pense que tu vas vivre un grand moment. Regarde lĂ -bas, on devine les quatre grandes tours aĂ©rorĂ©frigĂ©rantes de la centrale nuclĂ©aire de Cattenom. C'est pas du tout de la fumĂ©e, c'est que de la vapeur d'eau finalement. Ça c'est un peu notre fabrique Ă  nuage Ă  nous. En voyant panache, tu sais qu'on est en train de produire l'Ă©lectricitĂ© du pays. Donc ça c'est aussi ce qui donne du sens Ă  tout ce que je fais au quotidien. Ça ça fait quoi toi la première fois que tu es venu ? C'Ă©tait le 2 octobre 2021. Ça y est, j'Ă©tais ingĂ©nieur et je me suis dit c'est ici que je vais travailler. C'est un rĂŞve qui devient rĂ©alitĂ©. On est oĂą lĂ  ? Pas du tout. LĂ , on est dans la salle des machines du rĂ©acteur numĂ©ro 3. C'est ici qu'on produit l'Ă©lectricitĂ©. Cette turbine, elle tourne Ă  1500 tours. C'est très bruyant. Je vais t'emmener ailleurs. Alors, petit fun fact, toutes les turbines, elles portent un nom. Cette turbine lĂ , elle s'appelle Georgette. Georgette, c'est le nom d'une assistante de direction au moment oĂą on a dĂ©marrĂ© cette turbine lĂ . Je peux clap ? Ouais, tu peux clape. Ça va ? Tu es Ă  l'aise ? Ouais, très. LĂ , on est dans le simulateur de la salle de commande. C'est une salle d'entraĂ®nement et de prĂ©paration. Et c'est ici que j'espère apprendre Ă  piloter un rĂ©acteur. LĂ , on est dans la vraie. Alors surtout pas de contact avec la colonne et j'ai le droit d'ĂŞtre lĂ . C'est exceptionnel. On a aujourd'hui ouvert les portes de la salle de commande. On est en train de piloter le vecteur en direct. C'est le cerveau de la centrale. C'est ici qu'on coordonne toute la centrale de la partie rĂ©acteur Ă  la partie turbine jusqu'Ă  la tour aĂ©rorĂ©frigĂ©rante. C'est pour ça que qu' a un niveau très important de sĂ©rĂ©nitĂ©. C'est un endroit oĂą on doit ĂŞtre en maĂ®trise Ă  tout instant. Tu te rends compte qu'ici il y a quelqu'un en continu depuis 40 ans. Les Ă©quipes restent en salle de commande, font des relèves, se transmettent les informations et se succèdent. Ici, on pilote 24h/ 24, 7 jours sur 7. LĂ , tu vois la puissance du rĂ©acteur en direct. On va devoir repartir. Ouais. Il y a un chiffre que j'aime beaucoup, c'est dire que la centrale rĂ©pond Ă  75 % des besoins Ă©lectriques de la rĂ©gion Grand Est. 75 %, je trouve que c'est Ă©norme avant d'ĂŞtre agent EDF. J'ai toujours Ă©tĂ© un citoyen français et un utilisateur de cette Ă©lectricitĂ©. Et donc c'est mon Ă©lectricitĂ© mais c'est aussi ton Ă©lectricitĂ©. C'est Ă©lectricitĂ© de tout le monde et me dire que je contribue Ă  ça c'est une vraie fiertĂ©. C'est le rĂ©al. Allez go, c'est parti pour la zone contrĂ´lĂ©e. LĂ , on va au cĹ“ur du rĂ©acteur. LĂ , on va passer d'une zone propre Ă  une zone dite contaminĂ©e. Elle est pas rĂ©ellement contaminĂ©e, mais on se protège dans tous les cas de la contamination qu'il pourrait y avoir. Donc, on va mettre toute une surtenue. Ce petit boĂ®tier lĂ , c'est un dosy et il mesure en direct la quantitĂ© de rayonnement. L'unitĂ©, c'est le mSv. LĂ , je suis Ă  zĂ©ro. LĂ , on est ici au milieu du bâtiment rĂ©acteur de la tranche 4. Ce rĂ©acteur est Ă  l'arrĂŞt pour la maintenance. On va recharger le nouveau combustible nuclĂ©aire dans quelques temps. Personne ne vient ici lorsqu'on est en fonctionnement. Il y en a pas besoin. On peut tout piloter, mesurer et contrĂ´ler depuis la salle de commande qu'on a vu tout Ă  l'heure. LĂ , on va tout en haut du bâtiment rĂ©acteur. C'est le point le plus haut auquel on pourra accĂ©der. C'est ici qu'on chauffe l'eau et que cette eau chaude permet de crĂ©er de la vapeur pour faire tourner la turbine. Un bâtiment rĂ©acteur comme celui-lĂ  permet de produire assez d'Ă©lectricitĂ© pour 700 Ă  800000 foyers. Pas mal. Ouais, c'est français. Je trouve qu'en France, on a souvent un regard très critique sur nous-mĂŞmes, mais quand on regarde derrière nous, on ne cesse de bâtir des belles choses. Cette technologie du nuclĂ©aire, elle est maĂ®trisĂ©e par la France. Le nuclĂ©aire nous permet de ne pas ĂŞtre dĂ©pendant de pays exportateurs de pĂ©trole, de gaz, de charbon, de matières qui sont Ă  la base d'autres moyens de production d'Ă©lectricitĂ©. 3 2 1 non contaminĂ©. Non, j'ai jamais eu autre chose. C'est largement mon endroit prĂ©fĂ©rĂ©. C'est l'endroit qui me fascine depuis tout petit, qu'on voit de très loin. Souvent quand on pense Ă  une centrale nuclĂ©aire, on pense Ă  un aĂ©ro. Tu vas voir l'intĂ©rieur, il est tellement unique, je peux pas te le dĂ©crire maintenant, faut que je te le montre. Ici, il y a un Ă©cho exceptionnel. Oh ! Et c'est l'illustration exacte de ma passion. Je pense qu'il y a pas de meilleure place pour m'Ă©panouir compte tenu de tout ce que j'aime. LĂ  aujourd'hui, j'ai 28 ans. Presque 28 ans. HonnĂŞtement, quand j'Ă©tais Ă  l'Ă©cole et en en sortant, je pensais pas pouvoir avoir une Ă©volution comme celle que j'ai aujourd'hui. J'ai deux passages qui me font rĂŞver dans ma carrière. J'ai envie d'ĂŞtre ici aux commande d'un rĂ©acteur et puis je pense qu'il faut pas s'interdire de rĂŞver. Je rĂŞve d'un jour directeur d'une centrale. J'aime le monde que j'ai dĂ©couvert et je suis fière de le transformer vers un monde qui me plaĂ®t encore plus et je pense que je suis un bâtisseur.