Observatoire international Climat et Opinions Publiques réalisé par Ipsos

Obs’COP 2019
OBSERVATOIRE INTERNATIONAL CLIMAT ET OPINIONS PUBLIQUES

Obs’COP 2019
OBSERVATOIRE INTERNATIONAL CLIMAT ET OPINIONS PUBLIQUES

Le baromètre de la perception du changement climatique dans 30 pays.

Réalisé par

30

Pays interrogés

24 017

répondants dans le monde

29

questions posées

Le climat comme priorité

Une forte préoccupation pour le changement climatique

Les problèmes environnementaux qui inquiètent les citoyens du monde sont multiples : l’accumulation des déchets (emballages, plastique…) apparait comme le plus préoccupant (52 % des répondants le placent au premier rang dans leur pays), devant la pollution de l’air (45 %) et le changement climatique proprement dit qui arrive en 3ème position au niveau global (40 %)… même si les événements climatiques extrêmes (inondations, sécheresses, cyclones…), sont fortement cités, surtout au Japon, en Australie et en Espagne.

54%

jugent la situation de l'environnement mauvaise dans leur pays

Perception du changement climatique

Si sa réalité ne fait plus débat, son origine divise toujours

Ce phénomène est aujourd’hui une réalité incontestée par quasiment tous les répondants dans le monde : 92 % sont convaincus que le changement climatique est une réalité et 62 % de manière certaine. La question reste plutôt de savoir quelle en est l'origine : 69 % pensent que le changement climatique est causé par l’homme mais près d'un quart de la population (23 %) l’attribue à un phénomène naturel ou inconnu, et ce en particulier dans des pays très émetteurs de CO2 comme l’Arabie Saoudite, l’Australie, les Etats-Unis ou la Chine, mais également en Norvège par exemple.

Crédit photo : EDF - Murat Guillaume
31%

restent sceptiques quant à l'origine humaine du changement climatique

Production de CO2 et énergies

Des confusions persistent sur le rôle des energies sur le climat

Les répondants placent bien les émissions de gaz à effet de serre comme principale cause du changement climatique et identifient correctement les pays les plus émetteurs. Toutefois, ils l’attribuent également à d'autres phénomènes, comme la pollution de l’air ou le trou dans la couche d'ozone. Les secteurs les plus émetteurs, selon eux, sont l’industrie, les transports et la déforestation, bien plus que la production d'électricité, pourtant fortement utilisatrice d'énergies fossiles. Les interviewés partout dans le monde identifient d'ailleurs clairement le charbon et le gaz comme producteurs de CO2. Le nucléaire, quant à lui, bien que décarboné, divise la population avec plus de 50 % estimant qu’il produit du CO2.

36%

jugent préoccupant le changement climatique à l’échelle de leur pays

Mobilisation des acteurs

Une mobilisation qui doit être portée par les gouvernements

Les citoyens expriment leurs attentes en priorité vis-à-vis des gouvernements : pour 70 % d’entre eux, il s’agit des premiers acteurs qui doivent agir, loin devant les citoyens et les entreprises. A ce jour, ce sont d’abord les scientifiques qui sont pourtant perçus comme agissant, devant les ONG et les citoyens… La mobilisation citoyenne toutefois est perçue comme stable dans les 12 derniers mois par 42 % de la population (et par 35 % en hausse). Ils sont en revanche moins de la moitié (48 %) à penser que leur gouvernement agit réellement aujourd’hui, et ce tout particulièrement en Europe.

Crédit photo : EDF - Colin Matthieu
70%

jugent que c'est au gouvernement d'agir contre le changement climatique

Agir au quotidien

Des actions quotidiennes encore modestes

Si près d’un tiers des répondants espèrent une solution provenant des innovations technologiques, la majorité pensent que la lutte contre le changement climatique passe d’abord par un changement des modes de vie. Les trois-quarts des citoyens déclarent l'avoir fait au cours des années passées.

Pourtant, les actions du quotidien menées systématiquement (ou presque) sont pratiquées par moins de 50 % au niveau mondial. En tête de ces actions, on trouve le tri des déchets (48 %, particulièrement en Europe), la consommation des fruits et légumes de saison (40 %) et la limitation du chauffage ou de la climatisation (33 %). En revanche, limiter le recours au transport individuel reste difficile pour la plupart et des mesures contraignantes dans ces domaines seraient très impopulaires.

18%

déclarent limiter systématiquement leurs déplacements en voiture