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Chaque mois, dans le cadre de la transparence, la centrale nucléaire de Gravelines publie les évènements significatifs déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Ci-dessous, les évènements déclarés en décembre 2025 et janvier 2026.

Évènements de sûreté de niveau 0

  • Le 25 novembre 2025, dans le cadre de la préparation d’une consignation sur la ligne Warande 1, les travaux de remplacement d’un sectionneur sont engagés. Après la réalisation des opérations prévues, les essais de manœuvre et de remontée d’alarmes sont effectués le 5 décembre 2025.
    Au cours de ces essais, une alarme apparaît en salle de commande. Les équipes de quart contactent les intervenants et envoient un technicien sur place pour diagnostic. Celui‑ci constate le déclenchement de protections électriques sur l’armoire concernée. Les protections sont réarmées peu après, permettant le retour à un fonctionnement normal.
    Cet événement n’a entraîné aucune conséquence sur la sûreté des installations, mais constitue un écart à nos règles d’exploitation. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 19 décembre 2025, au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.

 

  • Le 28 octobre 2025, l’unité de production n°1 est en phase de redémarrage dans le cadre de sa visite partielle. En fin de matinée, un intervenant engage les opérations permettant de remettre en service le circuit de refroidissement du réacteur.
    À 10h53, lors de l’activation de la première pompe, la pression du circuit primaire diminue brièvement avant de revenir à sa valeur nominale sous l’effet de la régulation.
    À 11h43, l’activation de la seconde pompe entraîne une nouvelle baisse de pression, cette fois plus rapide, jusqu’à passer sous 24 bars absolus, seuil minimal attendu dans ce domaine d’exploitation. Cette situation constitue un non‑respect de la prescription permanente imposant l’arrêt des pompes lorsque la pression du circuit primaire devient inférieure à ce seuil.
    L’intervenant ordonne immédiatement l’arrêt de la pompe, permettant au circuit de retrouver progressivement une pression conforme.
    À 19h17, après des contrôles confirmant l’absence de dégradation matérielle et l’identification de l’origine de la baisse de pression, la pompe primaire est de nouveau remise en service.
    Bien que cet écart n'ait pas eu de conséquence sur la sûreté de l’installation, sur l’environnement ou sur la santé du personnel, il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 22 décembre 2025, au niveau 0 de l’échelle INES.

 

  • Le 19 décembre, l'unité N°5 est en production. A 8h30, un agent du service Automatismes constate la non-réalisation d'un essai périodique sur la climatisation du local électrique d'un des 2 groupes électrogènes de secours de l'unité. Selon les règles d'exploitation, il aurait du être soldé avant le 15 décembre. Lancé à 10h40, l'essai est déclaré satisfaisant à 13h30. Cet écart, s'il n'a pas eu de conséquence sur la sureté des installations, a été déclaré le 23 décembre 2025 à l'Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection, au niveau 0, soit en dessous du seuil de l'échelle INES.

 

  • En juin 2025, nos services centraux proposent une nouvelle note technique (de reconception) pour répondre aux difficultés rencontrées par certains sites du palier 900 MW à rendre étanches certains assemblages boulonnés de tuyauteries concourant au conditionnement d’eau du système d’injection de sûreté.  Le nouveau montage prévoit, une boulonnerie inox, un couple de serrage et joint spécifiques. L’ancien montage comprenant une boulonnerie en acier, un couple de serrage et joint différents du nouveau reste également autorisé.
    En juillet 2025, une fuite est détectée sur une tuyauterie de l’unité de production n°1. Lors de l’arrêt programmé d’août, l’assemblage est remis en état, mais avec un montage combinant des éléments des deux référentiels, dont un couple de serrage non conforme à la configuration retenue.
    En novembre 2025, une fuite similaire apparaît sur une tuyauterie de l’unité de production n°2. L’intervenant applique la nouvelle note de reconception, mais sans utiliser la boulonnerie requise.
    Une analyse technique met ensuite en évidence que les deux assemblages présentent des montages « hybrides », ne respectant pas strictement les exigences des notes applicables. Les équipes rencontrant des difficultés d’approvisionnement des pièces de rechanges conformes au nouveau référentiel, une justification technique permettant de trouver la boulonnerie de substitution pour la remise en état est engagée avec nos services centraux.
    Le 17 décembre 2025, l’assemblage de l’unité de production n°1 est remise en état. Celui de l’unité n°2 a été traité en janvier dès que les conditions d’exploitation le permettaient. Cet écart, lié à des montages non strictement conformes, n’a eu aucune conséquence sur la sûreté, l’environnement ou la santé du personnel. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 24 décembre 2025, au niveau 0 de l’échelle INES.

