À la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, Rémi coordonne les interventions pendant la quatrième visite décennale. Un métier de terrain où organisation, anticipation et travail d'équipe sont essentiels pour garantir le bon déroulement des opérations en toute sûreté et sécurité.
« Notre meilleur outil, c'est l'anticipation. »
Tous les dix ans, chaque réacteur nucléaire fait l'objet d'une visite décennale. Cet arrêt programmé permet de contrôler les installations, de réaliser des opérations de maintenance d'envergure et de préparer l'exploitation du réacteur pour les dix années à venir. À la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, plusieurs centaines de professionnels interviennent simultanément pendant cette période. Pour que toutes ces activités s'enchaînent dans les meilleures conditions, un des métiers indispensables est celui de coordinateur bâtiment réacteur. C'est la mission de Rémi, véritable relais entre le terrain et les équipes. Il veille à ce que chaque intervention puisse démarrer au bon moment, dans les bonnes conditions et en toute sûreté et sécurité.
« Notre rôle est de fluidifier les choses. On anticipe les besoins, on accompagne les métiers, on résout les difficultés lorsqu'elles apparaissent et on veille à ce que les chantiers puissent démarrer dans les meilleures conditions. »
Un métier où chaque journée est différente
Après un bac scientifique, un DUT Hygiène Sécurité Environnement et une licence professionnelle en gestion des déchets, Rémi rejoint EDF en 2014 comme responsable de zone en radioprotection. En 2023, il devient coordinateur bâtiment réacteur et intervient aujourd'hui en tant que salarié itinérant que l’Unité Technique Opérationnelle (UTO) du groupe EDF met à disposition sur différents sites nucléaires, dont la centrale de Cruas-Meysse. Son quotidien est rythmé par les échanges avec de nombreux professionnels.
« Ce qui me plaît le plus, c'est la diversité. On découvre des activités très différentes et on travaille avec beaucoup de métiers. Même après plusieurs années, il y a toujours quelque chose à apprendre. Et surtout, il y a beaucoup d'humain. Notre rôle, c'est aussi d'apporter de la sérénité aux équipes. »
Chaque journée débute par un point complet sur l'état des installations et l'avancement des interventions. Rémi échange ensuite avec les équipes présentes sur le terrain pour préparer les activités à venir et s'assurer que toutes les conditions sont réunies. Sur un chantier de cette ampleur, un imprévu peut parfois faire irruption et le coordinateur bâtiment réacteur doit alors trouver les meilleures solutions tout en gardant une vision d'ensemble.
« Il faut être capable de réagir rapidement tout en gardant une vision globale. L'objectif est que chaque décision permette de maintenir le bon déroulement de l'arrêt. »
Un acteur essentiel de la sûreté
Au-delà de la coordination, Rémi joue un rôle important dans la sûreté des installations. Il veille notamment à ce que les interventions les plus sensibles se déroulent dans le strict respect des procédures et des exigences de sécurité. Cette vigilance permanente est particulièrement importante lors des grandes étapes de la visite décennale.
Derrière chaque opération se trouvent des femmes et des hommes qui travaillent ensemble pour garantir la sûreté des installations et préparer l'avenir du parc nucléaire français. Le métier de coordinateur bâtiment réacteur illustre cette diversité de parcours et de compétences. Organisation, réactivité, sens du collectif, capacité d'analyse et goût du terrain sont autant de qualités qui permettent d'exercer cette fonction au cœur des grands projets industriels.
À la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, ces métiers techniques et humains offrent de nombreuses perspectives d'évolution et contribuent chaque jour à relever les défis de la production d'électricité bas carbone.