Prévention des risques-1

Risque nucléaire, la prévention au cœur du dispositif

Pour EDF et les pouvoirs publics, la sûreté des centrales nucléaires est une priorité absolue, afin que leur exploitation n'ait aucune incidence sur l'Homme et l'environnement.

Des lignes de défense successives pour assurer la sûreté des installations

La sûreté nucléaire regroupe l'ensemble des dispositions mises en œuvre dès la conception d'une centrale, puis lors de sa construction, de son exploitation et jusqu'à sa déconstruction pour éviter la dispersion de produits radioactifs.

La prévention des risques s'appuie sur le concept de « lignes de défense en profondeur » de l'installation. Cette disposition consiste à prendre en compte de façon systématique les défaillances, techniques ou humaines, potentielles et à s'en prémunir par des lignes de défense successives (systèmes de sûreté, procédures, contrôles techniques et administratifs).

Le concept de lignes de défense en profondeur s'appuie sur trois axes distincts :

  • la prévention, qui doit permettre d'éviter les défaillances
  • la surveillance, dont l'objectif est d'anticiper la défaillance ou de la détecter immédiatement
  • les actions pour limiter les conséquences d'une défaillance

 

Ces principes dictent l'exploitation d'une centrale pouvant déboucher sur des interventions mécaniques ou humaines. En cas d'événement faisant sortir du cadre de fonctionnement « normal », des systèmes automatiques réagissent très rapidement afin de ramener le réacteur en fonctionnement normal. Parallèlement, les opérateurs disposent, en temps réel, des informations leur permettant d'agir sur l'installation si nécessaire. Ces actions, automatiques et manuelles, relèvent de la surveillance de la centrale.

Des mécanismes de sécurité ont par ailleurs été prévus lors de la conception des centrales pour parer aux erreurs humaines et incidents éventuels. Par exemple, les « grappes » utilisées par les opérateurs pour ajuster la production d’électricité chutent automatiquement en cas de situation anormale, arrêtant le réacteur en quelques secondes.

3 barrières de sûreté entre le combustible et l’environnement

Le principe de défense en profondeur a également conduit à mettre en place des barrières physiques successives pour limiter la dispersion des produits radioactifs dans l'environnement. Quand le réacteur est en fonctionnement, trois barrières étanches confinent les produits radioactifs contenus dans le cœur du réacteur :

  • la paroi des tubes (« crayons ») qui contiennent les pastilles d’uranium enrichi dans chaque assemblage combustible
  • l'enveloppe en acier qui constitue le circuit primaire de la centrale (les fluides qui y circulent sont radioactifs)
  • l'enceinte de confinement en béton qui abrite le circuit primaire.

 

Des exercices de crise sont également régulièrement menés auprès des équipes intervenant sur site. Chaque année, pour chaque centrale nucléaire, 7 à 8 exercices de simulation d’accidents sont organisés afin d’entraîner les équipes à répondre à toutes les situations. Les pilotes de réacteurs suivent en plus 6 semaines de stage d’entrainement par an.

Suite à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, EDF a proposé de compléter ce dispositif par :

  • le renforcement de la protection des installations face aux risques de séisme et d’inondation, avec l’ajout de systèmes alternatifs d’électricité et d’arrivée d’eau
  • la création d’une force d’action rapide du nucléaire (FARN) de 300 personnes, capable d’intervenir sur toutes les centrales françaises en moins de 24 heures

 

La FARN

Prévention, surveillance, barrières de sûreté, exercices de crises : grâce aux retours d’expérience internationaux, le Groupe multiplie les dispositions pour prévenir les risques et assurer au mieux la sécurité des centrales.

Thierry Verlhac, chef d’exploitation délégué

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