On vous explique en vidéo

En France, la poursuite du fonctionnement des centrales nucléaires est réexaminée tous les 10 ans. L’autorisation de poursuite est accordée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) au regard de la conformité des matériels et équipements et des travaux réalisés par la centrale pour répondre aux nouvelles normes de sûreté en vigueur. Cette étape s’appelle le réexamen de sûreté.

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En 2026, la centrale nucléaire de Saint-Laurent sollicitera l'avis du grand public sur ses réacteurs 1 et 2.

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Leurs améliorations, qui visent à rapprocher le niveau de sûreté des installations nucléaires de celui des réacteurs de 3e génération type EPR, permettront d'exploiter les réacteurs pour produire une électricité bas carbone au-delà de 40 ans, tout en continuant d'assurer la protection des populations et de l'environnement. Les objectifs de cette réévaluation du niveau de la sûreté se synthétisent de la manière suivante, un dispositif concernant les accidents sans fusion du cœur.

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2 dispositif concernant les accidents avec fusion du cœur, 3 dispositif concernant les agressions internes et externes, 4 dispositif concernant le refroidissement de la piscine combustible. Une partie de ces améliorations de la sûreté a été finalisée entre 2023 et 2025 sur les réacteurs numéros 1 et 2, lors de leur 4e visite décennale.

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Elles aboutissent également à la création du dispositif appelé noyau dur, garantissant une alimentation électrique et un refroidissement des installations des réacteurs en cas d'accident climatique extrême. Ce noyau dur se traduit pour chaque réacteur par l'installation des principaux équipements suivants : le diesel d'ultime secours DUS, le dispositif ultime de refroidissement de l'enceinte réacteur EAS-U,

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le Récupérateur de Corium placé sous la cuve du réacteur, le système semi mobile de refroidissement de la piscine d'entreposage du combustible PTR bis, la source d'eau diversifiée supplémentaire, SEG en complément. Une 2nde phase d'amélioration phase B est en cours de mise en œuvre sur ces réacteurs.

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Elle se concrétisera par l'installation de nouveaux équipements dont les principaux sont les suivants : une alimentation ultime de secours, des générateurs de vapeur, une pompe supplémentaire pour injecter de l'eau dans le circuit primaire, une unité mobile de traitement des eaux contaminées du bâtiment réacteur, des protections passives anti tornade de certains équipements importants.

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D'autres dispositifs complémentaires concourent également à la réussite du 4e réexamen périodique du site. C'est le cas de la construction d'un nouveau centre de crise locale, CCL, destiné à accueillir les équipes mobilisées dans le cadre d'une éventuelle gestion de crise, dont la mise en service est prévue en 2027. 6 documents techniques officiels pourront être consultés en ligne lors du lancement des enquêtes publiques.

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Les avis déposés par les citoyens sur le 4e réexamen périodique des réacteurs numéros 1 et 2 contribueront à obtenir de l'ASNR, autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, les conditions pour la poursuite de l'exploitation de l'installation au-delà de 40 ans de fonctionnement.