Défaut d’adhérence à une procédure lors d’opérations de lignage
Le 5 mars 2026, dans le cadre des opérations d'évacuation du combustible, les équipes d’exploitation de la centrale nucléaire de Civaux réalisent une opération de lignage destiné à remplir l'emballage qui contiendra ultérieurement du combustible usé.
Afin de réaliser ce lignage, les équipes suivent une procédure décrivant les robinets devant être fermé et ceux devant rester ouverts. Malgré les contrôles réalisés par les équipes, l’un des robinets devant rester en position « fermé » s’avère en position ouverte. Cette anomalie de positionnement entraine une légère baisse du niveau de la piscine du bâtiment combustible (-0,2m). Dans les minutes qui suivent, les équipes détectent cette baisse de niveau et procèdent immédiatement à la fermeture du robinet concerné.
Cet événement n’a pas eu d’impact sur la sûreté car le niveau d’eau de la piscine du bâtiment combustible est resté conforme aux spécifications techniques d’exploitation.
Ce défaut d’adhérence à la procédure a toutefois conduit la Direction de la centrale nucléaire de Civaux à déclarer le 9 mars 2026 à l’ASNR un évènement significatif de sûreté au niveau 0 (écart) de l’échelle INES, qui en compte 7.
Dépotage de réactifs sur l’installation avant son autorisation administrative d’exploitation
Sur ses installations, la centrale nucléaire de Civaux dispose d’une station de monochloramine permettant d’assurer le traitement biologique des micro-organismes pathogènes pouvant se développer ponctuellement au niveau de son circuit de refroidissement.
Dans le cadre de la mise en service de cette station de monochloramine, divers essais fonctionnels doivent être réalisés afin de vérifier le bon fonctionnement de l’installation.
Le 9 mars 2026, les équipes du site ont réalisé une opération de dépotage des réactifs sur la station de monochloramine.
Ce dépotage n’a pas eu d’impact sur la sûreté, il a cependant eu lieu un jour avant la délivrance de l’autorisation administrative de mise en service de l’installation par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). C’est pourquoi, la Direction de la centrale nucléaire de Civaux a déclaré le 20 mars 2026 à l’ASNR un évènement significatif de sûreté au niveau 0 (écart) de l’échelle INES, qui en compte 7.
Récurrence d’anomalies sur la déclaration d’indisponibilité de matériel
Sur une centrale nucléaire, dès lors qu’un évènement, fortuit ou non, rend non fonctionnel un organe (circuit, pompe, vanne, etc.), ce dernier doit être déclaré indisponible.
Le 17 mars 2026, lors du remplacement de pompes sur le groupe de diésel d’ultime secours (GUS), l’indisponibilité du GUS est bien indiquée pour l’unité de production n°1 mais pas pour l’unité de production n°2, alors qu’elle devrait l’être.
Le 18 mars, la même erreur est réalisée. Une intervention sur une des chaines de mesures de radioactivité la rendait indisponible. L’indisponibilité avait bien été indiquée pour l’unité de production n°1 mais pas pour l’unité de production n°2, alors qu’elle devrait l’être également.
Dans les deux cas, les durées de réparation ont été respectées.
Même si à aucun moment la sûreté de l’exploitation n’a été remise en cause, la répétitivité sur le traitement administratif inadapté de ces deux évènements, de manière rapprochée, a amené la direction de la centrale à déclarer le 23 mars 2026 à l’ASNR un évènement significatif de sûreté au niveau 0 (écart) de l’échelle INES, qui en compte 7.
Erreur humaine lors d'une intervention d’un essai sur une batterie
Le 19 mars 2026, les équipes de la centrale nucléaire de Civaux réalisent un essai sur une batterie située sur le circuit de détection incendie du bâtiment combustible et de locaux annexes.
Lors de cette opération, l’aspersion automatique du local se déclenche. Après analyse, les équipes du site ont détecté que ce déclenchement intempestif résulte d’une mauvaise manipulation dans le coffret électrique lors de la mesure de tension de la batterie.
Cet événement n’a pas eu d’impact sur la sûreté, l’aspersion n’ayant eu aucune conséquence vis-à-vis du fonctionnement des matériels présents dans le local.
La Direction de la centrale nucléaire de Civaux a toutefois déclaré le 25 mars 2026 à l’ASNR un évènement significatif de sûreté au niveau 0 (écart) de l’échelle INES, qui en compte 7.
Indisponibilité d’une pompe du circuit d’injection de sûreté de l’unité de production n°2
Le 19 mars 2026, un essai est réalisé sur une pompe du circuit d’injection de sûreté de l’unité de production n°2.
Après la fin de cet essai, les équipes constatent un écoulement d’huile au niveau d’une garniture mécanique, entrainant l’indisponibilité de ce matériel.
Les investigations menées par les équipes de la centrale nucléaire de Civaux ont permis d’identifier l’origine de cette défaillance.
Elle résulte de deux défauts concomitants : d’une part, l’inétanchéité d’une pièce mécanique (clapet). D’autre part, un montage de la garniture mécanique non conforme au plan.
Suite aux interventions réalisées entre le 21 et le 23 mars, la pompe a retrouvé sa pleine capacité de fonctionnement.
Cet événement n’a pas eu d’impact sur la sûreté car cette pompe n'a pas été sollicitée durant la durée de l'indisponibilité.
En raison de l’indisponibilité temporaire de cette pompe, la Direction de la centrale nucléaire de Civaux a toutefois déclaré le 26 mars 2026 à l’ASNR un évènement significatif de sûreté au niveau 0 (écart) de l’échelle INES, qui en compte 7.