Maintien en production des unités de production n°4 et n°5 dans le contexte des Conditions Climatiques Exceptionnelles (CCE)
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a requis le fonctionnement des unités de production n°4 et n°5 de la Centrale nucléaire du Bugey dans le contexte des Conditions Climatiques Exceptionnelles afin de contribuer à la sûreté du réseau électrique national. Les unités sont donc maintenues en production avec une adaptation de leur niveau de puissance. Cette disposition est prévue par la réglementation (arrêté de rejets s'appliquant à la Centrale nucléaire du Bugey) en cas d'augmentation de la température du Rhône.
Cela fixe la température moyenne maximale à l'aval de la centrale à 27°C et l'échauffement généré par les unités n°4 et n°5 en production à 1°C.
Afin de confirmer l'absence d'impacts sur la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques, un programme de surveillance environnemental complémentaire renforcé est mis en œuvre. Il repose sur un suivi de la thermie du Rhône et des paramètres physico-chimiques.
L'unité de production n°3 avait été mise à l'arrêt le 25 juin 2026.
L'unité de production n°2 est en arrêt pour maintenance programmée.
Texte publié le 25 juin pour l'unité de production n°3 : Adaptation de la production de l'unité n°3 en raison des conditions climatiques
Les conditions climatiques de ces derniers jours ont entrainé une montée importante de la température du Rhône qui devrait atteindre 26°C, ce jeudi 25 juin 2026.
Pour respecter la réglementation (arrêté du 15 juillet 2014 modifié en 2022), en anticipation l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire EDF du Bugey a été mise à l’arrêt le jeudi 25 juin 2026, à 10h15.
L’unité de production n°2 est en arrêt programmé pour maintenance et les unités de production n° 4 et 5 sont connectées au réseau électrique national.
Des prélèvements et rejets strictement encadrés
La centrale nucléaire EDF du Bugey prélève de l’eau dans le Rhône pour son fonctionnement. Cette eau est ensuite restituée en grande partie au fleuve à une température légèrement plus élevée, qui dépend du niveau de puissance des installations.
Dans le cadre de l’application de l’arrêté du 15 juillet 2014 modifié en 2022, la centrale peut être amenée, selon les besoins du gestionnaire du réseau électrique national (RTE), à moduler la puissance de ses unités de production ou les mettre à l’arrêt temporairement lorsque la température moyenne journalière du Rhône en aval de la centrale dépasse 26°C.