 

  • Le 25 décembre 2025, l’unité de production n°6 est en fonctionnement. Un opérateur constate, en salle de commande, des appoints d’eau anormalement fréquents vers le réservoir d'un circuit de refroidissement. Le 4 janvier 2026, l’isolement d’un réfrigérant du circuit permet de constater l’arrêt de la baisse de niveau : l’équipement est alors caractérisé inétanche. Cet événement, lié à une inétanchéité non détectée d’un équipement du circuit de refroidissement, n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, mais constitue un écart aux règles d’exploitation. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 7 janvier 2026.

 

  • Le 26 décembre 2025, l'unité n°4 est en production. Une rénovation des clapets du système de ventilation est en cours depuis le 16 décembre dans le bâtiment combustible. A 18h52, lors du rebranchement des capteurs après changement des clapets, un défaut d’isolement électrique apparaît, déclenchant deux alarmes. Ces alarmes ont été traitées : le défaut a disparu en quelques minutes. Ce défaut constitue un écart à nos règles générales d'exploitation. Même s'il n'a pas eu de conséquence sur la sureté des installations, cet écart a été déclaré le 8 janvier 2026 à l'Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection, au niveau 0, soit en dessous du seuil de l'échelle INES.

 

  • Le 8 janvier 2026, l’unité de production n°1 est en fonctionnement normal. Conformément à la stratégie d’exploitation, les équipes engagent le repli du réacteur afin d’atteindre l’état Réacteur Complètement Déchargé, après la détection d’un corps migrant dans la partie secondaire d’un générateur de vapeur. La baisse de puissance est lancée puis le réacteur est découplé du réseau dans la soirée.
    Le 9 janvier 2026, au cours de la phase d’arrêt sur générateurs de vapeur, la concentration en bore du circuit primaire dépasse la valeur maximale attendue dans les 24 heures suivant la convergence du réacteur. Ce dépassement rend la situation redevable d’un événement de conduite.
    Au cours de la relève, le Chef d’Exploitation détecte le non-respect du critère et fait poser l’évènement requis. Les équipes préparent et mettent en œuvre les actions permettant de diluer le circuit primaire afin de retrouver une concentration conforme.
    En milieu de matinée, après la réalisation des appoints nécessaires, la concentration en bore se stabilise à une valeur inférieure au seuil autorisé, permettant la levée de l’événement.
    Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement ou la santé du personnel, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) le 13 janvier 2026 au niveau 0 de l’échelle INES.

 

  • Le 09 janvier 2026, l’unité de production est en fonctionnement. A 20h, une équipe du site intervient pour pomper et nettoyer le sol de la rétention d'un réservoir d'eau. Lors du nettoyage, un intervenant touche malencontreusement le levier d’une vanne sans s’en rendre compte, provoquant l’ouverture partielle de cette dernière. A 21h35, l’équipe intervenante déclare le chantier terminé. Le 10 janvier à 03H40, une alarme signale un niveau bas du réservoir d’eau. Une recherche de fuite est effectuée. A 04h28, un agent trouve la vanne partiellement ouverte et la referme aussitôt. Le niveau d’eau du réservoir se stabilise, un appoint d’eau est effectué et l’alarme est acquittée. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l’environnement, mais il a été déclaré le 14 janvier à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) au niveau 0 de l’échelle INES, soit en dessous du seuil de classement.

 

  • Le 14 janvier 2026, l’unité N°1 est à l’arrêt pour maintenance. Une intervention de remplacement d’un tandem de chaines neutroniques est en cours de préparation, quand, à 17h06, une des chaines est désinhibée pendant 3 secondes. Cette mauvaise analyse dans l’enchainement de l’activité entraine un ordre d’Arrêt Automatique Réacteur, sans effet puisque l’unité était déjà à l’arrêt, mais occasionne néanmoins l’activation des pompes du circuit de contrôle volumétrique et chimique du fluide primaire (RCV). Elles seront remises en configuration à 17h25. Cet écart à nos règles d’exploitation n’a pas eu de conséquence sur la sureté des installations. Il a été déclaré le 16 janvier 2026 à l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection au niveau 0, soit en dessous du seuil de l’échelle INES.