Mardi 25 août 2026, l’unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent a été arrêtée de façon manuelle, en toute sûreté et conformément aux procédures, en raison d’un dysfonctionnement sur un tableau électrique nécessaire à la protection du réacteur.
La configuration du réacteur alors en vigueur est en cours de repli. La coupure du tableau électrique déclenche un signal d'injection de sécurité, générant une augmentation de la pression dans le circuit. En cas de dépassement du seuil de réglage de la pression, il est prévu l’ouverture d’une soupape pour évacuer le fluide et préserver l’intégrité des matériels. Dans le cas présent, la soupape est restée bloquée en position fermée. Par conséquent, sa fonction de régulateur de pression n’a pas pu être assurée. Des contraintes mécaniques se sont alors exercées sur les groupes motopompes primaires, entraînant la dégradation des joints.
Une analyse approfondie sur la nature du blocage de la soupape est actuellement en cours. Les premières investigations conduisent à un serrage trop important de la vis de blocage de la soupape, n’accordant plus au matériel la manœuvrabilité nécessaire en cas de sollicitation. Les équipes se sont mobilisées pour réaliser les opérations de remise en conformité de la vis de blocage et la manœuvrabilité de la soupape est désormais conforme.
Cet événement n’a pas eu d’impact réel sur la sûreté des installations. Toutefois, en raison d’une anomalie sur un matériel participant aux fonctions de sûreté, la centrale de Saint-Laurent a déclaré le 30 septembre 2026 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) un événement significatif de sûreté de niveau 1 sur l’échelle INES, qui en compte 7.