La rivière d’Ain naît au cœur du Jura, près de Nozeroy. Elle traverse le plateau de Champagnole, s’encaisse ensuite dans des gorges de 90 km de long, rencontre ses 2 principaux affluents la Bienne et l’Oignin, avant de se jeter dans le Rhône à 20 km de Lyon.
EDF exploite et maintient en toute sécurité six barrages et six centrales hydroélectriques sur cette rivière : Vouglans, Saut-Mortier, Coiselet, Moux-Charmines, Cize-Bolozon et Allement.
La saviez-vous ?
La production annuelle de cette chaîne d’aménagements équivaut à la consommation résidentielle de 300000 habitants, soit la consommation de Besançon et Bourg-en-Bresse réunis.
Barrage de Saut-Mortier
Barrage de Vouglans
Barrage de Coiselet
Barrage-usine de Moux-Charmines
Barrage de Cize-Bolozon
Barrage-usine d'Allement
Les aménagements hydroélectriques de la vallée de l'Ain
Barrage-usine de Vouglans, 3ème retenue de France
Mis en service en 1968, il a mobilisé au total près de 600 personnes pendant 7 ans d’études et 5 ans de travaux. Il s’agit d’un barrage de type voûte, d’une hauteur de 103 mètres et d’une largeur en crête de 427 mètres, qui aura nécessité près de 545 000 m3 de béton lors de sa construction.
Il dispose de 4 vannes permettant d’évacuer l’eau avec un débit de 1600m3/s et 2 vannes de demi-fond permettant d'évacuer l'eau avec un débit de 480m3/s. Il couvre une superficie de 1600 hectares.
Sa retenue constitue la 3ᵉ plus grande retenue artificielle de France métropolitaine, avec un volume de 600 millions de m³ (volume utile de 420 millions de m³).
L'usine hydroélectrique située au pied du barrage, est équipée de 3 turbines Francis et 1 groupe réversible turbine‑pompe, pour une puissance maximale de 285 MW. Elle produit l'équivalent de la consommation annuelle en électricité de deux villes réunies comme Oyonnax et Bourg en Bresse.
L’installation fait l’objet d’une surveillance permanente : plus de 1 000 capteurs mesurent en continu déplacements, débits et pressions, comparés aux données suivies depuis plus de 50 ans.
Grâce à la capacité de son réservoir et aux caractéristiques propres de l’énergie hydraulique – une source d’énergie rapidement mobilisable pour répondre aux brusques fluctuations de la demande en électricité – l’installation hydroélectrique de Vouglans joue un rôle majeur pour la sécurité du réseau d’électricité.
Découvrez ici l'histoire de la fresque de Vouglans !
Barrage-usine de Saut‑Mortier
Mis en service en 1966, le barrage-usine de Saut‑Mortier est équipé de 2 turbines Kaplan, pour une puissance maximale de 44 MW. La retenue offre un volume utile de 1,8 millions de m³.
Un chantier d'ampleur est en cours sur cet aménagement : retrouvez toutes les infos utiles ici !
Barrage-usine de Coiselet
Mis en service en 1971, le barrage-usine de Coiselet est équipé de 2 turbines Kaplan pour une puissance maximale de 42 MW. Sa retenue offre un volume utile de 4 million de m³.
Barrage-usine de Charmines
Le barrage-usine de Charmines, mis en service en 1950, est équipé de 2 turbines Francis pour une puissance maximale de 27 MW. Sa retenue représente un volume utile de 4,4 millions de m³.
Barrage-usine de Cize‑Bolozon
Mis en service en 1931, le barrage de Cize‑Bolozon dispose de 2 turbines Hélices et 1 turbine Kaplan pour une puissance maximale de 22 MW. Sa retenue atteint un volume utile de 3,3 millions de m³.
Barrage-usine d’Allement
Le barrage d’Allement, mis en service en 1960, est équipé de 2 turbines Kaplan et 1 groupe de restitution destiné à délivrer le débit réservé, le tout pour une puissance maximale de 32 MW. Le volume utile de la retenue est de 3 millions de m³.
EDF, partenaire des territoires pour une gestion partagée de l’eau
Au-delà de son rôle de producteur d’électricité, EDF accompagne les collectivités dans une gestion concertée de la ressource en eau, essentielle à de nombreux usages : tourisme, pêche, eau potable, loisirs…
Une gestion équilibrée de l’eau sur la vallée de l’Ain
Chaque été, EDF participe à une cellule d’alerte réunissant l’ensemble des acteurs du territoire (État, collectivités, fédérations de pêche, syndicats de rivière…).
Objectif : trouver un consensus de gestion de l’eau pour préserver les enjeux énergétiques, environnementaux et touristiques durant la période estivale.
Un engagement fort pour la biodiversité
EDF agit pour protéger et développer la biodiversité locale grâce à des partenariats dédiés à plusieurs espèces emblématiques du territoire : castors, couleuvres, chauves-souris, etc.
Une chaîne hydraulique au cœur des usages de l’eau
L’eau utilisée pour produire de l’électricité contribue également, sous l’égide des pouvoirs publics, à répondre aux besoins d’autres activités : irrigation, eau potable, pêche, sports d’eaux vives, tourisme et loisirs.
En parallèle, au-delà du maintien d’un débit minimum écologique, EDF a signé des conventions avec des associations de pêche pour protéger les milieux aquatiques, préserver les écosystèmes et améliorer la connaissance des populations piscicoles.